DP Midi-Pyrénées – 30 mars 2017

Étaient présents pour la direction : Vanessa Fixot, Marion Mercier, Thierry Lecarpentier, Nicolas Albrand et Christophe Chassaigne.

Un peu de mémoire

Pour la seconde fois en quelques mois, la direction de France 3 Occitanie a refusé qu’une communication interne soit faite aux salarié-e-s des sites de Midi-Pyrénées pour leur annoncer le décès et les obsèques d’un collègue retraité. Après Pierre Eychenne, Christian Esteban a disparu, sans que ses collègues n’en soient informés.

Motif : ils ne faisaient plus partie des effectifs.

Pourquoi tant de rigidité ? Pourquoi si peu d’empathie ? Ces deux êtres humains ont fait leur carrière à France 3, nombre d’entre nous les ont connus.

Lors de la réorganisation de 2010, les salarié-e-s ont perdu un lien avec la centralisation de la communication interne à Bordeaux. La réorganisation de 2017 a redéployé la fonction de communication interne dans chaque région. Si elle ne contribue pas à recréer le lien entre nous, quel est son but ?

Cette absence de communication sur Pierre Eychenne et Christian Esteban a profondément choqué nombre de salarié-e-s. Elle est un très mauvais signal envoyé au personnel, où ne pas respecter les anciens revient à ne pas respecter les actifs…

Les élu-e-s DP CGT s’étaient déjà ému-e-s de l’absence de communication, suite au décès de Jean-Claude Pichard et Maurice Charbonières.

Ils ont demandé à la direction de revoir sa position pour qu’une telle situation ne se reproduise pas.

Las, la réponse est la suivante : il existe des critères établis par la direction nationale. Et ces critères disent que si le salarié est parti de la société depuis deux ans, la direction n’a pas à faire de communiqué officiel.

Inadmissible. Inhumain. Insupportable.

En plus de manquer de mémoire, la direction de FTV manque de respect envers ses salariés.

Effectifs week-end

Cela fait des années que les élu-e-s DP CGT alertent sur le problème des effectifs pendant le week-end. En vain.

Dernier exemple en date : le week-end des 18 et 19 mars. Ces deux jours, le BRI de Toulouse comptait deux équipes d’actu. Aucune équipe dans les BEX, aucune équipe en Quercy-Rouergue et bien sûr, aucune équipe dans le Tarn, comme c’est l’usage depuis plusieurs années…

Or, ce dimanche-là avaient lieu les commémorations des meurtres de Merah, à l’école Ohr Torah et en centre-ville. Deux rendez-vous qui nécessitaient a minima deux équipes, soit tout l’effectif du week-end.

Dimanche, une manifestation des buralistes en colère en Ariège a été couverte par un JRI seul. S’il y avait eu une autre actualité majeure dans la région, nous étions « battus ».

Cet exemple montre l’extrême fragilité de l’organisation telle qu’elle est désormais mise en en place, de plus en plus souvent, en fin de semaine.

Or, les journaux du week-end sont des éditions à part entière, pas des JT au rabais. Pourquoi, dans ce cas, ne pas leur accorder les mêmes moyens qu’en semaine ?

Interpellée à ce sujet, la direction répond que ce manque d’anticipation sur des événements forts vient de la « maigre participation » des journalistes en réunion prévisionnelle ! ! ! Les élu-e-s DP CGT ne peuvent se contenter d’une telle réponse. Ce n’est absolument pas de la responsabilité des salarié-e-s d’organiser le travail et de prévoir des effectifs en fonction des actualités, surtout quand elles sont de cet ordre. C’est un travail d’encadrement, il n’y a aucun doute là-dessus.

Un travail que l’on sait parfaitement faire quand il y a des rendez-vous incontournables, comme les élections.

Les élu-e-s DP CGT dénoncent l’incurie qui frappe trop souvent les éditions du week-end et demandent que la vigilance se resserre autour de cette question.

Secrétariat BRI

Par une communication du 27 mars, nous apprenons que depuis le 1er janvier 2017 une assistante est passée de la rédaction à l’antenne. En quelques années, le secrétariat du BRI est passé de 2 postes et demi à un seul effectif, le tout de façon totalement opaque ! Et quand on pose la question du devenir du poste qui était occupé par Delphine Singer, la direction nous renvoie à la réponse faite en CE par les autorités parisiennes, bref un grand flou…

En gros, le poste fait partie des postes vacants, mais ceux-ci n’apparaissent pas dans l’organigramme… Attention, opération magie-disparition en vue !  La personne en poste est très compétente mais la charge de travail ne diminue pas, bien au contraire, et ce n’est pas le nouveau système de réservation de billets d’avion qui va lui simplifier le travail !

Une nouvelle personne va être formée sur Rodez, du coup l’assistante intérimaire qui se « partageait » jusqu’à présent sur 3 sites devrait être un peu plus disponible afin d’organiser des petites périodes de renfort dans ce service.

On est quand même loin des effectifs normaux et précédemment affectés au secrétariat du BRI.

Ka-Sat et Aviwest

Dans  sa réponse écrite à la dernière question des élu-e-s CGT concernant l’utilisation du Ka-Sat (réunion DP du 6 mars 2017), la direction déclarait : « Si la cohérence consiste à ne pas se donner les moyens de faire notre métier, c’est-à-dire couvrir l’actualité, il ne faudra pas compter sur la rédaction en chef ».

Ce que ne semble pas vouloir comprendre la direction, c’est que c’est exactement pour avoir les moyens de faire notre métier, c’est-à-dire couvrir l’actualité, que nous nous mobilisons. Il serait bon qu’elle réalise enfin que ces nouveaux outils représentent une perte de temps pour faire correctement notre travail : la prise d’info, le reportage. Quant à l’envoi d’images, il existe un outil formidable avec des professionnels dont c’est la mission : le DSNG. Ah oui, mais le DSNG , selon le chef de centre, ne peut pas toujours sortir à cause de jours de… maintenance, mais pas pour cause de chasse aux ETP ! Et quand on lui demande quelle est la fréquence de planification de personnels sur le DSNG, eh bien là il ne sait pas répondre. 40 %… 80 %, on ne sait pas ! Il doit y avoir de gros besoins de maintenance sur cet équipement !

Petite réponse de l’encadrement, qui peut faire sourire, « on essaie de faire au mieux avec les outils disponibles, dans le souci du confort des équipes »…

On n’est pas sur un caprice « d’enfants gâtés », il s’agit ici d’une vraie inquiétude des professionnels concernant la possibilité de faire correctement leur métier !

Ka-Sat et Aviwest suite

Toujours concernant la réponse du 6 mars 2017 : « le Ka-Sat est équipé d’un Aviwest. Le Ka-Sat doit servir dans les situations où l’Aviwest ne fonctionne pas ».

Si l’on peut trouver un avantage à l’Aviwest, c’est son côté mobile. On peut ainsi l’amener sur le lieu du tournage quel que soit l’endroit où l’on est garé. La solution que la direction annonce, n’en est pas une puisque les antennes de l’Aviwest seront sur le Ka-Sat. Du coup, on ne pourra pas le bouger. Les élu-e-s CGT demandent qu’une vraie solution soit apportée en équipant le Ka-Sat d’un Aviwest non fixé, placé dans un sac à dos.

Réponse : La modification d’équipement est prévu pour tous les Ka-Sat. L’Aviwest fixe remplacera le codeur. La direction évoque une raison de sécurité parce que si il y a un Aviwest mobile (avec du coup antennes sur la machine), les journalistes pourraient être tentés de l’utiliser à l’intérieur du véhicule et là au moins, la direction reconnaît qu’il y a des risques pour la santé des utilisateurs !

Possibilité de souplesse annoncée avec l’arrivée d’un second Aviwest mobile à Toulouse. Rappelons qu’à terme, chaque bureau excentré en sera équipé.

VPTL

A la question de la CGT « il semblerait que l’équipement remplaçant le DSNG soit un équipement commun avec Montpellier, confirmez-vous cette information ? », le chef de centre nous précise que le VPTL est affecté à Toulouse pour les besoins de la rédaction et pour des besoins d’opérations extérieures multi-caméras de la région Occitanie. Ainsi, le VPTL pourra partir ponctuellement à Montpellier.

DSNG

Interrogation des élu-e-s concernant le devenir du DSNG qui devait dans un premier temps partir définitivement à Bordeaux.

Il semblerait que pour l’instant, il n’y ait pas d’arbitrage du réseau par rapport à l’affectation des DSNG.

Matériel JRI

D’un JRI à l’autre, les équipements ne sont pas les mêmes. Visiblement, charge à chacun de se débrouiller pour s’équiper, en sac et en micro notamment. Pourquoi les équipements ne sont-ils pas harmonisés ? S’agissant des sacs, s’il existe plusieurs modèles, pourquoi ne demande-t-on pas au magasin Numériphot de détacher un salarié pour venir présenter aux JRI les différentes possibilités ? Enfin, s’agissant du matériel en général, pourquoi ne pas présenter les équipements et les modèles à tous les JRI qui feraient ensuite leur choix, plutôt que de découvrir ceux-ci chez leurs petits camarades ?

Et alors là, le chef de centre commence à nous menacer de venir faire le tri dans les placards matériels JRI pour niveler par le bas… Qu’on revienne tous à l’équipement de base. On demande mieux et on nous répond par des menaces d’avoir le minimum vital !

Il serait bon que la direction entende enfin les demandes des salariés, à savoir obtenir les équipements qui correspondent aux attentes de la rédaction en chef et de nos collègues rédacteurs, c’est-à-dire a minima pouvoir exploiter des sons d’ambiance pour dynamiser ou enrichir les sujets.

Et si par exemple, le chef de centre se fendait d’un petit mail de temps en temps pour annoncer aux utilisateurs potentiels l’acquisition de tel ou tel matériel, que ce soit à l’essai ou non ? Au lieu que l’on découvre au gré des tournages et échanges entre collègues, que par exemple la station est désormais équipée d’un DJI Osmo permettant de faire de vrais travelling, entre autres ! Pourquoi seul un petit cercle « d’initiés » aurait cette information et donc la possibilité de l’utiliser, et la base non ?

Régie

Et si on respectait le travail de chacun ? Les personnels travaillant en régie se plaignent des conditions de travail pendant les préparations ou directs (bruit, passages…). Il ne viendrait à personne par exemple de poser un papier sur le pupitre d’un technicien vidéo pendant un JT… eh bien si, cela s’est produit !

Il va donc y avoir une note de service pour qu’il y ait une situation sereine en régie pendant les JT ou émissions. Le B-A-BA !

Elections législatives

Il est revenu aux oreilles (sensibles) des élu-e-s DP CGT la rumeur suivante : la direction envisagerait, pour les élections législatives, d’harmoniser les deux dispositifs Montpellier/Toulouse. Ainsi, le studio toulousain serait utilisé a minima, en configuration « petit plateau », pour ne pas détonner avec celui de Montpellier.

Interpellée à ce sujet, la direction régionale confirme qu’il s’agit bien d’une rumeur (ouf) et que rien n’a été décidé (ah bon ?). Elle concède néanmoins que c’est bien l’idée (ben alors !). La direction de FTV a donné comme consigne d’offrir une couverture conforme au nouveau découpage régional, mais la direction régionale a décidé de ne pas négliger les anciens périmètres.

Au programme donc : une première tranche de soirée grande région Occitanie, une deuxième et une troisième tranches en décrochage petite région (Midi-Pyrénées pour nous). Et une dernière tranche consacrée à une synthèse grande région Occitanie.

Pour cette raison, les deux studios doivent être similaires. A Toulouse, on pourrait donc faire un petit studio… dans le grand ! «  Il suffit de resserrer les décors, on sait faire ! », nous assure le chef de centre, Thierry Lecarpentier.

La décision revient au directeur régional qui pourrait l’annoncer dans le courant de la semaine prochaine.

Les élu-e-s DP CGT se réjouissent que la décision ne soit pas arrêtée, car ils-elles espèrent vivement que la direction ne va pas choisir le moins-disant. Les téléspectateurs, intéressés par les soirées électorales, devraient pouvoir se remettre facilement du « choc » de voir deux studios calibrés différemment. Les dernières soirées électorales à Toulouse n’étaient-elles pas très satisfaisantes au niveau du dispositif ? Ne donnaient-elles pas l’image d’une chaîne régionale impliquée, avec une organisation à la hauteur des enjeux ?

Où va-t-on si tout doit être nivelé par le bas ? Montpellier n’a pas de cantine, donc on ferme celle de Toulouse ?

Scooter

Des journalistes ont attiré l’attention des élu-e-s sur l’intérêt que pourrait représenter pour la rédaction l’acquisition d’un deux-roues motorisé. Celui-ci pourrait permettre en effet d’accéder au centre ville de Toulouse rapidement, sans l’inconvénient des éternels bouchons.

La direction répond dans un premier temps que la question ne relève pas des DP, mais finit par dire que pour elle, les risques liés à la sécurité des personnes semblent trop importants pour que ce genre d’investissements soit envisagé.

Frais de mobilité des CDD

Maintenant que la direction centrale est revenue à la raison sur les frais de mobilité des personnels non permanents, qui, en région, va devoir gérer l’effet rétroactif de cette décision ?

Ben, les régions, bien sûr ! Qui d’autre ?

La direction régionale ne sait pas encore ce que ce travail représente en « volume de collaborateurs ».

Les élu-e-s DP CGT émettent le vœu (pieux) que les assistant-e-s des services, qui n’ont franchement pas besoin de tâches supplémentaires, bénéficient de renfort pour cette « mission » particulière.

 

Vos élu-e-s CGT : Virginie Beaulieu, Magalie Debenest, Daniel Duralek, Laurent Faure, Chantal Frémy et Marie Martin

La prochaine réunion DP se tiendra le 4 mai prochain. Vous pouvez d’ores et déjà nous faire parvenir vos questions.

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