Compte rendu CE France 3 Sud-Ouest – 1er mars 2017

 

Présents pour la direction : Yannick LETRANCHANT (Directeur délégué de France 3 en charge du réseau régional), Olivier GODARD (DRH réseau France 3), Olivier MONTELS (Directeur des antennes et des programmes régionaux de France 3), Laurence MAYERFELD (directrice de la région Nouvelle Aquitaine), Carlos BELINCHON (directeur de la région Occitanie), Bruno GIRAULT (DRH Nouvelle Aquitaine), Marie-Geneviève RAUZY (Déléguée à la communication France 3 Nouvelle-Aquitaine).

SUIVI DE LA MISE EN ŒUVRE DE LA NOUVELLE ORGANISATION

La direction a remis aux élus des organigrammes à jour au 15 février 2017. Des erreurs ont été corrigées depuis la précédente présentation, il en reste encore quelques-unes, essentiellement de forme (managers en gras souligné par exemple). Ainsi, s’il y avait un doute, chaque salarié saura avec qui il doit passer son entretien annuel.

NOUVELLE AQUITAINE :

  • Les nouveaux rédacteurs en chef de Limoges et Poitiers, qui ont été nommés au Comité Mobilité du 22 février, sont dans l’attente de la validation du DRH de FTV. Une communication officielle sera faite en suivant ;
  • Les candidats au poste de rédacteur en chef adjoint à Pau seront bientôt reçus en entretien et le poste devrait être pourvu au Comité Mobilité du 22 mars ;
  • La case « reportage Poitiers » sera supprimée puisque ce poste de TR a été supprimé il y a longtemps.

OCCITANIE :

  • Le poste de rédacteur en chef adjoint à Montpellier est en cours de traitement ;
  • Un poste de monteur est vacant à Toulouse. La direction pense qu’il sera mis à pourvoir prochainement, sans plus de précisions. Ce n’est pas comme si l’antenne en avait besoin…

PRÉSENTATION DES DIRECTIONS DES FONCTIONS FINANCIÈRE ET RH

FINANCES :

  • Les budgets sont construits par direction régionale. Pour l’Occitanie il est construit par le Responsable financier régional d’Occitanie, sous la supervision du Directeur financier de Nouvelle Aquitaine, qui joue le rôle de « mentor » ;
  • Pierre-Eric Beaupin, à Toulouse, est responsable financier d’Occitanie et responsable du contrôle de gestion d’Occitanie et de Nouvelle Aquitaine ;
  • Dominique Zambon, à Bordeaux, est responsable de la comptabilité de Nouvelle Aquitaine et d’Occitanie.

C’est compliqué ? Pas tant que ça, puisque la réorganisation n’a rien changé.

Les élus seront vigilants face aux méfaits possibles de telles organisations en « pool », la direction étant souvent tentée de répartir le travail des absents sur les présents.

RESSOURCES HUMAINES :

  • Nouvelle Aquitaine compte 1 DRH, 2 RRH et 3 IRH, c’est-à-dire un peu plus que l’organisation cible, car FTV n’applique pas la mobilité contrainte ;
  • Bien que le poste ait été publié, il manque la case « assistanat RH » à Bordeaux. Elle réapparaîtra lorsque le poste aura été comblé ;
  • Les gestionnaires paye sont encore en charge de la filière, mais plus pour longtemps selon Olivier Godard, car une réflexion est en cours. Selon lui, si le transfert au Siège de la paie des personnels permanents pourrait être rapide et indolore, pour les non permanents employés par la filière c’est plus compliqué.
  • Les élus ont demandé qu’apparaissent le nombre d’équivalents temps plein dans les cases des organigrammes, car certains services semblent très bien pourvus mais avec un grand nombre de temps partiels. Du coup, les inégalités entre antennes sont masquées. Pour la direction, il est trop difficile de faire remonter ce genre de données dans les organigrammes.

Les élus ont interpellé la direction au sujet des forfaits jours imposés à tous les nouveaux embauchés journalistes. Olivier Godard confirme et tente de se justifier avec l’accord collectif du 28 mai 2013 : seuls les salariés embauchés avant avaient le choix entre forfait jour et décompte horaire. L’employeur ayant la prérogative de l’organisation du travail, et le choix de FTV pour les rédactions étant le forfait jours, l’acceptation du forfait jours est donc une condition du recrutement. Ainsi, les nouveaux embauchés ne peuvent pas bénéficier du changement d’avis au bout de deux ans mais ils verraient la majoration salariale de 5% afférente au forfait jours incluse dans leur salaire d’embauche.

Dans le cadre de sa procédure contre l’application insincère de l’accord collectif par la direction, la CGT a dénoncé cette lecture scandaleuse de l’accord collectif et de la loi qui impose pourtant d’avoir le choix.

Quant à la majoration salariale, elle est parfois « oubliée », preuve encore avec un cas très récent dans l’une de nos 5 antennes.

 

PRÉSENTATION DE LA DIRECTION DE LA PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE

En présence de Laurent LEMAIRE, Directeur de la coordination et de la performance opérationnelle du réseau France 3.

La direction de la performance opérationnelle regroupe 3 domaines d’activité :

1) La Direction de l’exploitation (ex-DCER)

Elle répond aux besoins exprimés par les antennes, notamment lors de la mise en place de nouveaux moyens techniques. Elle accompagne les chefs de centre au quotidien dans l’organisation et la mise en pratique des nouveaux outils (nouvel habillage, opérations spéciales nationales…).

Les 4 correspondants polaires (Pascal Veiland pour le PSO) perdent leur prérogative géographique pour se répartir les tâches par domaines :

  • Accompagnement de projets et communication
  • Méthodologie et accompagnement des projets
  • Déploiement d’i.media
  • Informatique et process (déploiement Aviwest, caméscopes, Prisme…)
  • Régulation financière

Dans chaque antenne le service technique a un budget qu’il gère sans droit de regard du central, même si Laurent Lemaire est le responsable fonctionnel des chefs de centre (qui dépendent hiérarchiquement des directeurs régionaux).

FTV met en avant aussi souvent que possible la RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale) en se félicitant des économies d’énergie, de déchets, de ressources… mais bizarrement, le remplacement des lampes des studios par des LED n’est pas une priorité ni une orientation de l’entreprise puisque M. Lemaire attend pour ça une demande des chefs de centre. On n’ose pas croire que cet attentisme est un principe de précaution dû aux alertes sanitaires concernant les risques liés aux LED…

Un débat s’est ouvert sur l’opération Festival de Luchon en Midi-Pyrénées début février, notamment sur la non pertinence de l’utilisation du CCR de Toulouse, car selon la direction, il faut des moyens légers comme une régie fly, même si on a dû la louer. Cela n’a aucun sens pour les élus qui rappellent que les personnels sont d’autant plus performants qu’ils connaissent bien leurs outils et qu’il n’y a pas de dogmatisme à avoir en écartant les moyens « lourds ». Ça ne fait pas assez moderne ?

2) La Direction IMG–HSE (Immeubles et Moyens Généraux – Hygiène, Sécurité et Environnement)

Elle veille à la mise en application des règles de l’entreprise en matière d’achat et des obligations légales comme le DU (Document Unique) et l’EvRP (Evaluation des Risques Professionnels) – documents de travail de tous les CHSCT.

Denis Boidin était le délégué à la coordination IMG-HSE pour le Pôle Sud-Ouest. Appelé à d’autres fonctions, son poste ne sera pas remplacé en central. Mais comme nos deux régions ont encore besoin de coordination, la mission a échu au responsable IMG d’Aquitaine.

Les trois autres délégués à la coordination gardent leurs prérogatives sur leur ex-pôle et poursuivent leur travail sur les gros dossiers comme la coordination des investissements immobiliers, et les appels d’offres. Au rayon des investissements immobiliers nous avons le déménagement du site de Poitiers (présentation au CHSCT du 7 avril et au CE du 28 avril) et la réfection de celui de Rodez. Laurent Lemaire précise qu’en cas de déménagement d’une locale, la direction invite à la suppression de la cabine voice over, mais pas dans le cas d’un simple réaménagement.

A Rennes, une équipe de 3 personnes suit la conformité des règles (électricité, portes sectionnelles…), collecte les contrôles règlementaires et les maintenances obligatoires et établit les contrats avec les prestataires extérieurs (location de véhicules, ménage…) dans le respect des règles d’achat.

Création d’un-e responsable IMG dans chaque antenne : le Pôle Sud-Ouest est cité en exemple puisque c’est déjà le cas depuis longtemps dans nos 5 antennes.

Animation du réseau des APS (Animateurs Prévention Sécurité). En Nouvelle Aquitaine et en Occitanie les APS sont les responsables des IMG.

3) La Direction des Moyens et de la performance opérationnelle

Elle est en charge de la planification et de l’organisation de l’activité. Elle doit proposer des organisations humaines au regard des besoins éditoriaux, sans céder à la facilité du « copier-coller » sur deux opérations a priori identiques, dixit Laurent Lemaire.

Xavier Pérez, ex-régulateur d’activité du Pôle Sud-Ouest et nouveau Directeur délégué à la coordination réseau, supervise nos deux régions sous la responsabilité directe de Laurent Lemaire.

Parfaite illustration : Nantes n’avait pas de solution pour tourner les plateaux de son prochain Enquêtes de régions. La direction des moyens et de la performance opérationnelle a demandé à Poitiers de prêter son VPTL et ses techniciens… Olivier Godard en profite pour souligner que nous touchons un point important : la mobilité des personnels. Et plus les outils seront standardisés, moins les personnels auront d’appréhension. Reste la question des ETP par antenne. Un comptage des prêts de personnels d’une région à une autre sera fait tout au long de l’année et un bilan sera établi en fin d’exercice avec un ajustement si besoin. Pour la CGT, si des personnels sont prêtés à d’autres régions, il faudra une compensation.

Les élus soulignent le problème de Poitiers qui n’a aucun remplacement sur congés alors que cela est possible ailleurs. Faux répond la Directrice de Nouvelle Aquitaine, c’est juste qu’ils ne trouvent pas de CDD (ni de CDI) pour faire les remplacements !

Si la direction insiste pour accentuer la mobilité de mission des personnels CDI, il faut la rendre plus attractive, notamment financièrement.

Côté investissement technique, un prochain point pourra être fait avec Laurent Lemaire. En l’état, le réseau national paye les investissements mais ce sont les régions qui paient les liaisons/abonnements de l’Aviwest, du VRC et du VPTL sur leur budget d’exploitation. Contrairement aux liaisons du DSNG, prises en charge par Paris. Serait-ce la raison pour laquelle le central pousse les régions à s’équiper de moyens légers peu coûteux pour lui ?

STRATÉGIE NUMÉRIQUE RÉGIONALE

En présence de Delphine Vialanet et Laurence Creusot, déléguées au numérique respectivement de Nouvelle Aquitaine et d’Occitanie.

PRÉSENTATION DES NOUVEAUX SITES INTERNET RÉGIONAUX

La direction explique que les anciens sites étaient en place depuis quatre ans et à l’époque, la nouveauté était le fil d’actu. Plusieurs ateliers de réflexion ont été mis en place avec des équipes des régions et de FTVEN.

Les nouveaux sites proposent une présentation plus proche des portails modernes avec plus de visuels. Ainsi, selon la direction, les sites disposent maintenant d’une offre beaucoup plus large mais avec un ciblage plus fort : le périmètre des nouveaux sites est sur les nouvelles régions administratives car la volonté est d’accompagner la réforme des territoires tout en renforçant la géolocalisation des internautes.

La CGT met en avant l’impression de fouillis pour l’internaute qui navigue dans la nouvelle version. Mais le portail n’est pas l’URL la plus recherchée puisque 90% des gens viennent par le contenu via les réseaux sociaux, Google etc… et non par la page portail du site. D’ailleurs les audiences sont plutôt stables à ce jour.

La CGT insiste toutefois sur la difficulté des personnels qui contribuent au site internet : manque d’anticipation de la transition, manque d’information, absence de formation. Pour la direction, le travail dans le back office est resté à peu près le même, avec des visuels plus grands mais elle reconnaît que le contributeur ne se rend pas forcément compte du travail accompli car la publication n’apparaît pas forcément sur la « home page ».

Un certain nombre de problèmes d’indexation des contenus sont en cours de révision ainsi que l’ergonomie globale du portail pour qu’il soit plus clair et l’information mieux hiérarchisée. Quant à la migration des archives, elle n’est pas encore achevée.

LES MODULES POUR LE WEB

La direction du numérique a proposé aux régions de fabriquer des modules d’infos régionales spécifiques pour le Web. Il y a deux types de modules possibles.

Les premiers sont réalisés à partir de sujets existants et remis en forme avec des sous-titres et exclusivement produits pour le Web.

Le second type de module est un nouveau sujet qui intègre dès le début une double déclinaison, antenne et web.

Le process de fabrication n’est pas encore abouti, même si l’expérimentation d’Amiens peut servir de modèle. Les Déléguées au numérique expliquent vouloir mettre en place des concertations avec les professionnels concernés (journalistes, monteurs notamment) afin de pouvoir trouver un mode de conception et de fabrication adéquat.

Pour la CGT, cette concertation est un préalable nécessaire mais il faudra aussi trouver la meilleure organisation du travail possible afin de dégager du temps disponible sur le potentiel existant pour fabriquer ces nouveaux produits.

La Directrice de Nouvelle Aquitaine annonce que Bordeaux pourrait s’engager prochainement sur cette voie en bénéficiant de l’expérience d’une monteuse de l’antenne très pointue sur ce thème.

Côté programmes, Olivier Montels explique que les magazines doivent aussi trouver leur place dans ce mouvement vers le numérique avec des déclinaisons sur le web.

Pour la CGT, il est également urgent de pouvoir cadrer cette nouvelle pratique. L’accord sur les compétences complémentaires des PTA du réseau régional devrait le permettre, y compris sur l’aspect rémunération.

ET LES MODULES FRANCEINFO DES RÉGIONS ?

Laurent Lemaire explique qu’une expérimentation a été menée à Grenoble en vue d’être dupliquée dans d’autres antennes. Ce premier module a été présenté en commission Chaîne Info du CCE (CASMOA).

Il s’agit de produire un module de 3mn30 sur l’actualité régionale d’une antenne en ré-exposant des sujets avec des plateaux de lancement en extérieur. Tout cela à effectif constant bien sûr. Il faut donc organiser l’activité en conséquence afin de dégager le temps nécessaire à cette fabrication et les moyens pour le réaliser. 9 antennes (dont Limoges, Pau et Toulouse pour l’ex-Pôle Sud-Ouest) ont été identifiées à ce jour pour fournir un module par semaine.

Les directs Facebook sont à nouveau pointés du doigt par les élus. La CGT dénonce un manque de préparation, voire de l’improvisation sur un certain nombre d’entre eux. Olivier Montels estime effectivement qu’il y a des progrès à faire, même si ces produits ne sont pas destinés à être visionnées dans leur intégralité et peuvent donc tolérer des longueurs dans les séquences live, voire un manque d’intérêt de certains passages particulièrement vides. Les internautes « picorent » quelques minutes et c’est ce qu’on recherche.

ATELIER DES LOCALES

Le secrétaire du CE a proposé à la direction qu’un membre de la commission des locales puisse participer, en tant qu’observateur, aux ateliers de chaque locale. La Directrice de Nouvelle Aquitaine s’est dite ouverte à cette proposition, à condition que cet observateur ne soit pas partie prenante des débats.

Côté Occitanie, le Directeur régional explique que le travail a démarré fin février à Perpignan et Nîmes. Il ne voit pas d’inconvénient à la proposition faite, mais la méthode est différente puisque les Rédacteurs en chef adjoints des locales ont nommé 4 référents qui se réuniront en séminaire le samedi 18 mars côté Midi-Pyrénées et le samedi 25 mars côté Languedoc-Roussillon. Dans chaque groupe il y aura un « modérateur » (Ttotte Darguy pour LR et Christophe Chassaigne pour MP), plus Fabrice Costet (délégué régional à la communication) pour le reporting.

Face au scepticisme de certains élus sur cette méthode peu participative, le Directeur du Réseau a répondu que « si on avait une proposition stratégique sur les locales, on ne s’amuserait pas à faire cela et ce serait déjà en place ». Il a ajouté vouloir des retours du terrain et des propositions très concrètes.

DISPOSITIF ELECTIONS LÉGISLATIVES

Nouvelle Aquitaine : ce n’est pas arbitré, ni en régional ni au niveau du réseau, mais l’idée est d’utiliser le grand plateau rénové de Bordeaux qui centraliserait la soirée électorale. Il y a de grandes disparités entre les ex-régions en nombre de circonscriptions : 6 en Limousin, 12 en Poitou-Charentes et 28 en Aquitaine. L’émission gèrerait une trentaine de points de direct pour les annonces de résultats et des débats, avec 3 présentateurs, un par antenne. Les régies de Poitiers et Limoges seront elles aussi mises à contribution.

Occitanie : le découpage des circonscriptions étant plus équilibré (26 en Midi-Pyrénées, 23 en Languedoc-Roussillon), la soirée se partagera entre les deux plateaux de Montpellier et Toulouse qui devront avoir un rendu proche. La soirée électorale sera découpée en 4 décrochages : le 1er et le dernier sur la grande région, et les deux autres sur le périmètre de l’antenne.

AVANCÉES DES DISCUSSIONS AVEC LES CONSEILS RÉGIONAUX

Nouvelle Aquitaine : des rencontres ont eu lieu mais pas encore avec le président de la Région. La direction travaille à un projet qui sera déposé avant juin en vue d’un éventuel COM (Contrat d’Objectifs et de Moyens) applicable à partir de janvier 2018 sur 3 ans. France 3 est en concurrence avec TV7 et même peut-être avec Sud-Ouest directement !

Occitanie : un COM est déjà acté entre le Conseil Régional et TV Sud qui a l’ambition de devenir une chaîne privée sur toute l’Occitanie. Fort de cet existant, le directeur régional a rencontré des représentants du Conseil régional ainsi que la présidente, Carole Delga, qui s’est dite ouverte à la discussion.

Prochain CE le 28 mars

Bordeaux, le 3 mars 2017

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