COMPTE RENDU CGT CE DU 23 JANVIER 2018

CONTRAT D’OBJECTIFS ET DE MOYENS NOUVELLE AQUITAINE ET PROJET DE CHAÎNE RÉGIONALE

La directrice régionale de Nouvelle Aquitaine, Laurence Mayerfeld, fait une présentation du projet en rappelant les différentes étapes depuis janvier 2017 : l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) du Conseil Régional, le projet déposé par France 3 sur la base d’une réflexion sur la baisse du temps de consommation de la TV et la forte hausse du temps passé sur les smartphones et tablettes, en particulier chez les jeunes.

En plus de l’exposition des programmes régionaux sur NAqTV (nom provisoire), la chaîne proposera ses contenus de manière délinéarisé sur les réseaux sociaux et notre site web afin de toucher en particulier les jeunes publics.

 

La grille de programmes

La chaîne s’appuiera sur son stock actuel (information, programmes, documentaires) et sur les émissions produites tout au long de l’année.

La diffusion se fera sur les FAI (Free, Orange, Bouygues et SFR) ainsi que sur des opérateurs câble (Numéricable). Grâce au streaming permanent sur du site internet, il sera possible de reprendre le flux (via les système AirPlay ou ChromeCast) afin de l’afficher sur son téléviseur via internet.

Les JT quotidiens (JT régionaux et locales) seront repris, en décalé, sur l’antenne ainsi que toutes nos productions de programmes et magazines.

L’ambition est de produire deux débats par semaine. Un débat info sur la vie quotidienne, un autre plus sociétal autour de la diffusion d’un documentaire. La similitude des nouveaux décors JT permettra de faire tourner des émissions sur les 3 antennes. Sur ce point, la CGT fait remarquer que s’il est possible d’enregistrer des débats sur les vacations des techniciens l’après-midi, il faudra néanmoins trouver les ressources pour préparer ces débats (choix des thèmes et des invités, préparation, présentateur, assistanat).

La direction souhaite mettre en place des « mini-direct » réguliers sur l’antenne (entre 2 et 5 par jour) afin d’assurer un fil rouge quotidien dans les territoires oubliés ou absent de nos antennes.

NAqTV pourrait bénéficier de certains événements sportifs : pelote basque, tennis (Primerose), des événements culturels, visites virtuelles de musées transformées en modules…

Des partenariats sont aussi à l’étude : avec France Bleu pour des captations musicales, avec des sites web régionaux (déjà acté pour KanalDudé et OC Télé).

La directrice régionale espère que les acteurs historiques du territoire (Sud-Ouest et TV7) pourront aussi nouer des partenariats avec nous sur certains événements.

Des fictions trouveront une place dans la grille avec des achats de droits de séries tournées dans la région (type Jacquou le croquant) et l’exploitation de droits de fiction en cours de France Télévisions, si cela représente un intérêt régional.

Même chose au niveau des documentaires avec en plus la possibilité de bénéficier du système de circulation dynamique des œuvres (lorsqu’une chaîne diffuse une œuvre, les autres chaînes du groupe peuvent la diffuser sur leur grille dans les 10 jours).

Il est aussi envisagé de créer une case pour les court-métrages.

Enfin, la direction envisage de généraliser dans les futurs contrats de co-production une clause de diffusion potentielle sur les antennes régionales de Via Stella (Corse) et NAqTV.

 

Démarrage des ateliers

Après l’avis du CE, les ateliers vont se déployer sur toute la région afin de faire une présentation du projet et ses enjeux. Ce sera l’occasion pour les salariés de se déclarer volontaire pour participer au projet. Après la négociation d’un accord d’expérimentation et en fonction des possibilités qui en sortiront, une seconde vague des ateliers sera déployée afin d’échanger à nouveau avec les personnels, recenser les volontaires pour participer au déploiement du projet et évaluer les besoins de formation.

 

Négociation d’un accord d’expérimentation

A partir de fin février démarreront les négociations d’un accord d’expérimentation. L’objectif est d’encadrer, en vue de les tester, de nouvelles pratiques professionnelles expérimentales avec les outils du numérique, et de mettre en place un dispositif de suivi, d’évaluation et de validation.

Pour Olivier Godard, le DRH du réseau régional de France 3, cette expérimentation servira ensuite à l’Espace Métiers, au niveau national, afin d’envisager des évolutions de métiers. Ces éventuelles évolutions, si elles impactent les métiers, devront intégrer au final l’accord collectif d’entreprise. Il est possible aussi que certaines compétences complémentaires voient le jour, par exemple pour la modération de contenu, nécessaire pour que l’interactivité des téléspectateurs et des internautes soit possible à l’antenne.

 

Calendrier de déploiement

La direction a poursuivi le travail de conventionnement de la future chaîne auprès du CSA (accord d’ici 2 à 3 mois). L’appel d’offre technique est en cours de finition, le choix du système de diffusion sera fait avant fin mars pour un déploiement et des essais du serveur en avril. Quelques travaux d’aménagements devront être réalisé au rez-de-chaussée du bâtiment TVR de Bordeaux afin de loger le nouveau point de diffusion et de pouvoir rapprocher les personnels en charge de la grille.

La direction voudrait réaliser ensuite un fonctionnement à blanc de la chaine du 15 juin au 15 juillet. Après la période de congés d’été, la mise en l’antenne pourrait avoir lieu le 1er septembre (à confirmer).

 

JT Grande Région ?

Ce projet ne sera peut-être pas abouti pour la rentrée, son lancement pourra avoir lieu en janvier 2019, le temps de trouver les ressources et l’organisation des rédactions nécessaire. Les numéros 0 réalisés au printemps 2017 n’ont pas été concluants sur la forme car l’idée est de renouveler l’écriture. La question de l’horaire de diffusion aura aussi son incidence sur les ressources s’il est diffusé en direct à 21h par exemple.

 

Production des écoles partenaires

Le LISA (Angoulême), l’IJBA (Bordeaux) et le BTS Cassin (Bayonne) ont été abordés afin qu’ils puissent nous proposer une production commune qui serait diffusée dans une tranche régulière de NAqTV, après validation éditoriale. Les écoles doivent revenir vers France 3 prochainement pour faire des propositions.

 

Interactivité sur l’antenne

La direction envisage une interaction forte sur l’antenne avec des commentaires et réactions des téléspectateurs et internautes à travers un déroulant. C’est une très bonne idée mais la CGT fait remarquer que cela nécessite de la modération, donc des salariés qui s’en chargent. La direction envisage de faire intervenir les éditeurs numériques et les pilotes web dans un premier temps, et n’écarte pas l’idée de former des personnels volontaires pour réaliser ces tâches. Tout ne sera pas optimal au départ selon la direction, mais l’objectif est également une montée en puissance de l’interactivité sur l’antenne.

 

Stock de programmes

Le stock actuel de programmes est important, mais ne sera-t-il pas épuisé d’ici un à deux ans ? Non, selon la direction, puisque nous renouvelons notre stock chaque année. Le travail d’ingest du stock sur le serveur démarrera dès que le matériel sera installé.

 

Reprise de production de Youtubeurs et blogueurs régionaux

Un travail a déjà été initié avec un recensement sur la région, des prises de contact et l’étude des problèmes de droits d’auteur pour une reprise de production sur l’antenne dans le cadre d’une mission dédiée.

Le besoin de coordination

Les élus font remarquer que l’un des principaux écueils est sans doute la coordination. La direction l’envisage à deux niveaux :

  • Une coordination amont sur la production : pouvoir disposer des programmes à temps pour leur diffusion ;
  • Une coordination de l’urgence au moment de la diffusion : gestion de l’antenne en live avec les phases de direct et les aléas divers.

Au niveau éditorial, le comité éditorial (L. Mayerfeld, D. Vialanet, D. Papon) valide au quotidien les produits. Ce comité s’élargit aux trois rédacteurs en chef de Poitiers, Limoges et Bordeaux pour les produits info.

 

NAqTV, un modèle à suivre ?

Cette chaîne expérimentale aura évidemment valeur d’exemple pour d’autres projets qui pourraient voir le jour sur le réseau régional. Le directeur du réseau régional, Olivier Montels, tempère toutefois les choses en expliquant que le soutien du Conseil Régional de Nouvelle Aquitaine est fort sur une région de France 3 qui est grande avec des ressources conséquentes. Et il sera difficile de dupliquer cela partout.

La direction explique que la montée en charge de la chaine sera progressive, en fonction de nos possibilités et de notre capacité à organiser nos ressources en interne.

Au terme du débat, les élus du CE ont apporté un avis positif sur le projet, assorti d’un certain nombre de réserves :

AVIS DES ELUS CE FRANCE TELEVISIONS POLE SUD OUEST SUR LE PROJET DE MISE EN ŒUVRE DU CONTRAT D’OBJECTIFS ET DE MOYENS CONCLU AVEC LE CONSEIL RÉGIONAL DE NOUVELLE AQUITAINE ET LE PROJET DE NOUVELLE OFFRE DE PROGRAMMES REGIONAL SUR LES BOX EN NOUVELLE AQUITAINE

Le Conseil Régional de Nouvelle Aquitaine et le Conseil d’Administration de France Télévisions ont validé le projet de contrat d’objectifs et de moyens 2018-2020 entre la Région Nouvelle Aquitaine et France Télévisions pour une nouvelle offre télévisuelle régionale.

La direction présente un projet de chaîne hybride, intégrant à la fois les codes traditionnels de la TV comme l’est France 3 Corse Via Stella et les codes dits du numérique comme l’est Franceinfo. Ce projet est donc susceptible d’ouvrir la voie d’un nouveau modèle de chaîne pour l’avenir. Mais quel sera-t-il exactement ?

Si les élus du CE se réjouissent du lancement de ce projet, ils ne lâcheront pas pour autant la nécessaire préservation des conditions de travail des salariés.

Les modalités de mise en place de groupes de travail en amont et d’une commission de suivi tout au long de l’existence de cette nouvelle chaîne seront déterminantes.

Les élus renvoient aux organisations syndicales représentatives la négociation d’un dispositif de suivi et de validation de cette expérimentation.

Lors de la mise en œuvre du projet, les élus seront particulièrement attentifs aux points suivants :

  • La négociation régionale d’une expérimentation d’une évolution des métiers dont les conclusions seront transmises à l’Espace métiers ;
  • La montée en compétences opérationnelles, voire éditoriales, des personnels techniques, administratifs et journalistes sur les nouveaux formats et les nouvelles écritures ;
  • La préservation des conditions de travail des salariés, notamment en ce qui concerne la charge de travail et le volontariat ;
  • La préservation, voire l’amélioration de la Qualité de Vie au Travail ;
  • Les nouvelles organisations du travail qui devront être négociées en concertation avec les personnels concernés ;
  • Le choix des outils dits du numérique pour capter et produire ;
  • La qualité des programmes, notamment certains programmes issus de l’extérieur
  • Le respect des droits d’auteur et la préservation des œuvres dans leur intégralité
  • Les moyens humains nécessaires au déploiement du projet.

Les élus estiment que les problématiques de coordination éditoriales sont encore sous évaluées par rapport aux besoins et qu’un énorme travail en matière d’organisation du travail est encore à fournir afin de trouver un modèle soutenable.

Sous réserve de la conclusion d’un accord d’expérimentation et d’une information régulière des instances sur le projet, les élus du CE émettent un avis positif.

Avis adopté à l’unanimité des élus par 13 voix sur 13.

Les organisations syndicales Cgt, Cfdt, Snj, Sud et Fo s’associent.

Bordeaux, le 23 janvier 2018

 

 

SUITE DE L’INFORMATION CONSULTATION SUR LA REORGANISATION DE LA FILIERE

 

  • Le contexte

Yves Dumond ouvre les débats en précisant que depuis le mois dernier il y a eu plusieurs réunions direction-salariés, dont une spécifique avec la vidéo mobile, des réponses ont été apportées à l’IC-CHSCT et au CE Siège, les élus ont reçu des mises à jour de documents et la direction a concédé quelques ajustements. La direction est maintenant en cours de négociation des préavis de grève déposés par la CGT sur la vidéo mobile des 6 sites de la filière (Toulouse, Lille, Lyon, Marseille, Rennes et Strasbourg). Ces préavis soulignent la nécessité de clarifier l’organisation du travail et la planification des personnels prévues dans le projet.

 

  • La planification des salariés de la filière

Yves Dumond précise que la planification sera confiée à des personnels connaissant les spécificités de chaque activité, les hommes et les outils. Pendant la période transitoire, qui n’est toujours pas définie, ce sont les planificateurs actuels qui continueront à planifier, et petit à petit il y aura transmission de savoir (ou pas) aux futurs planificateurs. Un groupe de travail devrait plancher sur la question de la prise en charge de la planification. Yves Dumond affirme que ce seront les chefs de service qui valideront la planification et qui auront le dernier mot dans le choix du salarié en cas de conflit.

Les salariés de la vidéo mobile et des équipes légères craignent évidemment que la direction modifie leur activité au gré des besoins, sans tenir compte de la spécificité de leurs compétences. Cela aurait pour conséquence la dévalorisation de leur travail.

 

  • L’affectation des salariés de la filière

Sur le sujet épineux et central de l’affectation des salariés de la filière (hors post-prod) à Paris ou Marseille, Cécile Lefèvre (DRH Siège) émet l’hypothèse que si les représentants du personnel s’engageaient à accepter le transfert automatique des postes libérés après la mise en œuvre de la réforme, éventuellement la direction pourrait attendre pour le transfert des postes.

Yves Dumond précise que le régime de frais qui sera appliqué aux salariés dont le poste est transféré mais qui feront le choix de rester vivre en région est différent du règlementaire. Si le règlementaire connaît des mises à jour régulières (à la baisse), ce ne sera pas le cas pour ce régime spécifique.

 

  • Une concession de la part de la direction… c’est un début !

Si les salariés de la filière qui ont choisi de rester en région déménagent au-delà de la zone de 70km autour de leur domicile actuel (un effort est déjà fait puisque dans l’accord collectif la zone 1 est limitée à 50km), Cécile Lefèvre dit être prête à étudier les situations au cas par cas et à prolonger le bénéfice du régime de frais spécifique s’il n’y a pas de surcoût.

 

  • Les cars

Selon Yves Dumond, aujourd’hui l’ensemble des salariés de la vidéo mobile ne maîtrisent pas tous les cars. « Pour avoir cette connaissance ça nécessiterait pas mal d’actions […] ça se regarde et ça se travaille ». Les deux nouveaux cars offriront de nouvelles technologies. La direction a pour ambition que tous les salariés de la VM aient la connaissance de ces outils, ce qui nécessitera que les 6 équipes tournent sur ces cars. « C’est aussi une vertu de cette réforme ».

Concernant le futur hub de la VM sur la région parisienne, la direction devrait arrêter son choix sur un site très prochainement. Yves Dumond envisage une livraison du site fin 2018-début 2019 et l’installation des équipes courant 2019.

 

  • Différents groupes de travail pour pallier aux manquements du projet

A force de pointer les manquements du projet, plusieurs annonces de groupes de travail ont été faites par la direction. La définition du périmètre des postes des responsables d’opérations d’exploitation (futurs ex chefs de car), la fréquence des repos sur place pour la VM, l’organisation de la maintenance des cars ou la rotation des salariés de la VM sur les différentes activités sont autant de sujets absents du projet. Une liste à jour mais non exhaustive des groupes de travail que la direction juge nécessaire sera prochainement transmise aux élus. La direction précise que les groupes de travail auront chacun leur calendrier car certains dépendront des nominations, d’autres du choix du site du hub par exemple.

 

  • Une organisation cible défaillante

L’organisation cible prévoit des responsables de pôle dans le centre d’exploitation Nord, mais pas dans le centre d’exploitation Sud. Pourquoi ? Yves Dumond répond que la même organisation type a été prévue pour le Nord et le Sud, mais au Sud les équipes sont plus restreintes, donc pas besoin d’encadrement intermédiaire qui sera directement assuré par les responsables de service et leurs adjoints.

La mise à jour des documents de la direction fait désormais apparaître deux responsables techniques dans l’organigramme de la post-production à Toulouse. Il n’y a donc plus de risque de déclassement ou de non reconnaissance comme l’avaient souligné les élus CGT lors du précédent CE.

Ils n’apparaissent pas dans les organigrammes par souci de simplification, mais la direction assure que les directeurs de production et chefs d’équipe garderont leur titre (et tout ce qui va avec) après la réforme.

 

  • Combien de postes cibles ?

Une autre mise à jour des documents de la direction fait apparaître un nombre de postes cibles de 970 contre 967 initialement (oubli de 3 scriptes à Vendargues). Pour rappel, le nombre cible est la soustraction d’un potentiel de départs naturels du nombre de postes actuels. La Direction des Opérations a forcément un objectif chiffré d’ETP, au moins en masse salariale. Alors pourquoi ne pas l’afficher ? Est-ce difficile à dire à cause du coût des promotions qu’entraînera cette réorganisation et dont les salariés de la filière ne profiteront qu’à la marge ?

 

  • Allo docteur !

Les risques psycho-sociaux induits par le projet de réorganisation s’expriment déjà sur la santé de certains salariés. Logiquement, ils ont donc demandé un rendez-vous à la médecine du travail. La direction est dans l’attente de recevoir les recommandations des médecins du travail. Yves Dumond en a profité pour fustiger ceux qui incitent les salariés à consulter massivement.

La consigne a été donnée aux sites de la filière pour qu’ils ne gèrent plus la prise de rendez-vous des visites médicales obligatoires. Cette perte de la proximité est incompréhensible pour les élus. Arnaud Ségur répond que cette gestion sera effectivement reprise par la référente paye des CDI de la filière qui est localisée au Siège, mais « il n’y a rien de cadré », « on regarde comment on va organiser ça ». Cécile Lefèvre précise que l’objectif est que les salariés aient un médecin du travail en proximité, quelle que soit leur future affectation. Sauf que c’est déjà le cas aujourd’hui !

 

  • Des demandes de ruptures conventionnelles commencent à émerger

Arnaud Ségur confirme que « quelques » ruptures conventionnelles ont été émises par les salariés de Bordeaux et Toulouse. Pas plus de précisions, car ce ne serait qu’une première approche, il n’y aurait pas eu de demande formalisée.

 

  • Disparition de l’encadrement de proximité

L’autre question clé de cette réforme est la disparition de l’encadrement de proximité. Sauf que les sites actuels ne vont pas beaucoup changer par rapport à aujourd’hui. Resteront à Toulouse :

  • Post-Prod : tous les salariés
  • Equipe légère : matériel + salariés qui refuseront la mobilité
  • VM : salariés qui refuseront la mobilité
  • Cadres à la prod : salariées qui refuseront la mobilité

Resteront à Bordeaux :

  • Post-Prod : tous les salariés
  • Fiction : matériel + salariés qui refuseront la mobilité
  • Equipe légère : matériel + salariés qui refuseront la mobilité
  • Cadres à la prod : salariées qui refuseront la mobilité

Alors pourquoi supprimer cet encadrement de proximité, réclamé par les salariés ? Réponse d’Yves Dumond : les chargés de production sont déjà managés à distance et ça se passe bien. Les équipes légères et celles de la fiction sont encadrées par les chargés de production en fonctionnel. Il n’y a aucun souci pour que le management soit réalisé à distance, au contraire. Cécile Lefèvre ajoute que même la RH du réseau France 3 est managée à distance et ça se passe bien. Les salariés des antennes témoigneront de l’indispensable nécessité d’avoir des interlocuteurs RH de proximité, et des délais d’attente interminables dès qu’un arbitrage parisien est nécessaire !!!

 

  • Un logiciel de planification défaillant… ça démarre mal !

Les élus CGT ont souligné les carences de l’outil PLANIF. Yves Dumond confirme que la direction elle-même a des inquiétudes liées au fonctionnement global futur, notamment en ce qui concerne la gestion des opérations complexes. « On va y aller doucement […] on va réfléchir à une évolution ». Sans parler de « l’absence de gestion de droits qui peut nous être préjudiciable » ! Le déploiement de l’outil au Siège prévu le 8 février a été repoussé de 1 à 2 semaines. Et pour tous les sites, des développements de l’outil sont prévus courant février. L’un d’eux devrait notamment régler le problème de la génération de carence lors de la planification d’un CDD.

 

  • Des nouvelles de Vendargues

En marge du point sur la réorganisation de la filière, les élus ont également demandé des précisions sur le feuilleton de Vendargues.

Le bâtiment a été livré la semaine dernière. Le peu de réserves permet l’arrivée des personnels.

Le prochain COCA spécifique aura lieu le 31 janvier. Tous les postes restants à pourvoir ne seront pas comblés, il faudra encore au moins un COCA supplémentaire.

A noter, les postes actuellement vacants dans les sites de Bordeaux et Toulouse ne sont pas liés au feuilleton selon Arnaud Ségur ! Il semble que l’examen de ces postes soit terminé. Il serait temps ! La commission emploi-formation du CE Sud-Ouest fera le point poste par poste lors de sa prochaine réunion le 9 février.

 

  • Concours chargés de production & frais de mission

Cécile Lefèvre rappelle que le dispositif de frais de mission dont bénéficient les candidats reçus est plus élevé que celui qui est appliqué dans le cadre de la double résidence. Le tarif proposé viendrait d’une étude menée par la direction sur la location d’appart’hôtel à Paris et aux alentours. Les élus s’étonnent, parce que leurs simulations ne donnent pas tout à fait les mêmes tarifs ! Selon Cécile Lefèvre les candidats retenus sur la chaîne info se sont débrouillés avec le même dispositif, il n’y a donc pas de sujet pour elle. La direction n’a pas transmis la liste des hébergements si bon marché aux futurs chargés de production et « personne ne l’a demandé ! ».

 

RENOUVELLEMENT DE L’APPEL D’OFFRES SUR LE GARDIENNAGE

En présence de Marie-Laurence Ferracci, Chef de projet de cet appel d’offre.

Si la dernière fois, le marché a été passé par pôle, cette fois la direction a procédé à un appel d’offres pour tout le réseau France 3 divisé en 24 lots (+1 lot pour Vendargues).

Le nouveau contrat démarrera le 1er février 2018. Pas de changement pour Bordeaux, Limoges, Poitiers et Toulouse : Lynx reste. Montpellier et Vendargues auront un autre prestataire : Sud gardiennage services.

Comme annoncé lors d’un CE précédent, depuis le 1er janvier 2018 la Charte de sécurité privée de septembre 2013 interdit aux agents de sécurité d’accomplir des tâches ne relevant pas de la sécurité. Donc le traitement du courrier, sortir les poubelles (Poitiers) et surtout le standard doivent trouver d’autres réponses en-dehors de Lynx et SGS.

Pour la gestion des appels téléphoniques entrants en journée, il y aura deux possibilités :

  • Commande vocale si le site est équipé en téléphonie IP : l’appelant donne le nom du salarié ou du service qu’il souhaite joindre et il est mis automatiquement en relation. S’il s’agit d’un appel relevant de la sécurité, il faudra dire « sécurité urgence » et l’appel sera transféré au gardien
  • Serveur vocal avec choix par touches si le site n’est pas équipé en téléphonie IP. Le nombre d’occurrences est laissé à la discrétion de la direction régionale

A priori l’outil pourra filtrer des numéros de téléphone repérés comme malveillants par exemple.

L’enregistrement des appels relevant de la sécurité n’est pas prévu mais cela pourra être évoqué avec le service sécurité de l’entreprise.

Pour la gestion des appels téléphoniques entrants la nuit, c’est le gardien qui gèrera, parce qu’il y a une présomption de sécurité.

En revanche rien de change pour les standardistes salariées de France 3.

Pour les clés des véhicules et des bureaux, les gardiens en gardent la charge. Ils doivent également noter qui prend quel véhicule à quelle heure le lieu de déplacement prévu et rend le tout ; c’est dans le cahier des charges.

C’est le cahier des charges qui définit le nombre d’agents de sécurité : un gardien 24h/24 avec une ronde régulière.

Les agents de sécurité n’ont par contre pas à faire de rapports à l’encadrement de France 3 sur les horaires d’entrée et sortie des salariés de France 3. A bon entendeur. Laurence Mayerfeld a été très ferme : ce genre de pratique n’a pas lieu d’être et doit être dénoncé auprès d’elle si tel était le cas.

France 3 n’a pas prévu de faire une fiche de poste pour l’agent de sécurité car il s’agit d’un prestataire. Il n’a qu’à suivre et appliquer les tâches du cahier des charges.

 

RENOUVELLEMENT DE L’APPEL D’OFFRES SUR LE NETTOYAGE

Les contrats en cours se termineront le 30 juin. Un appel d’offres est donc en cours pour le nettoyage des locaux, les vitres extérieures et la gestion des consommables (essuie mains, savons…. dans les toilettes, le tout certifié écolabel).

L’appel d’offres national est piloté par Didier Lanoë qui reçoit le soutien du bureau conseil Qualigiène qui a établi le cahier des charges et qui assistera la mise en place du contrat. Donc des coûts supplémentaires mais ils devraient être rentabilisés, selon Didier Lanoë, grâce aux économies qui seront réalisées sur les consommables !!!

Des options pourront être proposées en fonction des besoins des sites. Exemple : nettoyage intérieur / extérieur des véhicules.

Le 27 mars prochain les marchés seront attribués pour une mise en place au 1er juillet 2018, pour une durée de 29 mois (échéance au 30 novembre 2020) avec la possibilité d’une prorogation de deux mois.

Les élus CGT ont rappelé combien le niveau de propreté s’était dégradé ces dernières années, à cause de France télévisions qui tire toujours plus bas les prix. La direction répond que cette fois un contrôle qualité sera mené selon une grille d’évaluation France télévisions et non plus une grille établie par les prestataires. On attend le résultat !

Breaking news ! Les essuies mains en serviettes devraient disparaître, parce qu’ils sont peu hygiéniques.

 

AUTRES APPELS D’OFFRES EN COURS OU EN PROJET

  • Maintenance Climatisation Ventilation Chauffage

L’appel d’offres a été infructueux. N’est-ce pas la démonstration de l’échec des appels d’offres nationaux qui écartent les PME ? Pas du tout répond Didier Lanoë, puisque des entreprises locales répondent quand même. Peut-être, sauf que là il n’y a eu qu’une seule réponse. Donc l’appel d’offres sera relancé avec un lot par antenne et non un lot unique. La maintenance se poursuivra donc avec les prestataires actuels jusqu’aux nouveaux contrats espérés en juin 2018.

Maintenance Climatisation Ventilation Chauffage
Bordeaux + sites excentrés Lecoq + Eiffage + Arrambide
Limoges + sites excentrés Cofely
Poitiers + sites excentrés Brunet + Misserand
Toulouse + sites excentrés Galindo + Pro Energie +Ega  + Espinosa + Valentin
Montpellier +  sites excentrés Cegelec + Climater

 

  • Météo

Toutes les antennes du réseau France 3 ont pour prestataire Météo France. Un avenant de prolongation a été signé jusqu’au 1er septembre 2018. Le lendemain, le nouveau contrat prendra effet.

L’appel d’offres comprendra une option pour fournir des bulletins météo PAD. L’Occitanie n’y aura pas recours d’après Carlos Bélinchon, mais Laurence Mayerfeld se tâte pour la Nouvelle Aquitaine.

 

  • Psychologues du travail

Un seul prestataire interviendra dans toutes les antennes du réseau France 3 à partir de février 2018. Il s’agit du groupe JLO Conseil. Le contrat a été signé pour deux ans avec la possibilité d’un seul renouvellement. La prestation inclue la possibilité d’un contact téléphonique et d’une présence physique sur rendez-vous.

Le cahier des charges proposé par France télévisions était à ce point moins disant que le service de santé au travail de Toulouse a refusé de participer à l’appel d’offres. Les élus CHSCT déplorent profondément cette perte pour les salariés.

JLO accompagne déjà la Direction de la Santé et de la Qualité de Vie au Travail, et donc la direction, depuis plusieurs années. On voit le résultat aujourd’hui !

 

  • Assistantes sociales

Comme pour les psychologues du travail, France télévisions veut lancer un appel d’offres pour les assistantes sociales. Il n’y a pas encore de calendrier précis, mais la publication devrait se faire au cours du 1er trimestre 2018.

 

COMPTE-RENDU DE LA PLENIERE DU CI ORTF DU 19 DECEMBRE 2017

Budget d’investissement 2018 : 1.637.600€

Un budget en forte augmentation, notamment suite à la décision d’accélérer la rénovation du site de l’Isle-Jourdain sur une seule année.

Plusieurs sites doivent également être mis aux normes accessibilité aux personnes à mobilité réduite.

Budget de fonctionnement 2018 :

Remplacement du site de Vic-sur-Cère par des séjours sur des centres privés pour 200.000€. L’activité enfance est en baisse.

Séjours groupe : +110.000€ par rapport à 2017 (30% de sociétés adhérentes et 70% d’extérieurs).

A noter : de plus en plus de vacanciers ne sont pas adhérents au CI ORTF.

Cargèse : France Télévisions ne serait pas repreneur du bail qui arrive à échéance au 1er janvier 2019, ce qui augmenterait le coût du loyer pour le CI. Le propriétaire du site doit faire une proposition écrite, le CI prendra une décision en suivant.

317.500€ seront versés l’US ORTF (structure chapeautant nos Associations Sportives locales). La subvention du CI n’évolue pas depuis des années. De leur côté, les commissions Activités Sociales et Culturelles des 5 antennes du Pôle Sud-Ouest verseront une subvention exceptionnelle sur leurs reliquats 2017 à l’AS ORTF Limousin qui est en charge de l’organisation des jeux d’été 2018 à Châtelaillon-Plage (Charente Maritime).

 

Développement du site internet du CI :

La première phase est terminée. Un Espace CE sécurisé est en cours de développement pour les pré-acheminements. Autres développements prévus : réservation en ligne, règlement en ligne, carnet de séjour électronique du vacancier et disponibilités en temps réel.

Pour la validation des réservations en ligne par les CE, c’est encore à discuter mais ça pourrait se faire via une signature électronique.

 

Vie du CI-ORTF :

D’après le bureau du CI, il y avait un éparpillement des responsabilités. Il y aura désormais 3 responsables de pôle. Un avis a été rendu par le CHSCT où sont pointés les risques psychosociaux possibles. Le bureau du CI tiendra compte des remarques émises lors des échanges avec le CE, les organisations syndicales et le CHSCT.

Par ailleurs le bureau du CI-ORTF (qui gèrent aussi le personnel du CI-ORTF) a décidé de dénoncer unilatéralement les accords d’entreprise en vigueur pour les salariés du CI-ORTF. On aurait espéré mieux de la part de syndicalistes ! Aucune communication n’a été faite en plénière mais nous savons que des négociations sont en cours avec les représentants du personnel du CI.

La justification de cette dénonciation est l’amélioration du fonctionnement du CI. Par exemple, la répartition du temps de travail sur les centres ne serait pas optimale selon le bureau : les responsables d’animations ont des contrats de 33h18 par semaine, le chef de cuisine fait tellement d’heures en début d’année qu’il doit poser des jours de repos en juillet et août, en pleine saison. Le bureau veut également plus de polyvalence sur certains métiers et un forfait jour pour les cadres.

Les élus qui tiennent ces propos sont bien des syndicalistes (CFDT-CGC). C’est pourtant un vrai discours de patrons du MEDEF ! Les élus CGT (minoritaires) du bureau du CI-ORTF, ont dénoncé ces façons de faire.

Prochaine plénière du CI-ORTF : 29 mars 2018

 

QUESTIONS DIVERSES

 

COM OCCITANIE

Les élus d’Occitanie étaient impatients de savoir où en sont les négociations. Carlos Bélinchon a répondu qu’elles sont toujours en cours. « Plus humble mais tout aussi ambitieux » que celui de Nouvelle Aquitaine, le COM d’Occitanie est pour le moment surtout très transparent.

 

NOUVEAUX DECORS JT

Un peu de retard dans les livraisons de matériel et les consignes sur la mise en œuvre de la nouvelle charte graphique… Selon Laurence Mayerfeld, le retard est identifié mais pas de doute sur le respect du lancement le 5 février !

 

RAPPROCHEMENT FRANCE BLEU / ANTENNES REGIONALES

En Occitanie des contacts ont été pris entre France 3, France Bleu Toulouse et France Bleu Hérault. Des échanges et non des négociations ! Les idées émises seront remontées le 26 janvier au ministère de la Culture. En Nouvelle Aquitaine Laurence Mayerfeld n’a pas encore eu le temps de se pencher sur la question.

 

ETUDE QUALITV JT LANGUEDOC-ROUSSILLON

Le résultat de l’enquête sera présenté ce jeudi 25 janvier à l’encadrement par Xavier Le Fur (responsable des mesures d’audience) et IPSOS, puis à la rédaction dans la foulée.

 

PROGRAMMATION ET DEPROGRAMMATION

Même si c’est une chance pour France 3 de diffuser les JO, les Jeux Paralympiques, le marathon de Paris, le Paris Roubaix et les 24 heures du Mans, c’est l’hécatombe du côté des programmes régionaux : VAP, Dimanche en Politique, Ô Sud et Signes du Toro. Pour les VAP nous perdons la fabrication de 7 numéros (5 en occitan et 2 en catalan). Quant aux matinales, elles subissent en plus les déprogrammations des vacances scolaires et des jours fériés.

Un constat qui chagrine les élus CGT une fois de plus.

 

LUCHON

Le 20e Festival des Créations Télévisuelles de Luchon aura lieu du 7 au 11 février. Depuis quelques années la couverture de cet important événement médiatico-people entraîne des tensions au sein de l’antenne Midi-Pyrénées. Coordination, moyens humains, moyens techniques… il y a toujours quelque chose qui ne va pas. L’édition 2018 ne déroge pas à la règle :

  • aucun appel à candidatures en Midi-Pyrénées, si ce n’est pour trouver une sorte d’assistant monteur pour la PAE
  • méconnaissance des capacités techniques des monteurs de Toulouse par le chef de centre
  • pas assez de temps de prévenance pour réaliser la bande annonce
  • aucune info éditoriale
  • mauvaise information sur la destination des produits
  • la direction impose des Montpelliérains sur l’opération puisque cette fois elle sera diffusée sur la grande région

Réponse du directeur régional d’Occitanie, très colère : « une réunion technique a justement eu lieu cet après-midi. » Le rédacteur en chef et la directrice de l’antenne en ont fait un retour très positif au Directeur. « On a essayé de travailler l’éditorial et les moyens après. On est très en amont, c’est dans 15 jours ». Quant à faire appel à des Montpelliérains : « on a choisi les meilleurs ! ». Ben c’est sympa pour tous les nazes qui n’ont visiblement pas besoin d’infos !?

 

Prochain CE le 23 février 2018 à Toulouse.

Bordeaux, le 23 janvier 2018

 

Vos élus Cgt au CE

 

 

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