Compte Rendu CGT des DP en Aquitaine du 11 janvier 2018

 

1-Concernant le projet de chaine ADSL régionale, un accord d’expérimentation doit être signé. Comment et avec qui sera négocié cet accord d’expérimentation ? La direction peut-elle rappeler les principes d’un accord d’expérimentation ? La direction peut-elle préciser  le calendrier de ce projet ? Son budget ? L’équipe qui sera chargée de réfléchir au projet ?

 

Réponse de la direction  : Le calendrier et l’équipe seront arrêtés le lundi 15 janvier. Les grandes lignes seront exposées, après les vœux et avant les vacances de février, dans d’autres instances et aux équipes des différents sites (locales et BRI). Ensuite, la négociation de l’accord d’expérimentation pourra commencer. Quand cette dernière sera achevée (et la direction ne peut pas savoir combien de temps elle va durer),  une nouvelle présentation sera faite aux salariés. La date butoir est le lancement de la chaîne en septembre. L’accord d’expérimentation pourra prévoir de modifier le périmètre de certains métiers. Les salariés concernés par ces évolutions devront être volontaires pour les appliquer. La grille est établie. Elle a été présentée lors du dernier CE-CHSCT le 22 décembre dernier mais elle va évoluer et les salariés peuvent encore faire des propositions.

 

Commentaire de la CGT  : les modalités de l’accord d’expérimentation sont cadrées par l’accord QVT du 12 juillet 2017. Pour l’instant, la grille fait apparaître essentiellement des rediffusions mais, la direction l’a rappelé, des produits nouveaux seront fabriqués notamment avec la subvention de la Région. Ils seront en partie réalisés par des sociétés de production privées. D’autre part, le mode de fabrication de cette chaîne de plein exercice va bouleverser nos habitudes et obliger la direction à inventer un nouveau process.

La chaîne toute info a déjà ouvert la voie. Des besoins avaient été sous-évalués, des nouveaux périmètres de métiers  mal appréhendés. La CGT s’est battue pour que la direction revoie sa copie. NaqTV est une opportunité qui crée de l’activité et garantit le maintien des locales et de leur diffusion en l’état pendant trois ans. Mais, la CGT sera vigilante sur la charge de travail supplémentaire qu’elle pourra occasionner, sur l’accord d’expérimentation qui pourrait être conclu pour une durée déterminée, sur le sérieux du dispositif de suivi et de validation des process qui seront mis en place.

Les élus suggèrent de relancer la boîte à idée afin d’associer les salariés au projet et leur donner la possibilité d’avancer de propositions éditoriales.

 

2-Suite à la signature de l’accord collectif sur les compétences complémentaires des PTA,  Où en est la direction du recensement des compétences complémentaires PTA ?

Réponse de la direction  : un premier recensement a été effectué fin novembre,  début décembre mais il est incomplet. La direction  attend des réponses du Siège. Un arbitrage est « en cours de consolidation ».  La Direction espérait livrer un état des lieux aux DP de février et procéder à la mise en paie de janvier. Elle ne peut le faire sans l’arbitrage du Siège. Ce sera plutôt pour mars…

 

Lors des derniers DP, la direction a indiqué qu’elle allait réaliser un état des lieux des compétences complémentaires  exercées depuis le 1er janvier 2013 par les salariés.  Plusieurs collaborateurs exercent en effet déjà des compétences complémentaires depuis cette date et perçoivent une prime mensuelle mais pas la majoration annuelle de 210 ou 240 euros prévue dans l’accord. La direction va-t-elle donc effectuer un rattrapage salarial rétroactif concernant les compétences complémentaires déjà exercées sur les 5 dernières années ?

Réponse de la direction  :  Quand la compétence complémentaire est pratiquée depuis plus de trois ans, les primes ont été intégrées au salaire. Faudra-t-il les déduire du salaire et appliquer la nouvelle prime si elle est plus avantageuse ?   La question a été posée au Siège. Seule certitude, les primes ne se cumuleront pas.

Quels sont les critères en terme d’activité pour bénéficier d’un rétroactif pour la compétence complémentaire d’infographie ?

Réponse de la Direction : Le Siège a été interrogé à ce sujet et devra arbitrer.

L’accord précise  que ces compétences complémentaires seront exercées sur la base du volontariat, quelle sera la position de la direction si un salarié refuse de les exercer ?

Réponse de la Direction La compétence complémentaire n’est pas une OBLIGATION. C’est sur la base du VOLONTARIAT. Mais quand le salarié aura fait la démarche d’entrer dans le dispositif, qu’il aura reçu les formations adéquates, il n’aura plus le choix. Pour étayer son argumentation, la Direction a fait référence à  l’exemple des compétences complémentaires pour les journalistes.

Commentaire de la CGT  : dans les locales, les monteurs mixent et titrent déjà les sujets. Cela fera-t-il partie des compétences complémentaires ? Le Siège doit aussi arbitrer, précise la Direction. La CGT veillera à ce que le volontariat ne soit pas « imposé » sous la pression, en particulier dans les locales dont le fonctionnement est plus contraint.

 

3- Concernant le web :

En décembre suite à un sujet de Périgueux publié sur le web avant diffusion sur l’antenne, la direction a précisé à la question 16 des derniers DP que la rédaction web devait prévenir l’équipe et la rédaction auteures du reportage avant sa diffusion web et que « la consigne allait être passée ». Pourtant le problème s’est à nouveau posé, cette fois, pour un sujet de la locale de Bayonne. Quand la consigne a -t-elle été passée ?

Par ailleurs le sujet a été diffusé sous-titré en basque mais sans les synthés. Jusqu’ici la direction a toujours affirmé en instance que les sujets devaient impérativement être diffusés titrés. La consigne a-t-elle changé ? Depuis quand ?

 

Réponse de la Direction  : La consigne n’a pas changé. Mais comme pour les fiches Mona lisa à renseigner, il faut rappeler la règle en permanence. Un sujet peut être mis en ligne avant la diffusion sur la chaîne. L’entreprise a fait du web une priorité : « web first » mais le sujet mis en ligne doit être synthétisé. C’est pour cette raison qu’il ait demandé aux locales de mettre leurs sujets titrés dans Imédia le plus tôt possible le jour de la diffusion.

Pour les sujets montés à Bordeaux, le journaliste web doit attendre la diffusion et récupère les sujets synthétisés dans le parallèle antenne d’Imédia. Techniquement, il serait possible de les mettre synthétisés dans Imédia dès leur montage, comme dans les locales. Le chef de centre avance qu’il pourrait l’être par le monteur, ou le journaliste mais la direction n’a pas reçu de consigne en ce sens.

 

Commentaire de la CGT  : les locales d’ayant pas de scripte, par exception, ce sont les monteurs qui gèrent les synthés. A Bordeaux, rien ne justifie que le scripte, dont c’est, par essence, l’une des missions ne continue pas à les prendre en charge. Les élus ont suggéré qu’une note sur les pratiques du web soit rédigée et communiquée à tous les salariés.

 

4- concernant les locales

Les locales de Pau et Périgueux ont changé les bancs de montage et adopté le nouveau système de mixage. De ce fait, la cabine de mixage n’y est plus utilisée. Quelle est la solution prévue pour la locale de Bayonne ?  La nouvelle installation technique semble être prévue pour les 2 salles de montage d’actu mais pas pour celle des magazines.  Quelle solution technique va être adoptée pour cette salle ? La cabine de mixage sera-t-elle maintenue à Bayonne ?

 

Réponse de la Direction : comme elle s’y était engagée auprès des monteurs, la cabine de mixage sera maintenue pour les magazines. Les sujets d’actu seront mixés dans les salles de montage comme dans les autres locales.

 

Commentaire de la CGT  : c’est une bonne nouvelle. Mixer un 7 minutes n’est pas une sinécure pour les monteurs !

 

5- Concernant les plannings :

Depuis peu, la phrase « ce tableau peut être modifié en raison des circonstances et en fonction des besoins de service »  a fait son apparition sur les tableaux de service. Concrètement que sont ces « circonstances et besoins de service ». Cela veut-il dire que la direction se réserve le droit de modifier un planning même après son affichage à savoir après le vendredi 17H ?

Réponse de la Direction  : cette phrase apparaît sur les plannings depuis que la nouvelle matrice est utilisée. Elle rappelle un principe de l’accord collectif. Ces « circonstances » et « besoins de service  »  sont essentiellement motivés par le remplacement d’un collègue malade ou par le bouleversement de l’actualité. Les modifications du tableau de service se font dans les conditions prévues par l’accord (sans l’aval du salarié jusqu’à l’avant-veille, en bonne entente ensuite)

Commentaire de la CGT : les modifications doivent être indiquées en rouge avec date et signature du chef de service sur le tableau affiché, le seul faisant foi.

 

6-Concernant la charge de travail des journalistes

Jusqu’à présent dans une seule journée de travail il était demandé aux journalistes de rechercher, vérifier et traiter des informations, de prendre contact avec les interlocuteurs, d’assurer la mise en image, le montage et le mixage des sujets et parfois d’assurer des directs pour l’antenne puis de remplir des fiches mona lisa avec synthés lancements angle, et enfin d’informer le service web pour qu’il puisse rédiger des articles.

Depuis peu et toujours dans la même journée de travail, Il leur est demandé expressément de prendre des photos sur le terrain, de les envoyer au service web ou de les publier sur twitter ou facebook ou via l’application France 3 reporter, de  twitter sur des comptes personnels ou sur ceux de leur édition, de publier leurs reportages PAD sur youtube, d’écrire les textes qui vont avec et enfin de gérer les déclarations d’horaires ou d’amplitude horaire ainsi que leurs compteurs dans monkiosque avec demande et pose de congés, de renseigner CONCUR pour leurs frais de mission.

Une journée de travail n’est pas extensible et la direction ne cesse d’ajouter de très nombreuses tâches aux salariés, sans dans le même temps leur enlever d’autres. Une suractivité chronique qui pose problème tous les jours. La direction a-t-elle pris la peine de mesurer objectivement la charge réelle de travail d’un journaliste ? Quelles tâches la direction leur demande-t-elle de traiter prioritairement ?

 

Réponse de la Direction  : nous savons prioriser.  Tous les sujets ne valent pas un tweet.  Il y a aussi un sens éditorial. De plus, toutes ces tâches ne sont pas quotidiennes (comme de remplir ses congés, au Concur….) La direction a pris le temps de mesurer la charge de travail.  Elle insiste.

Elle reconnaît  qu’il y a bien une charge de travail supplémentaire mais le fonctionnement, aujourd’hui, est différent et il y avait des marges de progression. Il y en a encore, selon le rédacteur en chef.

Quant une équipe donne un peu plus un jour, elle peut donner un peu moins le lendemain. Aucun salarié ne s’est plaint d’une surcharge de travail lors de son entretien annuel.

 

Commentaire de la CGT  : l’entretien annuel est effectivement tout à fait indiqué pour signaler un problème de surcharge de travail. Mais peu de salariés l’ont intégré et il peut leur être difficile d’avouer une difficulté à assumer pleinement la mission que la direction lui a imposée.

Les élus rappellent que la loi oblige l’employeur à veiller à la santé physique et mentale de ses salariés. France Télévisions communique beaucoup sur sa volonté d’améliorer la qualité de vie au travail. Elle met d’ailleurs à disposition des outils pour mesurer objectivement la charge de travail des salariés. Cette mesure (qui répond à des critères et à une méthodologie précise) n’a pas été menée en Aquitaine auprès des journalistes.

Certes, les outils sont censés faciliter certaines tâches. Mon kiosque pour les congés ou Concur pour les frais de missions restent très complexes à manipuler occasionnellement et donc très chronophages.

 

7 concernant le feuilleton de Montpellier : La direction peut-elle préciser combien de salariés de Bordeaux ont postulé ? Une deuxième vague de recrutement  doit avoir lieu. A-t-on une date précise ?

Réponse de la direction  : 102 postes sont à pourvoir. 3 CDI bordelais, de la filière et du réseau,  et 6 CDD ont postulé.

Un poste sera pourvu lors du COCA du 17 janvier. Le 31 janvier se tiendra également un COCA spécifique au feuilleton. D’autres postes seront encore publiés par la suite. Certains postes n’ont pas suscité de candidatures recevables et le processus (par cascade) est long. Le projet commence à se faire connaître. La direction espère que d’autres Cdd vont postuler.

 

La prochaine réunion des DP se tiendra le 1er février.

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