Compte rendu CGT DP Languedoc-Roussillon 9 novembre 2015

18 questions étaient au menu de cette réunion des délégués du personnel, dont 14 rédigées par la CGT.

Plusieurs questions concernaient les salariés en CDD. Les élus s’interrogent sur les motifs « renfort » ou « accroissement temporaire d’activité » mentionnés sur les contrats des salariés en CDD alors qu’il s’agit de remplacements maladies. Cette manœuvre facilite la répartition des contrats pour ne pas garder trop longtemps un même CDD sur un remplacement, et ainsi éviter à terme la requalification ; alors que le motif « maladie » contraint la direction à garder le même salarié en CDD en cas de prolongation. La direction se défend de telles manœuvres. Les élus CGT saisiront l’inspecteur du travail si la pratique est à nouveau constatée.

Les découchers la veille d’un contrat pour les salariés en CDD sont aussi surveillés de près. La direction informe que ces découchers seront autorisés si le chef de service valide cette nécessité. Mais aucune note de service n’existe sur le sujet. Les élus ne peuvent accepter les risques qu’encourent les salariés, sans découcher s’ils ont plusieurs heures de route avant de se rendre sur leur lieu de travail. Le CHSCT sera saisi.

Les intermittents aussi sont « gâtés » ! La direction nationale de FTV, relayée par les directions régionales, pratique l’art de l’illusion, la magie… Elle parvient à appliquer une règle qui n’existe plus : les carences. Depuis le nouvel accord collectif signé le 28 mai 2013, les carences n’ont plus leur place à FTV et pourtant, elles sont toujours en vigueur. Pour certains intermittents, on parvient à les lever mais d’autres n’ont pas cette chance. Au bon vouloir de la direction. Les élus CGT vont se rapprocher de l’inspecteur du travail aussi pour ce sujet. A suivre…

Nous avons débattu des heures supplémentaires qui sont aussi victimes de la baguette magique de la direction : certaines disparaissent… La direction rappelle que ces heures doivent être validées en amont par le chef de service, quitte à stopper un tournage pour téléphoner et demander l’autorisation de finir son travail ! Le chef de service accepte ou pas… tant pis pour le reportage. Cette logique comptable impacte trop négativement l’éditorial. Inacceptable. Et voici l’art non pas de l’illusion, mais de culpabiliser le salarié. Qui peut accepter de ne pas finir son travail ? Alors on accepte de travailler pour la gloire, un peu comme on paye sa tournée… La CGT collecte les preuves de ce travail dissimulé et les communiquera à qui de droit. Le débat a porté également sur la difficile équation pour les OPS de Montpellier de participer aux tournages du VAP catalan sans générer d’heures supplémentaires tout en ayant au minimum 3 heures de transport aller-retour. Il faut sérieusement étudier la création ou le redéploiement d’un poste d’OPS à Perpignan.

NB : vous pouvez (re)lire la lettre hebdo de la CGT sur les heures supplémentaires en cliquant sur ce lien

Et puis… les revues de personnel. A nouveau l’art de l’illusion. Paris dit que ces revues de personnel ont été menées à Montpellier et que les salariés peuvent y avoir accès, mais la direction régionale dément l’existence de ces documents. C’est magique : les revues de personnel se sont dématérialisées entre Paris et Montpellier. Seule une restitution orale serait éventuellement possible par le chef de service lors d’un entretien sollicité par le salarié. Les arguments de la direction régionale ne nous ont pas convaincus. Les élus nationaux CGT ont été saisis. A suivre…

Le service Documentation est aussi en ligne de mire. La décision de les maintenir à 1 personne le samedi au lieu de 2 semble non négociable. Là aussi, l’art de culpabiliser le salarié… Car on ne fait pas le même travail à 1 qu’à 2 ! Certaines tâches ne pourront plus être assurées. Que faudra-t-il choisir de ne plus faire ? Et bien, nous allons lister ces tâches et nous imposerons à la direction d’assumer ses choix en lui demandant de signer cette liste. Ceci dans un premier temps. Car ce sont tous les services documentation du pôle qui sont concernés par cette logique comptable néfaste, gestion de courte vue qui dégrade considérablement notre mission de service public. Le sujet sera abordé en CE. A suivre…

Le Ka-Sat remplace un véhicule de reportage. Mais des points négatifs impactant la sécurité des salariés, comme la tenue de route, ont été relevés. La direction annonce étudier la transformation du Ka-Sat en véhicule 2 places. Les élus rappellent que le Ka-Sat est un véhicule de transmission, il n’a pas vocation à être un véhicule de reportage. Le CHSCT s’empare du dossier.

Les deux techniciens de reportage de Montpellier ont sollicité le DRH du Pôle pour une revalorisation de leur statut, une réponse leur sera communiquée prochainement. Ce statut de TR a évolué dans toutes les stations de France 3, sauf à Montpellier. Les élus demandent une réponse à la hauteur des attentes des deux techniciens.

En bref…

La salle de montage n°8 de Montpellier sera équipée d’un réseau d’ordre… c’est commandé.

Le service informatique est saisi pour redéployer un ordinateur supplémentaire au « gourbi ».

Le mixage VAP se fera en soirée.

Le toit du bâtiment de la locale de Perpignan accueille 9 antennes de téléphonie mobile. La 4G est en cours d’installation. De nouvelles mesures d’ondes électromagnétiques devront être effectuées. La direction se rapproche du propriétaire TDF pour connaître le nombre d’antennes concerné par la 4G. Le CHSCT traitera le dossier.

Prochaine réunion des DP prévue le 1er décembre. Vous pouvez d’ores et déjà communiquer vos questions aux élus : Pascaline Arisa, Véronique Pastor, Bruno Mozin, Frédéric Rinauro et Philippe Sportiche. Assistante syndicale : Céline Llambrich.

 

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