Etaient présents
Pour la direction : Fabrice Goll (directeur régional), Samuel Bignon (DRH), Nathalie Dubois (IRH), Franck Weil (chef de centre par intérim), Florian Ringuedé (rédacteur en chef), Jérôme Bourdy (responsable IMG).
Pour les RP : Boris Chague (CGT), Nicolas Guérin (CGT), Alexis Dumoulin (FO), Hervé Morin (FO).
Point 1 : Bilan Social Direct 2024
Invitée (en visio) Eve Jouanny (coordinatrice nationale Social Direct pour FTV) pour présenter le bilan du prestataire d’assistance sociale de l’an dernier.
L’assistante sociale rappelle que Social Direct est le prestataire de FTV depuis octobre 2023. L’organisme qui emploie 15 assistants sociaux sur le réseau France 3 propose des rendez-vous en distanciel et sur place quand il y a des permanences, c’est-à-dire 2 fois par an et par antenne. En Aquitaine la référente est Nathalie Berthelot. Il y a aussi en support Annabel Tible, basée à Limoges.
La coordinatrice de Social Direct liste les évolutions législatives des différents domaines d’actions : les aidants (la durée maximale de l’allocation journalière du proche aidant passe de 66 jours à 264 jours sur la carrière pour aider jusqu’à 4 personnes), les violences conjugales (FTV propose des aides financières pour le logement en urgence de personnes victimes), le logement (réforme permettant la sauvegarde de l’ancienneté d’un dossier de demande de logement en cas de mobilité dans un autre département), la santé (suppression du délai de carence des indemnités en cas de grossesse, baisse du taux des indemnités journalières mais compensée par l’entreprise FTV).
Le bilan aquitain est plutôt maigre en termes de recours à ce service : une dizaine, bien en dessous de la moyenne nationale. La plupart des rendez-vous se font en distanciel, peut-être, selon Eve Jouanny, parce que les horaires de ce mode de rendez-vous sont plus larges (7h-20h contre 9h-17h en présentiel), que c’est plus pratique dans l’organisation de la vie personnelle, la confidentialité ou encore la généralisation de l’appropriation des outils numériques.
La coordinatrice dit avoir conscience qu’il faut mettre l’accent sur la communication aux salariés de la possibilité de recours aux services de Social Direct, par des permanences et des actions de sensibilisation. Par exemple, 3 webinaires vont être proposés sur les thématiques du handicap, de la retraite et des alternants…
Environ la moitié des demandes concernent le sujet des aidants. Élus et direction conviennent que la thématique est de plus en plus prégnante en Aquitaine où la pyramide des âges des effectifs est assez haute et certains font face aux difficultés liées au vieillissement de leurs parents. Ils préconisent de mettre l’accent sur cette item lors des actions de Social Direct. Justement, ce sera le cas le 28 mars où Social Direct viendra à Bordeaux pour intervenir sur le thème des aidants et aussi présenter l’ensemble des services proposés.
Les RP CGT saluent cette initiative et, comme lors du dernier bilan, demandent que la communication du service d’assistance sociale soit mieux ciblée sur notre région, pas diluée dans la communication nationale et insistent sur l’importance d’une présence régulière sur site de l’intervenante afin d’être bien identifiée par les salariés.
Lien Social Direct sur l’intranet de FTV : https://groupefrancetv.sharepoint.com/sites/monespace-services-rh/SitePages/assistance-sociale.aspx
Point 2 : Bilan absentéisme 2024 et chiffres de janvier 2025
Invité (en visio) Steve Labade (pilotage social FTV).
Le responsable d’études RH expose et commente les chiffres de 2024, bons selon lui car le taux d’absentéisme est de 7,67%, soit moins 0,66% sur l’année. Qui plus est, le taux était de presque 10% en janvier 2024 et de moins de 5% en janvier 2025.
Par contre le nombre de salariés “toujours présents” est passé de 47% en 2023 à 40% en 2024. Et les absences de courte durée ont augmenté de 30%. La direction indique que c’est essentiellement au 1er trimestre 2024 que ces absences ont fortement augmenté. Les RP CGT rappellent que cette période correspond à celle du conflit social dû à la mise en place du projet Tempo et des nombreux changements qu’il a fallu faire dans l’organisation du travail.
Les élus disent une nouvelle fois qu’ils ne voient pas l’intérêt à commenter des chiffres et demandent ce que la direction a mis en place ou compte mettre en place pour lutter contre les absences des salariés, en particulier si elles sont liées à l’organisation et à la santé au travail. Le DRH répond que le toutes les actions mises en place dans le plan d’action de 2022 sont toujours en vigueur : accompagnement des salariés de retour d’un long arrêt, formation des managers aux RPS (risques psycho-sociaux), réunions de services, équipe de veille locale (EVL) etc.
En attendant, le taux d’absentéisme à France 3 Aquitaine (7,67%) est supérieur d’1 point à celui de de France 3 (6,36%) et de France TV (6,82%)…
Point 3 : Budget 2025
La direction a souhaité ajouter ce point à l’ordre du jour afin d’informer les RP de la notification budgétaire faite à la direction de Nouvelle-Aquitaine par le central. L’objectif est d’arriver à 424,7 ETP, soit 6,2 ETP de moins qu’actuellement. Les élus demandent si la direction peut annoncer où les économies d’ETP seront faites (non renouvellement de postes, recours moindre aux CDD); la direction dit qu’elle ne sait pas encore, mais qu’elle sera vigilante sur la fabrication de l’activité tout en restant ambitieux sur celle-ci, qu’il n’y a pas d’arrêt d’émissions ni de JT communs prévus. Les RP CGT font part de leur inquiétude après les départs déjà non remplacés en fin d’année dernière (monteur, OPS, technicien vidéo…).
Point 4 : Projet Bureau d’information de proximité Bassin d’Arcachon
Jérôme Bourdy annonce qu’après avoir trouvé un premier emplacement pour le parking du véhicule de service (déjà préempté, à 250 m des locaux), une seconde possibilité s’est offerte ces derniers jours. La convention de location est en cours de rédaction pour cette place de stationnement à la fois plus proche (100 m) et moins chère.
Le responsable IMG annonce que l’accord pour l’aménagement d’une douche a été obtenu et que c’est en cours de discussion pour l’installation de la climatisation et du contrôle d’accès sécurisé à l’entrée. Quant à l’aménagement des espaces intérieurs (phase 2 de l‘Info – Consult) il se fera en relation avec les journalistes qui travailleront dans ces locaux.
Concernant l’appel à candidature pour les postes de rédacteur et JRI, les entretiens sont en cours, la moitié environ ont été faits, ils se tiendront jusqu’à fin mars (il y a une vingtaine de candidats pour chaque poste).Tous les CDI ayant postulé seront reçus, mais pour les CDD, seuls ceux ayant l’habitude de travailler en Aquitaine le seront, indique la direction.
La direction a prévu de présenter l’avancée du projet aux élus du CSE le 20 mars.
Enfin, la partie du DUER (document unique d’évaluation des risques) sur cette création de BIP a été mise à jour.
Point 5 : organisation et conditions de travail
1- Formation aux risques suite à l’AT grave d’un salarié de Dax : les CDD bénéficieront-ils de cette formation ?
Samuel Bignon indique que pour l’instant seuls les CDI et quelques CDD historiques peuvent bénéficier de cette formation. Il y a aussi une réflexion sur la possibilité d’en faire bénéficier les techniciens travaillant en équipe légère mais la direction rappelle qu’elle n’a pas la maîtrise du budget concernant cette formation payée par le central.
Les élus signalent que dans cette formation, un point aborde justement l’obligation de l’employeur à délivrer des formations à la sécurité aux CDD, ces derniers étant par définition plus susceptibles de méconnaître certains dangers rencontrés sur le terrain. Ils demandent à ce qu’un maximum de salariés qui vont sur le terrain, titulaires ou non, puissent en bénéficier.
2- Magazine du rugby : plusieurs tournages sans pause déjeuner avec des retours sur site très tardifs. Pourquoi ce non-respect des règles légales ?
Franck Weil affirme qu’aucun technicien planifié sur cette émission ne s’est plaint de ne pas
avoir eu de pause déjeuner, hormis sur un tournage où l’ensemble de l’équipe s’était mis d’accord pour manger un sandwich pour pouvoir rentrer plus tôt.
Pour le chef de centre, les pauses et les amplitudes journalières de travail sur le Magazine du rugby sont tout à fait légales et les changements d’horaire de dernière minute sont inhérents à ce type d’émission sportive où la disponibilité des intervenants peut varier à tout moment.
Les élus rappellent que tous ces changements d’horaires récurrents sont problématiques car ils rallongent considérablement la journée de travail et par conséquent peuvent modifier la
prise de service du lendemain, la coupure entre 2 journées de travail étant de 11h, sans parler des risques routiers dus à la fatigue des salariés.
Franck Weil ajoute qu’à titre exceptionnel cette coupure peut être ramenée à 9h.
Les élus resteront vigilants sur le respect des règles légales sur les pauses et les horaires en vigueur dans notre entreprise.
3- Suppression du réalisateur sur l’émission NoA Pop : pourquoi ?
Le directeur régional explique qu’il n’y aura plus de réalisateur planifié sur cette émission car il n’y a plus de réalisateur titulaire en Aquitaine et que les techniciens vidéos peuvent très bien faire ce travail de mise en image. Le chef de centre ajoute que les techniciens vidéos ont suivi une formation de réalisation d’une semaine et certains souhaitent faire ce travail. Selon lui, c’est un travail collaboratif où chaque technicien apporte sa contribution.
Pour les RP, ce n’est pas si simple. D’abord, ils déplorent la disparition presque totale de la profession de réalisateur en Aquitaine. Après de nombreuses émissions, la dernière en date étant Enquêtes de région, c’est l’émission culturelle emblématique de la chaîne NoA qui est touchée.
Les RP font remarquer au DR que la seule émission encore tournée avec un réalisateur est NoA Basket, celle qu’il a lui-même particulièrement souhaité mettre en place… Une émission pour laquelle, selon Fabrice Goll, un réalisateur est indispensable car il y a présentateur, invités, skype, palettes, off… “Comme un JT, quoi !” font remarquer les élus. Le DR affirme que c’est plus compliqué à réaliser qu’un JT. Ainsi, c’est lui qui détient l’expertise pour définir le dispositif technique et humain d’un programme ?!
Alors que les émissions récurrentes sont la plupart du temps chartées, NoA Pop, émission par essence artistique, ne l’est pas. Les RP font part à la direction des inquiétudes d’une partie des techniciens qui travaillent sur NoA Pop et la mettent en garde sur les risques encourus par les salariés (dégradation dans les relations interpersonnelles, sentiment de qualité empêchée…) en lui rappelant son obligation de résultats sur leur santé.
Ils dénoncent les “économies de bouts de chandelle” que la direction est en train de faire au détriment d’une émission que les techniciens ont à coeur de réaliser depuis 6 ans et demandent combien coûte un réalisateur à la journée. Le DR refuse de répondre à cette question et les RP se permettent alors d’avancer le chiffre de 300 à 400 euros brut. Si le chef de centre dit qu’il y a eu 147 émissions enregistrées en tout et que ça fait une économie de 20 à 30 prestations par an, après vérification, les RP CGT ont constaté qu’il y a eu 107 groupes enregistrés jusqu’en avril 2022 (cf communication à l’occasion des 3 ans de NoA Pop : https://groupefrancetv.sharepoint.com/sites/NVaquitaine/SitePages/invitationconcertnoapop.aspx?from=SendByEmail&e=JHziTXgVvEyMsR0WSQT0XA&at=9&CT=1742915331475&OR=OWA-NT-Mail&CID=f116c97a-7f40-402f-18c1-341724e3cc0c), ce qui signifie que ce ne sont plus que 40 groupes qui sont passés dans cette émission durant les 3 années suivantes, soit… 13,3 groupes par an et autant de prestations pour les réalisateurs. In fine une économie de 4000 à 5000 euros bruts par an ! Il n’y a pas de petites économies…Les RP porteront une attention particulière à cette nouvelle organisation.
4 – Émission spéciale Bétharram : quel dispositif technique et humain est prévu ? Une préparation prévue le matin de l’émission pour la scripte semble insuffisant et facteur de risque de stress. L’équipe de la locale de Pau n’y est pas associée, sauf un JRI planifié d’office pour un tournage sans en informer préalablement le rédacteur en chef.
Le chef de centre affirme qu’il n’a jamais été question de ne donner qu’une demi-journée de prépa à la scripte pour cette émission (enregistrée et diffusée le lendemain de l’IP) mais un jour et demi. Cette “fausse information” remontée par les RP viendrait de l’affichage des plannings prévisionnels à 4 semaines qui, par définition, ne sont pas arrêtés.
Le rédacteur en chef explique que le rédacteur en chef adjoint de la locale étant en congés, c’est un journaliste palois chargé de l’édition qui a été informé de ce projet d’émission. Le JRI a bien participé au tournage d’un sujet complémentaire après avoir lui aussi été contacté et s’être dit volontaire pour le faire. Il a été remplacé par un JRI CDD ce jour-là. Et Florian Ringuedé dit assumer son choix d’avoir observer une certaine confidentialité dans la préparation de cette émission spéciale, y compris avec l’équipe de la locale, en raison de l’aspect sensible du sujet abordé et d’une volonté de préserver d’éventuelles pressions les intervenants et les journalistes ayant travaillé sur ce dossier.
5 – Plusieurs problèmes techniques sont survenus à la diffusion de la locale de Bayonne avec des journaux tronqués. Au moins deux la semaine du 21 février. Quelles en sont les causes et les correctifs apportés ?
Franck Weil confirme le plantage par 2 fois du serveur Nexio dans la même semaine. On ne sait pas pourquoi c’est la locale de Bayonne qui est affectée. En tout cas, ce n’est pas dû à une erreur humaine. L’information a été remontée à Paris pour analyse. Le serveur de diffusion a été changé. C’est toujours un Nexio, en attendant la livraison d’un nouveau matériel (2 Dubmaster et 1 Rbox) qui sera installé dans les jours ou semaines qui viennent. En avril, le serveur devrait être remplacé et on verra bien si des pannes se reproduisent.
6 – Une UCC sur la pratique de systèmes de stabilisation vidéo a été négociée et signée. Or, les OPV d’Aquitaine n’en bénéficient pas alors qu’ils utilisent régulièrement le stabilisateur Ronin. Pourquoi ?
Samuel Bignon explique que cette unité de compétence complémentaire ne concerne que le périmètre de France Info, pas celui du réseau France 3… Une inégalité de traitement qui interroge les RP.
7 – Il semble que l’activité des CDD a diminué en ce début d’année, en particulier chez les techniciens. Les salariés précaires doivent-ils s’attendre à moins de contrats cette année au sein de France 3 Aquitaine ?
La direction dit qu’elle travaille à optimiser la planification et la gestion des congés afin de faire moins appel aux CDD et tenir la ligne budgétaire. Fabrice Goll affirme qu’il y aura de toute façon toujours recours aux CDD dans notre entreprise. Les élus en conviennent mais préviennent aussi que certains occasionnels sont dans une situation économique difficile. En plus, ils risquent de ne plus répondre présent s’ils sont sous-employés et se tourner vers d’autres employeurs offrant plus de missions, ce qui ajoutera à la difficulté de combler les vacations nécessaires au fonctionnement de l’entreprise.
8 – L’activité du maquillage à Bordeaux va-t-il faire l’objet d’un appel d’offres ? Les salariées bordelaises peuvent-elles être rassurées par les propos de M. Friedrich lors du CSE de février qui assure que partout où il y a une activité salariée ou bien des CDD historiques la sous-traitance du maquillage ne s’implantera pas ?
La direction répond que tant qu’il y aura une salariée en CDI dans notre antenne il sera fait appel aux CDDU (intermittents). “Et après”, demandent les élus ? “On verra”, répond la direction, suscitant une grande inquiétude chez les RP. En effet, cela contredit les propos du Directeur de l’Exploitation du Réseau France 3 car en Aquitaine il y a au moins une maquilleuse CDD historique. Les élus seront très vigilants à l’évolution de la situation.
9 – Calendrier et organisation du PARSI 2025
Le DRH explique que le travail a déjà commencé avec les managers. Le comité des salaires d’Aquitaine aura lieu le 10 avril à Bordeaux. Le passage en paie des salariés ayant eu une mesure se fera en juin. Une mesure certainement maigre, se désolent les élus, au vu de l’enveloppe ridicule accordée par la direction financière à tout FTV (10 millions d’euros contre 17 millions l’an dernier où le montant de l’enveloppe était déjà en baisse…). Et l’objectif est d’attribuer une mesure à 1 salarié sur 4 contre 1 sur 3 l’année dernière…
10 – Emploi : postes pourvus et à pourvoir
Un poste de RSCA (responsable de suivi et de conduite d’antenne) est publié suite au départ à la retraite d’un salarié de Limoges. La direction de Nouvelle-Aquitaine a choisi de relocaliser ce poste à Bordeaux pour une organisation du travail plus cohérente, le point de diffusion de NoA se trouvant à Bordeaux.
2 postes (rédacteur et JRI) sont en cours d’attribution à Arcachon.
1 poste de technicien vidéo sera pourvu le 1er avril.
Le DRH annonce l’arrivée de 3 alternants en septembre 2025 : 1 chargé d’édition numérique pour la Nouvelle-Aquitaine et basé à Bordeaux, un journaliste rédacteur au numérique et un rédacteur. Aucun alternant à la technique, s’étonnent les RP ! Pour la direction, les besoins les plus importants sont au service numérique. Les RP CGT dénoncent ce déséquilibre.
Prochaine instance de proximité le 1er avril 2025