COMPTE RENDU CGT du CE du 21 JUIN 2018

COMPTE RENDU DU CCE DES 12 ET 13 JUIN 2018

Ce CCE réunion a été l’occasion de faire le point sur les pistes de réforme de France télévisions annoncées par le ministère de la Culture, ainsi que sur la réorganisation de la direction Antenne et programmes. À l’ordre du jour également, l’arrêté des comptes 2017, les moyens internes de fabrication et la dématérialisation des contrats. Un compte rendu complet à lire ici.

 

GRILLE DE RENTREE

NOUVELLE AQUITAINE

Pas de changement spectaculaire depuis le précédent CE, mais il est à noter les choix suivants de la direction :

Plein Phare, présenté par Aurélie Bambuck, diffusé quotidiennement du lundi au vendredi à 10h10, est arrêté. Le 13 minutes n’a pas rencontré son public et, toujours selon la direction, la version à 7 minutes casse la fluidité de la Matinale. Les moyens octroyés à Plein Phare seront reversés sur NoA.

De la même manière, le journal des locales c’est-à-dire le tour d’horizon quotidien des 5 locales, est arrêté. Celles-ci seront multi-diffusées via NoA.

La Matinale garde une durée équivalente à celle d’aujourd’hui. Les élus Cgt se demandent si cela ne va pas « tirer en longueur » cette émission au risque de la fragiliser sur un créneau déjà difficile.

Pour Cap Sud-Ouest, déjà en 2017 la direction fait le constat que depuis plusieurs saisons les moyens internes ne parviennent pas à réaliser 20 inédits/an. C’est donc une production exécutive qui avait eu la charge d’y parvenir. Le constat est le même à présent et on se demande à quoi à réellement servi cette externalisation. Début septembre, 6 numéros devraient toutefois être prêts. Les tournages continuent d’être assurés par nos moyens internes.

« Bis », est une nouvelle offre culturelle qui se déclinera sous la forme de programmes courts réalisés en co-production et diffusés le mercredi soir.

Concernant le Soir3, sa mutualisation est toujours en cours de réflexion. A priori pas de changement pour la rentrée de septembre (janvier à voir).

La grille reprendra autour du 3 septembre 2018

Info emploi : la direction confirme qu’un échange de poste est prévu entre un JRI de Paris et un JRI de Bordeaux.

 

 

MIDI-PYRENEES

Lors du CE du 25 mai, Carlos Bélinchon nous informait que la grille de rentrée d’Occitanie serait reconduite à l’identique. Effectivement, pas de changement majeur si ce n’est le créneau du dimanche matin concernant les langues régionales : le VAP devrait changer de nom et de forme. Toujours sur un créneau 26 minutes, toujours diffusé à 10h45, mais il sera partagé chaque semaine en 1/3 en catalan (soit 9 minutes) et 2/3 en occitan (soit 18 minutes).

Ce nouveau découpage répond à un besoin d’exposition hebdomadaire et à une modernisation de la narration pour stopper l’érosion des téléspectateurs sur ce rendez-vous. Une nouvelle offre éditoriale nécessaire selon la direction, avec des moyens constants puisque le nombre de jours de tournage et de montage est conservé (engagement de Laure Cornéjo). Le module occitan sera composé d’un magazine de 6 minutes réalisé par les équipes occitanes et de deux modules fabriqués en co-production.

Pour parvenir à ce nouveau modèle, des réunions entre les équipes catalane et occitane se sont tenues. Un vrai travail collectif pour faire évoluer la formule.

Les élus×e×s seront vigilants aux conditions de travail et aux moyens octroyés aux équipes, particulièrement occitane, car le manque de moyens est récurrent. Les élu×e×s mettent en garde la direction sur le risque d’épuisement des permanents. Un bilan sera fait en fin d’année.

Les émissions Carnets de Vol / Carnets de vol Actu / Rugby magazine sont maintenues sur les mêmes créneaux horaires.

La saison 2 d’Ô Sud sera composée de 24 épisodes dont 20 inédits et 2 best-of.

La Matinale sera toujours diffusée en alternance entre Toulouse et Montpellier une semaine sur deux.

 

COM EN OCCITANIE

Quoi de neuf ? Rien de bon du côté du Conseil Régional qui à coup d’amendement remet en cause l’existence de nos antennes de proximité. En effet, l’appel à mettre en place des JT grande région est à peine voilé (voir communiqué de la CGT). Il est d’ailleurs étonnant d’entendre les élu×e×s du SNJ défendre cet amendement. En seraient-ils les co-auteurs ? On est en tout cas pour l’instant très loin de l’aventure NoA !

Carlos Belinchon nous assure qu’il sera très vigilant lors de la négociation du contenu du COM. Prochain rendez-vous avec Carole Delga le 3 juillet. On attend de voir ce qu’il en ressortira !

 

NoA TV

Le conventionnement de la chaîne NoA TV par le CSA devrait être effectif fin juin. Les canaux ont été attribués aux Fournisseurs d’Accès Internet (Orange, Bouygues, Free et SFR).

La grille des programmes est bouclée et tous les achats de programmes sont faits.

La direction travaille sur une soirée de lancement de la chaîne qui sera partagée entre les trois antennes. La date n’est pas encore arrêtée.

Au niveau technique, le serveur a été installé et la liaison avec le centre de diffusion de Varet à Paris est opérationnel. Le test de la PAE sur la Tall Ships Regatta, diffusée sur Facebook et Youtube, mixant des smartphones et caméras fixes est plutôt satisfaisant pour la direction, en particulier sur la qualité de l’image. Pour le son ce n’est pas le cas et un groupe de travail doit être mis en œuvre pour apporter des améliorations. La direction souligne l’enthousiasme des personnels qui ont participé à cette opération. Les élu×e×s CGT suggèrent que ce genre de tests soient ouverts à d’autres salariés, en binômes, afin d’inclure le plus grand nombre de volontaires possible dans le projet et de ne pas générer de sentiment d’exclusion. Les élu×e×s souhaitent également, à travers la Commission d’évaluation de l’accord d’expérimentation (CESAE), visionner cette PAE en sortie régie HD afin de se faire leur propre idée de la qualité technique du produit, son, image, lumière, fluidité, etc…

Les problèmes d’interfaçage entre Argos et l’automation du système de diffusion sont maintenant résolus selon la direction.

La direction indique que le plan de formation est en cours de finalisation. Les élu×e×s interpellent toutefois la direction sur les entretiens des volontaires qui n’ont pas été réalisés : la direction reconnaît quelques ratés mais assure qu’elle va y remédier.

Les élu×e×s CGT rappellent que pour la fabrication des numéros zéro des modules numériques, les salarié×e×s doivent pouvoir bénéficier d’un temps dédié, que ce soit pour le tournage ou pour le montage, et que cela n’a pas à se faire sur le temps personnel.

La prochaine réunion de la CESAE est prévue le 27 juin.

 

FILIERE DE PRODUCTION

En présence d’Yves Dumond (Directeur des Moyens de Fabrication), Laurence Grandrémy (Directrice déléguée du centre d’exploitation Sud), Cécile Lefèvre (DRH Siège) et Arnaud Ségur (RRH Filière).

 

POINT D’AVANCEMENT DE LA REORGANISATION DE LA FILIERE

Comme tous les mois, Yves Dumond fait un point d’avancement de la réorganisation de la Direction des Moyens de Fabrication (DMF) dont fait partie la Filière de Production. Pour lui, la mise en œuvre de son projet est la preuve qu’« on peut se remettre en cause et avancer ».

En mai, les salariés de la DMF ont reçu un questionnaire pour savoir ce qu’ils souhaitent mettre en avant dans le futur label de leur direction qui permettra d’identifier et promouvoir les moyens de fabrication, ainsi que les savoir-faire et la qualité de service des salariés. « On fabrique à peu près tous les produits diffusés par FTV, mais on ne le sait pas » constate Yves Dumond. Un retour des résultats du questionnaire sera bientôt fait.

Début juin le bail du futur hub de la Vidéo mobile, à Bois d’Arcy (Yvelines), a été signé. Le site est un terrain nu, ce qui permet de prendre en compte toutes les exigences et contraintes de la VM comme l’alimentation en énergie et la résistance au sol pour les véhicules. Il y a aussi des possibilités d’extension. Livraison des bâtiments prévue en juillet 2019.

Une réunion de lancement a eu lieu le 12 juin pour les 11 groupes de travail. Les rapporteurs salariés ont été désignés, et des premières réunions se sont déjà tenues. La direction souhaite faire un point d’étape mi-juillet pour examiner les premières conclusions afin de faire des ajustements si nécessaire.

Le 18 juin, 6 directeurs délégués ont été nommés. Ces N-1 d’Yves Dumond ont en charge les 6 nouvelles directions déléguées de la DMF : Commande client, Centre d’exploitation Nord, Centre d’exploitation Sud, Post-production, Achats-ingénierie et support opérationnels, Pilotage de la performance et de la régulation. Charge à eux de déterminer le fonctionnement et l’organisation future, tout en assurant leurs précédentes prérogatives. Pour la CGT, il est évident que leurs anciens postes doivent continuer à être assurés : tant que la nouvelle organisation n’est pas pleinement opérationnelle, il reste du travail. Pour autant, la direction met-elle vraiment toutes les chances de son côté pour réussir l’accompagnement du changement ?

Les fiches de vœux ont été envoyées à tous les salariés de la DMF, y compris à ceux qui ont déjà postulé (la suppression de leur poste les rendant prioritaires) mais n’ont pas été retenus. Des désignations en cascade (N-2 puis N-3) vont donc se faire à partir de septembre.

 

Suite à l’application unilatérale par la direction d’une nouvelle règle de gestion des CDD intermittents (seuil de 80 jours/an), les élus CGT ont demandé si des dérogations étaient accordées. Yves Dumond a répondu par l’affirmative, pour la majorité des demandes. Mais la direction cherche aussi à élargir le vivier et dit aux non permanents de diversifier leurs employeurs. A partir du jour où un salarié non permanent a atteint 80 jours travaillés, une demande de dérogation doit être faite à chaque fois qu’un planificateur souhaite prendre ce CDD. La procédure de demande de dérogation est lourde pour les opérationnels de terrain, et les délais de réponse s’allongent d’autant.

 

Les élu×e×s CGT se sont inquiétés de la future collaboration entre les salariés de la Vidéo mobile et ceux du car dit D4 au Siège. La CGC a déposé un préavis de grève pendant Roland Garros pour revendiquer la présence du D4 sur le Tour de France en dénonçant la mise en concurrence avec le privé. C’était une revendication légitime. Mais le préavis exigeait également le remplacement du car de la filière de Rennes par le D4 sur les étapes de contre-la-montre, et ça c’était inacceptable. Yves Dumond pense que « ça va se travailler en bonne intelligence. On est là pour construire quelque chose. On va travailler avec les collaborateurs pour intégrer l’équipe. L’activité du D4 n’est pas à saturation, il est amené à compléter les équipes de la VM. Ca favorisera l’intégration. » Les élus ne souhaitent pas autre chose et espèrent que les agités qui montent les salariés les uns contre les autres seront remis à leur place.

 

Les élu×e×s ont profité de la présence d’Arnaud Ségur pour faire un point sur l’emploi. Le site de Bordeaux compte 2 postes transférés à l’antenne France 3 (chargée de gestion administrative à compter du 1er septembre et responsable post production) et 7 postes gelés (2 chargés de production, 1 machiniste, 1 monteur, 2 électros et 1 responsable de site). A Toulouse, 2 postes sont vacants (cadre à la production et OPS) et 1 poste a été supprimé (responsable de site). Sans compter les prochains départs à la retraite et en rupture conventionnelle. Sur des équipes d’une trentaine de salariés permanents, ça commence à faire beaucoup !

Les organisations cibles présentées pendant la phase d’information-consultation ne sont donc pour le moment qu’une perspective (lointaine ?). Les élu×e×s CGT se sont inquiétés de l’origine des postes à (re)créer sur les sites de Toulouse et Bordeaux : à la post-production de Bordeaux il manque au moins deux postes de responsable technique de post-production et un poste de cadre de gestion, sans compter le 4e poste de monteur réclamé par les élus au regard de l’activité. A la post-production de Toulouse il manque au moins un 7e poste de technicien. Cécile Lefèvre répond que « ce seront des redéploiements de postes vacants ».

 

Les élu-e-s CGT ont relevé de nombreux manquements dans l’accompagnement RH des salariés mutés à Vendargues. Cécile Lefèvre dit avoir entendu, ses services suivent 33 dossiers, les réponses sont parfois tardives mais des réponses positives souvent dérogatoires sont apportées. Elle et Arnaud Ségur ont d’ailleurs profité de ce CE à Vendargues pour rencontrer les salariés. Mais selon elle, il y a aussi des salariés qui reçoivent des réponses pas forcément conformes à leurs attentes et ont donc l’impression que la RH ne leur répond pas. Voire, il y aurait aussi un problème de respect de la part des salariés.

La CGT se demande s’il n’y aurait pas plutôt un problème de compétence du côté RH de la filière pour constater autant d’inertie dans le traitement des dossiers individuels. S’agit-il d’une exagération comme le laisse entendre la DRH du Siège ? La Cgt incite chacun.e à relire le chapitre accompagnement du projet de réorganisation des MIF phase 1 (feuilleton). Il est notamment écrit qu’ « une cellule dédiée regroupant managers/RH aura pour mission de coordonner le plan d’accompagnement des collaborateurs concernés et pourra notamment répondre à leurs interrogations. » (source projet MIF Phase 1 – mars 2017). Où est-elle donc cette cellule dédiée ?

Yves Dumond essaie d’apporter son soutien à l’équipe RH : « il faut voir l’ensemble des cas qui fonctionnent ». Arnaud Ségur, se sentant « concerné par les attaques », reproche aux élus de ne pas bien prendre la mesure de l’investissement de l’équipe. « Les exemples cités sont des exceptions » selon lui. Olivier Montels s’offusque à son tour et hausse le ton contre des élus irrespectueux.

Bref, tout cela n’impressionne personne et les (nombreux) salariés concernés savent parfaitement de quoi il retourne et quelle est la réalité des relations avec la RH. Ce n’est pas pour rien qu’ils s’adressent aux représentants du personnel pour avoir de l’aide. La RH de la filière devrait prendre la mesure des problèmes et respecter son engagement d’un accompagnement exemplaire.

 

REORGANISATION DU SITE DE BORDEAUX

En tant que nouvelle directrice déléguée du centre d’exploitation Sud, Laurence Grandrémy est la nouvelle patronne des sites de la filière de Marseille, Lyon, Vendargues, Toulouse et Bordeaux.

La direction a travaillé avec Franck Weil avant son départ de la filière le 31 mai pour redistribuer ses tâches. Une grande partie a été transférée à Marseille. Laurence Grandrémy avoue qu’ils « avancent pas à pas dans cette phase transitoire, on ajuste au fur et à mesure pour éviter les surcharges d’activité ».

Ce qui inquiète les élus CGT, c’est que cette nouvelle organisation repose sur une planificatrice CDD à Marseille (on lui souhaite un contrat long), une assistante à Bordeaux détachée jusqu’au 31 août, une cadre à la production à Bordeaux en longue maladie, une chargée de la paye bientôt en retraite et un report de charges sur la responsable du bureau d’ordres de Bordeaux. La compétence des personnels n’est absolument pas remise en cause. C’est bien de l’efficacité et de la pérennité de l’organisation qui interroge. Une mise en place a besoin de stabilité et de moyens. Cécile Lefèvre ne s’inquiète pas : « oui, on est dans des organisations transitoires. Quelqu’un assure les activités ». Elle ne semble pas exclure que le détachement de l’assistante à Bordeaux soit prolongé, voire se transforme en poste CDI de cadre de gestion.

L’organisation transitoire est-elle aussi réactive que nécessaire ? Pour Yves Dumond il n’y a pas de sujet : la gestion de production d’une fiction dépend du chargé de production qui a toute latitude pour adapter. Et pour les équipes légères « il y a des personnes qui répondent aux problèmes de logistique. C’est traité dans un groupe de travail qui doit revoir les processus ». Avec ça on est bien avancé !

Arnaud Ségur précise que chacun aura une lettre de mission début juillet, remise en mains propres par lui-même.

Les élu×e×s CGT souhaitent qu’une communication soit faite pour que les Bordelais et les Marseillais se connaissent, parce qu’il est moins confortable de travailler avec des collègues à distance. Laurence Grandrémy répond qu’il n’y a pas de trombinoscope, mais chaque salarié a reçu la liste de qui fait quoi, et les échanges téléphoniques sont nombreux. « Jean-Louis Thomé se déplace très souvent sur le site de Bordeaux [NDR : 2 fois]. Les choses se mettent en place, on avance petit à petit » ajoute-t-elle. Elle n’est pas opposée à un déplacement des Marseillais à Bordeaux pour une présentation.

Dernière minute : la salariée CDD en charge de la planification vient de jeter l’éponge pour aller travailler ailleurs. Dans l’urgence, la direction refile au site de Lyon le soin de planifier les personnels de Bordeaux. Ca avance bien…

 

PLAN DE CHARGES DES SITES DE BORDEAUX ET TOULOUSE A FIN MAI 2018

Dans l’ensemble, pour toutes les activités (fiction, vidéo mobile, équipes légères et post-production), le plan de charges réalisé est conforme aux prévisions. Les retards sont en partie dus à la saisonnalité de l’activité ; ils devraient donc être rattrapés dans les prochains mois. Toutes les fictions pour le site de Bordeaux ont été identifiées. Le 1er indicateur pour Yves Dumond reste le plein emploi des salariés permanents, et entre janvier et mai il a été assuré. Compte tenu du nombre de postes vacants, faut-il totalement s’en réjouir ? La saturation de nos moyens internes est évidemment un bon objectif, partagé par la CGT, mais pourquoi s’arrêter là en n’internalisant pas davantage l’activité laissée au privé ?

Yves Dumond a tenu à souligner l’excellente prestation technique du car de Toulouse sur Roland Garros en ultra HD. Elle était compliquée car il a fallu à la fois prendre en charge le court central et faire une double réalisation (HD et ultra HD). Il a cité l’investissement des équipes, la qualité des images et le dispositif technique, le tout assuré en un temps record. Il était également très fier, avec raison, d’annoncer que la BBC a contacté FTV pour savoir comment les équipes avaient résolu les configurations techniques.

Au CCE de juin les élu×e×s CGT ont interpellé Takis Candilis (directeur général délégué à l’antenne et aux programmes de FTV) sur les futures web fictions que commandera la Direction du numérique. Pourquoi ne pas en fabriquer une partie ? Yves Dumond confirme que la fabrication de ces web fictions fait partie des objectifs de ses nouveaux directeurs délégués ; il est « entièrement d’accord que nous soyons acteurs dans cette nouvelle activité ». Pour lui, les règles d’or, qui assoient la future organisation de la DMF, obligeront la Direction du numérique à solliciter la DMF en priorité.

Le studio de la filière de Toulouse a été prêté – mission de service public – pendant une semaine pour une master class de l’école professionnelle d’audiovisuel de Ramonville (Haute-Garonne) animée par Dean Cundey, le directeur photographie de Steven Spielberg. Une belle aventure permise par le bouche à oreille. Car bien qu’Yves Dumond ait déjà affirmé devant les élu.e.s que sa direction cherchait des contrats pour les studios en région (recherche toujours infructueuse selon lui), cette fois « notre vocation n’est pas commerciale », d’où le non démarchage des écoles audiovisuelles de la région. « Mais notre label mettra en valeur nos moyens comme sites accessibles ». Et il rappelle que notre activité commerciale est très encadrée. Les élu×e×s ont bien compris que l’utilisation des studios de la filière en région n’était pas une priorité.

 

BILAN DE L’EMPLOI AU 31 MARS 2018

Le bilan de l’emploi au premier trimestre 2018 est une photographie insuffisante dans le temps pour présumer significativement de la réalité de nos cinq antennes. Pour autant, certains indicateurs comme le suivi des effectifs permanents et non permanents en équivalent temps plein (ETP) permettent de voir se dessiner une politique de l’emploi sur laquelle les élus ont interpellé la direction.

L’effectif permanent de Nouvelle Aquitaine et d’Occitanie (France 3 + filière) est stable puisqu’il est de 811 salariés au 31 mars 2018 avec une répartition qui enregistre 485 PTA et 326 journalistes.

A noter que la baisse des effectifs est essentiellement portée par le nombre de permanents à la filière de production de Bordeaux, soit -11, 9 ETP au 31 mars 2018 ! Cela est dû en grande partie au décalage de planification des fictions sur le second trimestre.

Les élu×e×s ont réitéré leurs demandes de transparence à la direction en lui demandant de fournir aux membres de la commission d’autres tableaux qui apporteraient plus de pertinence et d’objectivation sur la situation de l’emploi. Disposer d’informations sur le recours ou non de CDD par motif de contrat permettrait d’identifier les services où l’emploi est structurellement tendu et où l’activité assurée par les CDD est pérenne. Obtenir des tableaux présentant les services ou les émissions générateurs d’heures supplémentaires nous permettraient d’interroger la direction sur les organisations de travail qui sont mises en place et qui nécessiteraient des aménagements et une réflexion plus engagée.

Procéder à des requêtes via les logiciels c’est un « bon » début, mais fournir des indicateurs croisés comme ceux qui portent sur les arrêts maladie de courte durée et mettre en parallèle le taux de remplacement apporteraient un tout autre éclairage sur les conditions de travail de certains services. La direction se doit d’assumer sa politique de l’emploi sur nos antennes en toute transparence.

Compte-tenu des alertes sur la fatigue, voire la souffrance des salarié×e×s des 5 antennes, les élu×e×s pensent qu’il est nécessaire et urgent de publier et pourvoir au plus vite les postes vacants et gelés.

Les élu×e×s ont également alerté la direction sur l’urgence à mettre en place les dispositifs comme le contrat de génération ou le télétravail qui sont encadrés dans l’accord Qualité de Vie au travail signé en juillet 2017 et pour lesquels certains salariés n’obtiennent toujours pas de réponse !

Compte rendu de la commission emploi-formation à lire ici.

 

AVANCEMENT DE LA DEMATERIALISATION

LES CONTRATS DE TRAVAIL ET LEUR SIGNATURE

La direction de FTV a décidé de dématérialiser autant que possible certaines tâches RH, comme la génération des contrats de travail et leur signature. Le projet Démat RH a déjà fait l’objet d’une procédure d’information-consultation en CCE et en IC-CHSCT dont sont issues un certain nombre de préconisations.

Toulouse (France 3 + Filière) est l’un des sites pilotes retenu pour tester ce nouveau process. Déploiement en novembre 2018. Ainsi à l’avenir, il faudra signer son contrat de travail directement dans son coffre-fort personnel Digiposte. Cela concerne essentiellement les contrats CDD. Si la phase pilote se passe bien, le déploiement se fera sur tous les sites FTV par vagues à partir de janvier 2019.

Un membre de l’équipe projet sera présent quelques jours sur les sites lors du déploiement afin d’aider les équipes. Reste à identifier un référent par site.

Les élu-e-s Cgt se demandent comment informer les personnels non permanents qui n’ont pas d’adresse mail France télévisions ? La direction répond qu’elle a prévu une importante campagne de communication à leur intention.

La direction pense que ce nouveau process permettra l’allègement, voire la suppression des tâches sans valeur ajoutée pour les assistantes concernées.

Un logiciel de GED (Gestion Electronique de Documents) permettra de gérer la classification et l’archivage de ces documents légaux que sont les contrats de travail.

Pour la Cgt, il faut une vision d’ensemble de la dématérialisation : il y a CONCUR, MONKIOSQUE, le COFFRE FORT pour les feuilles de paie, la DEMAT RH avec la signature électronique, la dématérialisation des factures etc… Et ce mouvement ne va pas s’arrêter. Il faut donc anticiper les impacts en menant une GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) concrète pour chaque personne concernée. Chacun doit pouvoir bénéficier d’une visibilité sur son avenir et avoir des perspectives d’évolution vers un nouveau métier.

La direction assure avoir analysé les demandes d’évolution professionnelle des assistantes. L’ex DRH du Pôle Sud-Est, Jean-Michel Cambianica, a même été nommé coordinateur sur ce dossier. Pourtant, du côté des personnels, on attend toujours des retours suite aux entretiens professionnels qui ont eu lieu en début d’année. Nous incitons chaque salarié.e qui se sent conerné.e à contacter M. Cambianica en cas de question sur votre évolution professionnelle.

Le 11 juillet un espace métier est dédié aux assistant×e×s / gestionnaire.

 

MISE EN PLACE DE CONCUR

En Nouvelle Aquitaine, Concur est déjà déployé et cela pose d’ores et déjà la question de l’avenir des services financiers.

Tout comme les assistantes, les salarié×e×s de ces services s’inquiètent de la mutation de leurs activités. A l’heure où les comptes bancaires régionaux ferment les uns après les autres au profit d’un seul compte national, il y a matière à réflexion !

Sur le déploiement de Concur, le DRH du réseau régional, Olivier Godard, annonce la couleur : « Sur Concur, arrêtons de crier avant d’avoir mal ». « Nous sommes dans une entreprise et pas dans un centre de loisirs ». La directrice régionale de Nouvelle Aquitaine ajoute qu’il va falloir s’y faire car dans quelques temps, il n’y aura plus le choix, ce sera Concur ou rien.

Le ton est donné mais les élu×e×s CGT indiquent qu’il faut aussi tenir compte des raisons qui poussent certains salarié×es et/ou assistantes à être très réticents vis-à-vis de cet outil : crainte de l’avenir pour les assistantes et perte de temps.

En effet, on peut comprendre la dématérialisation de la gestion des frais de mission. Mais dans le même temps il faut toujours transmettre ses factures papiers aux services financiers (en attendant un décret permettant de passer outre). Pourquoi une fois les frais de mission validés par le chef de service n’y a-t-il pas un paiement immédiat ? Pourquoi faire encore des doubles vérifications alors que la dématérialisation doit faire gagner du temps à tout le monde au profit de tâches plus intéressantes ?

Les élus Cgt invitent la direction à résoudre ses points au plus vite aurisque de susciter un rejet massif du nouveau dispositif.

 

ASTREINTE DES JOURNALISTES

Lors du CE du 25 mai, une lettre ouverte de la rédaction de Toulouse a été remise en séance à Olivier Montels (Directeur de France 3) et Olivier Godard (DRH France 3) pour que les astreintes soient enfin appliquées dans le réseau régional. Bien que prévues dans l’accord collectif, elles ne sont appliquées qu’au siège et pas en région, sans aucune justification.

Réponse lapidaire du DRH du réseau régional : « après un mois de réflexion, dans le réseau régional il n’y pas de recours à l’astreinte donc pas d’application, même si celle-ci figure dans l’accord. »

La CGT rappelle que l’accord collectif a été signé par les organisations syndicales et par la direction. S’il est du ressort de l’encadrement de planifier ou pas des salarié×e×s en astreinte, il est inacceptable de faire pression pour que des salarié×e×s acceptent des astreintes sous le manteau ! Nous savons qu’un chiffrage a été effectué, la direction n’a pas les moyens de ses ambitions.

 

QUESTIONS DIVERSES

STANDARD AUTOMATISE DE BORDEAUX

Bug ? Les dysfonctionnements s’enchaînent et le système a dû être réinitialisé la semaine dernière, dans l’espoir qu’il fonctionne normalement ! A suivre…

 

AVENIR DU BUREAU EXCENTRE DE ROYAN

Afin de répondre aux besoins éditoriaux croissants sur ce territoire, l’équipe sera doublée par redéploiement de la rédaction de Poitiers au 1er septembre. Il n’est pas prévu de changement de site à ce jour.

 

SALAIRES DES REALISATEURS CDD

On a pu constater des variations de salaires pour les réalisateurs CDD suivant les régions. C’est totalement arbitraire et injustifié ! Olivier Montels s’engage sur le chemin de l’harmonisation en espérant que ses directions régionales iront dans le même sens !

 

MENAGE

Les contrats des prestataires de ménage ont été renégociés. A compter du 1er juillet ce sera la société ISOR qui interviendra, à l’exception de l’antenne Midi-Pyrénées où ce sera Derichebourg.

Prochain CE le 12 juillet à Bordeaux

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