CR des élus CGT d’Aquitaine des DP du 8 juin 2018 

 

 

 

1°) Jeudi 31mai l’équipe d’Agen devait réaliser un direct sur les conséquences de l’orage en Marmandais pour l’édition de midi mais le direct n’a pas pu se faire. Que s’est-il passé ? Comment se fait-il que les images et sons envoyés précédemment étaient exploitables et pas le direct ?

 Réponse de la direction : Il y avait un problème de configuration de la réception en régie (Elle était en HD suite à un autre direct) il y a bien un voyant d’alerte mais le technicien vidéo ne l’a pas vu. C’était le 4e canal, peu utilisé.

 

 

Jeudi 7 juin, le chef de centre conviait les journalistes à une réunion pour leur présenter les nouvelles modalités des directs en extérieur. Le chef de centre avait-il associé les JRI, premiers utilisateurs à la réflexion qui a précédé comme il s’y était engagé en chsct?

Réponse de la direction : Les journalistes ont été conviés par mail. 3 jri étaient présents physiquement. Pau était connectée en audioconférence. Ils ont pu s’exprimer. La direction considère avoir recueilli l’avis des journalistes. Les échanges ont été intéressants. Des idées intégrées.

 

Commentaire des élus CGT : il ne s’agissait pas d’une réunion de service. Les journalistes n’étaient pas planifiés. Seuls ceux qui n’étaient pas en reportage ont pu venir. Les cadres étaient eux bien représentés. C’est un peu court pour sérieusement prétendre avoir recueillir l’avis des journalistes.  Le chef de centre considère que les problèmes rencontrés par les journalistes relèvent d’un autre dossier. Opinion qu’il a confirmé lors du CHSCT du 19 juin. Cette réunion voulait traiter de la réception des directs DSNG, BEX, autres Antennes et  aviwest. Seuls les directs aviwest ont pourtant fait l’objet de nombreuses questions DP et de plusieurs débats en CHSCT. Les élues de cette dernière instance avaient demandé un groupe de travail qui associerait techniciens et journalistes. Il ne semble pas que ce soit une priorité pour le chef de centre.

 

Concernant le sous-titrage

Le 20 mai un sujet d’actualité sur un dramatique faits divers a été diffusé dans le journal régional d’aquitaine et le journal national 19/20 avec un sous-titrage centré contrairement à la charte imposée par la direction.  Si tous les sujets d’actualité et les magazines du pays basque sont diffusés avec un sous-titrage centré pourquoi les sujets d’actualité de la locale du pays basque ne peuvent-ils pas eux aussi être sous-titrés centrés ?

Réponse de la direction : elle n’a pas trouvé trace de ce sujet le 20 mai. En Aquitaine, le work flow est d’utiliser les outils avec les bonnes mises en page. Le titrage centré reste l’exception (pour le magazine basque) et doit rester extrêmement rare.

 

 

Concernant le web

Lors des DP de décembre suite à un sujet de Périgueux diffusé sur le WEB avant sa diffusion TV sans que l’équipe en ait été informée, puis à nouveau lors des DP de janvier alors que le problème s’est à nouveau posé pour un sujet de la locale de Bayonne, la direction a affirmé que la consigne « web first » n’était valable que pour les sujets d’actualité et que « la consigne avait été passée et était appliquée au mieux en fonction des contraintes opérationnelles ».

Précisons que ces sujets diffusés sur le web avant diffusion tv sont à chaque fois des sujets marbrés sans caractère d’urgence.

Nouveau cas de figure ce mois-ci avec un sujet de la locale de Bayonne. Un sujet a été diffusé sur le web le matin alors que la locale l’avait mis sur son conducteur du soir. Ce sujet était marbré depuis 3 semaines il n’y a avait donc aucun caractère d’urgence. La locale a appris la diffusion web parce que les personnes interviewées l’ont interpellée à ce sujet….Quelles sont donc précisément les consignes de la direction ? Ces consignes sont-elles appelées à être suivies ? Si oui par qui ?  qu’entend la direction par « contraintes opérationnelles » ?

 

Réponse de la direction : Les consignes sont amenées à évoluer. Le numérique est bien le 1er canal de diffusion. A Périgueux, le collaborateur qui travaille sur le web met en ligne des sujets marbrés de la locale. On essaie de le faire le moins souvent possible.  Mais pour un bon référencement Google, il faut alimenter le site. Régulièrement. D’autre part 50% des articles du site ne sont pas issus de reportages de la chaîne. Le journaliste web doit prévenir les auteurs du sujet.

 

pourquoi un JRI a-t-il été détaché pour réaliser un direct dans l’émission Dimanche en politique vendredi 1er juin ? 

Réponse de la direction : c’était le choix du rédacteur en chef. L’émission portait sur une thématique d’actualité. Rien n’interdit à un JRI de faire un direct pour une émission d’actualité.

Commentaire de la CGT : la pratique et les textes veulent qu’une émission qu’elle soit d’actualité (JT) ou pas soient tournées par des OPV. C’est un métier sous tension contrairement à celui des JRI. De plus, les OPV sont demandeurs de « sortir » en extérieur.

 

Concernant les Compétences complémentaires 

La direction peut-elle nous communiquer la liste mise à jour des salariés dont la compétence complémentaire a été reconnue ?

Réponse de la direction : la liste n’a pas encore été mise à jour suite aux dernières réunions à Paris. Le RRH espère qu’elle le sera en juillet. En Aquitaine, la régularisation a déjà été faite pour la période entre 2013 et 2017 mais rien pour 2018. Olivier Godard ne veut aucune mise en paie tant qu’il n’aura pas reçu une synthèse de toutes les antennes et une nouvelle réunion avec les Organisations Syndicales.

 

Dans l’accord de mise en œuvre des compétences complémentaires pour les PTA de juillet 2017 le texte prévoit une revalorisation salariale liée à la pratique effective et satisfaisante de la compétence complémentaire. Suite à une sollicitation de salariés, la direction a précisé qu’en locale cette UCC sera versée aux cdd et aux monteurs CDI qui feront des remplacements en locale, mais pas aux monteurs CDI de la locale puisqu’ils touchent déjà la prime de locale. Or cette prime de locale était de 208 euros par mois lorsqu’elle a été intégrée à leur salaire en 2013. L’accord UCC prévoit une prime forfaitaire mensuelle de 210 euros et une majoration annuelle de la prime de 240 euros si l’UCC est exercée au moins 120 fois, ce qui est le cas en locale. Logiquement les monteurs CDI des locales devraient donc toucher cette majoration annuelle, ce qui avec la rétroactivité sur 5 ans représente plus de 1000 euros par salarié?

A taches égales, Traitement égal. A aucun moment dans l’accord il n’est précisé que les monteurs des locales ne seront pas concernés par cet accord. Au contraire l’accord UCC précise qu’il « s’applique à tous les personnels sous contrat à durée indéterminée, déterminée, à temps plein ou temps partiel » et le cas du mixage en locale est même explicitement prévu dans l’annexe 1 du texte puisqu’il est précisé que l’UCC mixage pour les chefs monteurs consiste à « assurer le mélange homogène des sources sonores contribuant à la fabrication d’un sujet d’actualité (éditions locales et opérations extérieures) tenant compte des intentions artistiques et des normes de qualité et de diffusion ». A aucun moment il n’est précisé dans cet accord que les monteurs des locales en sont exclus et qu’ils n’auront donc pas droit à la majoration annuelle. Quand sera-t-elle donc versée 

Réponse de la direction : L’Article 4.3 de l’accord prévoit la reconnaissance de la compétence complémentaire sous réserve qu’aucune rémunération sous quelque forme que soit n’ait été perçue à ce titre. Le débat pour autant n’est pas tout à fait fermé. RHH a remonté la question à Paris et fait l’objet de débat.

 

Concernant Noa

La direction peut-elle nous expliquer pourquoi 5 salariés ont bénéficié d’une formation de deux jours alors que la durée de la formation mojo est de trois ? 

Réponse de la direction : La formation classique proposée par UFTV pour le Mojo dure deux jours. En Aquitaine, elle a été allongée à 3. A l’usage et après échange avec les stagiaires et le formateur, une troisième journée de formation sera organisée.  A noter que La direction a reçu plus de candidature pour le fil rouge qu’espéré donc les salariés qui souhaitent ne pas en faire auront la possibilité de ne faire que du module.

 

Combien de salariés ont-ils été formés à ce jour ?

Réponse de la direction : 5 salariés ont été formés.  La direction reconnaît que le timing est serré.

 

Commentaire des élus de la CGT : les premiers essais pour l’antenne à blanc se feront cet été (à la mi-juin). Les élus de la CGT ont toujours défendu une formation solide pour les salariés postulants aux trois nouvelles « activités de « Noa », condition essentielle pour pouvoir afficher des produits de qualité. Il faudra aussi qu’ils aient le temps de pratiquer avant septembre.
Dans quelle mesure et quand les salariés formés pourront-ils s’exercer avec le matériel adéquat et le tuteur pour les accompagner ? 

Réponse de la direction : Le matériel cible pour Noa est en cours de finition quant au choix ou en cours d’achat.  12 iPhones 8 ont été commandés. Ils ne seront pas livrés avec une poignée osmo mais avec un système de double poignée incluant les accessoires notamment micro !  2 kits seront distribués par antenne, un par locale.

 

Pour l’antenne à blanc, si le matériel est arrivé, les salariés seront accompagnés par un tuteur lors de la réalisation de leurs modules.

 

Dans quelles conditions les numéros 0 sont-ils tournés ?

Réponse de la direction : ils ont été tournés avec le matériel existant s’il était disponible. Ils ont eu une journée pour le réaliser et une demi-journée pour le montage avec un monteur.

Après les numéros zéro, Delphine Vialanet a régulièrement échangé avec leurs auteurs.
Un journaliste qui a proposé un projet est-il obligé de faire acte de candidature ? Est-ce que cette candidature sous-entendra qu’il est aussi volontaire pour les directs liés à l’actualité ?

Réponse de la direction : un collaborateur qui a proposé un projet doit en toute cohérence postuler puisque Noa se fera selon les nouvelles écritures et nouveaux modes de fabrication numérique. Si un collaborateur a proposé un projet et que ce projet est retenu, il devra postuler comme concepteur numérique sinon le projet ne pourra pas se faire. Mais il ne sera pas confié pour autant à un autre salarié. La direction espère que les salariés concernés candidateront.

 

En revanche, pour les journalistes candidats, ils ne seront pas d’office volontaires pour les points de direct. Et dans ce cas, le collaborateur reste journaliste.

 

Commentaire des élus de la CGT : les consignes n’étaient pas très claires au départ (d’où notre question) et ont pu être mal comprise par certains.

 

 

Sur l’aménagement des locaux : quel traitement acoustique la direction a-t-elle retenu pour les deux open spaces afin de garantir aux salariés des conditions de travail respectueuses de leur santé ? S’agit-il du même traitement dont ont pu bénéficier les journalistes du siège ? 

Nous rappelons à toute fin utile que l’accord d’expérimentation de Noa est placé sous l’égide de l’accord QVT et que les salariés ne doivent en aucun cas voir leurs conditions de travailler se dégrader bien au contraire.

 

Réponse de la direction : Le plafond est en dalles acoustiques de 15 cm le sol en vinyle absorbant. Un cloisonnement avec du verre a été ajouté. Des séparateurs de bureau sont en cours de livraison. La direction n’a pas eu recours à un acousticien mais à une entreprise spécialisée dans l’aménagement d’espace.

Pour le siège : ils ne savent pas. Ils ne s’occupent pas du Siège.

 

Commentaire des élus de la CGT :
Ils apprécient à sa juste mesure la dernière réponse. Ils rappellent que le vinyle n’est pas un matériau absorbant. La demi cloison en verre encore moins.

Le sujet a été à nouveau abordé lors du CHSCT du 19 juin après les retours catastrophiques des salariés concernés. La direction s’est engagée à faire les ajustements nécessaires une fois l’aménagement achevé.

 

Les équipes des locales n’ont cessé de mettre en garde la direction concernant le nouveau système qui met en danger la diffusion des éditions par ses défaillances et n’ont cessé de réclamer le retour du mode secours qui permet de décrocher en cas de difficultés, ce que la direction refuse. Malheureusement le 15 mai est arrivé ce que les équipes craignaient, l’édition locale de Bayonne n’a pas été diffusée. De multiples problèmes techniques sont survenus ce jour-là. Il a fallu relancer les deux salles de montages qui souffraient de « bugs » en même temps. Dans la salle de la bobine le système refusait d’envoyer la version clean à bordeaux  et dans la salle 2 qui venait de finir le montage du dernier sujet, impossible d’envoyer le PAD à la salle 1. Il a été expliqué que le débit était ralenti. Des rushes de 26 minutes ont été « ingestés » au même moment sur bordeaux, pourquoi ? Alors que les procédures nous indiquent clairement qu’il ne faut rien envoyer 10 minutes avant et après l’heure de diffusion. Ce jour-là 2 locales ont envoyé les bobines à 19H10, l’une a été diffusée, l’autre pas, pourquoi ?

Réponse de la direction : Le problème d’échanges de sujets entre les salles existe depuis plusieurs années.

Les monteurs savent le contourner et appliquent la solution de contournement depuis des années. Les bons réflexes n’ont pas été appliqués, « dans un mode panique ». Bordeaux a été prévenu trop tard pour les aider. La solution est d’arrêter et relancer la machine. Mais le délai était trop court. Les monteurs ont fait preuve d’autonomie. Ils ont essayé de s’en sortir seuls et c’est très bien mais ils auraient dû alerter plus tôt Bordeaux.

 

La direction va organiser une piqure de rappel. Pour les CDD ? La direction verra. La forme n’a pas été arrêtée (tutoriel, formation présentielle…)

Pour le chef de centre, le fait que les rushes de 26 minutes aient été ingestés à Bordeaux a peut-être ralenti à la marge. Mais le système est configuré pour gérer des fichiers. On a demandé à la gestion d’Antenne stratégiquement d’éviter d’envoyer à cette heure-là. Mais le chef de centre ne connaît pas la consigne : pas d’envoi 10 minutes avant et après. Ce n’est pas une bonne solution pour lui.

La règle efficace est d’envoyer avant 19h pour trouver des solutions en cas de problème.

8) La non diffusion de la locale de Bayonne pour une question de délai est une première en 25 ans. Un crash en direct sous les yeux du président de la communauté d’agglomération pays basque qui venait de faire un direct pour le journal d’Aquitaine et qui était resté regarder le décrochage …. La direction va-t-elle entendre ses salariés qui font quotidiennement tout pour réaliser et diffuser des reportages de qualité à l’encontre des moyens techniques défaillants qui nous ont été imposés en janvier et qui ne sont plus installés dans aucune autre locale précisément à cause de ces bugs 

 

Réponse de la direction : une des deux locales est arrivée un petit peu avant. On a toléré d’accepter de la diffuser bien que cet envoi tardif mettait en danger la régie.

Pour la seconde locale, techniquement ce n’était plus possible : 10 secondes avant l’antenne, le chef de centre confirme qu’il a dû prendre cette décision.

Par ailleurs, la direction a trouvé cinq autres exemples avant le déploiement d’Imédia de non diffusion de la locale de Bayonne pour des questions de délai.

 

Commentaire des élus de la CGT : la réponse (un peu maladroite) du chef de centre a pu laisser penser qu’il faisait peu de cas de la non diffusion. Il s’en est défendu.  Il l’a vécu, lui aussi, très mal. Tout le monde a envie que ça marche. L’Aquitaine est l’une des régions à remonter le plus de problèmes à Paris pour que le Siège apporte des solutions.

Faire face à ce genre de bugs peut être épuisant pour des salariés de bonne volonté même si la direction relative en rappelant que ces incidents ne sont pas quotidiens.

 

 

Le 27 mai la diffusion de l’émission Txirrita a été interrompue au bout de 9 minutes 6 secondes. Il a été expliqué que dans le serveur antenne la replication n’a été faite qu’en partie. N’y-a-t-il pas une procédure technique de vérification de l’émission avant diffusion ? N’y-a-t-il pas de remontée d’alerte prévue pour cette émission ? quelles corrections ont été apportées depuis pour que ce type d’incident ne se reproduise pas ? Pourquoi n’y-a-t-il eu aucun mot d’excuse à l’antenne pour nos téléspectateurs ?

Réponse de la direction : il y a deux serveurs pour la diffusion, l’un étant sollicité puis l’autre. La replication n’a pas fonctionné. Les indicateurs indiquaient la bonne durée. La procédure prévoit plusieurs vérifications la toute dernière n’a pas ou mal été faite.

On a rappelé aux techniciens la procédure. Le chef de centre n’a pas l’outil pour s’excuser. Le chef de centre n’a pas eu le temps de vérifier directement auprès du vidéo. Du coup, il ne sait pas pourquoi il a « oublié » la dernière vérification.

 

Commentaire des élus de la CGT : sur cette réponse, l’attitude du chef de centre, décidément particulièrement maladroit, a pu sembler désinvolte ou pour le moins minorée compte tenu de la non diffusion d’un magazine de 26 minutes. Une « catastrophe industrielle » pourtant.

 

Question orale : Pourquoi, contrairement à ce qui était prévu dans le cadre du déploiement de Concur, les assistantes du BRI de Bordeaux n’ont pas reçu les enveloppes destinées à conserver les justificatifs par salarié ?

Réponse de la direction : Elles sont en cours de commande !

Commentaire des élus de la CGT : bel effort d’anticipation.  Le projet est annoncé depuis janvier.

 

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