Compte rendu des élus GCT de l’instance de proximité Aquitaine de décembre 2018

 

Vos instances représentatives du personnel ont changé.

Dorénavant, six élus de proximité sont à votre écoute :

  • Hélène Chauwin (CGT) secrétaire,
  • Elise Daycard (FO) secrétaire adjointe,
  • Sabrina Corrieri (CGT),
  • Boris Chague (CGT),
  • Nathalie Pinard (SNJ),
  • Hervé Morin (FO).

Ils ont été désignés par le Comité Social Economique du réseau régional France 3 (CSE) et sont chargés, par délégation, de toutes les questions nécessitant un traitement local ou de proximité, y compris en matière de santé, sécurité et conditions de travail dans leur champ de compétences territorial, dès lors qu’une seule famille professionnelle ou un seul site est concerné. Ils portent les réclamations individuelles ou collectives concernant les salaires, l’application du code du travail, des conventions et accords.

Ils ne peuvent pas être consultés par l’employeur. Seul, le CSE a le droit de voter.

Les représentants de proximité se réunissent une fois par mois. A Bordeaux, ils ont pour interlocuteur la Directrice régionale, Laurence Mayerfeld.

 

Le 4 décembre 2018 dernier, ils ont traité les points suivants

Point 1 fonctionnement de l’instance de proximité

Point 2 Soir 3

La Direction a annoncé qu’à compter du 7 janvier, le Soir 3 sera Grande région, comme c’est déjà le cas dans deux régions. L’ambition « n’est pas de faire moins mais de faire plus » : un tout images de 10 min Nouvelle-Aquitaine diffusé à 21h sur Noa. Il sera réalisé à tour de rôle, chaque semaine, par une antenne. Le même binôme rédacteur-monteur réalisera également le Soir3 Grande Région de 5 minutes pour la chaîne.

Des numéros 0 sont en cours pour trouver le mode d’emploi.

Les élus ont rappelé qu’en début d’après midi, la plupart des monteurs du Soir3 montent un sujet pour le JTR.

La Direction maintiendra cette vacation « dans un premier temps » puis table sur une meilleure organisation, grâce à la nouvelle version d’Imédia.

Les élus CGT ont exprimé leur scepticisme quant à l’horaire de diffusion envisagé : 21h semble difficile à tenir. La Direction est prête à réduire la durée à huit minutes s’il le faut.

La CGT a également rappelé la nécessité absolue d’une coordination et organisation sans faille.

Laurence Mayerfeld veut lister les tâches par service et demander aux salariés quelle organisation ils souhaiteraient (sur le modèle de ce qui a été testé auprès des scriptes).

Des « groupes de travail » se réuniront quand la nouvelle version d’Imédia sera déployée pour une mise en place de la nouvelle organisation idéalement en juin.

 

Point 3 : nouvel appel aux volontariats pour Noa

La direction va relancer un appel à volontaires pour les 3 fiches d’activités de l’accord d‘expérimentation.

En revanche, il n’y aura pas d’appel à de nouveaux projets. Laurence Mayerfeld veut permettre aux volontaires qui auraient raté le premier appel de candidater.

En CESAE, la commission de suivi de Noa, La CGT avait estimé qu’il était préférable d’asseoir la formation et la montée en compétences du premier groupe avant de l’élargir.

 

 Point 4 : couvertures des « gilets jaunes »

Laurence Mayerfeld indique que les deux consœurs CDD, malmenées à Sarlat, ont porté plainte pour FTV.

Quant à la présentatrice du JTR du 17 novembre et la CDD qui a réalisé un plateau de situation à la toute fin, Laurence Mayerfeld les a entendues. Elle avoue ne pas être « persuadée qu’il fallait relancer un direct à moins d’une minute » du générique (30 secondes précisément) mais relativise : « ce n’est pas la première fois qu’on raccroche à l’arrache ».

Selon elle, les « Gilets Jaunes » nous identifient parfois comme les auxiliaires du pouvoir mais France3 a aussi l’image d’un média de proximité.

Les élus CGT et SNJ se sont étonnés du choix de la Direction de ne pas réagir aux injures dont nos consœurs ont été victimes, sous quelque forme que ce soit (par un rappel à la loi sur les réseaux sociaux, par un plateau du rédacteur en chef le lendemain dans le JT, par un module pédagogique sur le web expliquant nos conditions de travail…).

La Direction se justifie : en concertation avec les responsables du numérique, elle a décidé de ne pas communiquer sur les réseaux sociaux afin d’éviter d’envenimer les débats mais elle a répondu aux autres médias dont elle a relayé les articles. Le rédacteur en chef a, par ailleurs, tenu à répondre à tous les mails envoyés au web.

Pour l’acte IV, deux consignes ont été données:

Le salarié se rend sur le terrain. Il évalue le danger et rentre à la moindre alerte. La direction peut entendre que des titulaires aient peur sur le terrain.

Il faut alors accepter que l’événement soit traité en plateau et sans images.

En cas de reportage la nuit, la direction n’enverra pas de CDD mais des équipes qui soient en capacité de refuser.

La CGT rappelle que le traitement du mouvement des « Gilets jaunes » expose les salariés à des RPS voire à un danger d’agression physique. Et que l’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour les protéger.

 

Point 5 modalités de fabrication de « bruit du net »

Cette chronique enregistrée de deux minutes, deux minutes trente utilise parfois des modules mojo, tournés et montés avec les moyens du web. La Directrice Régionale va demander un retour « à l’orthodoxie » en attendant une révision de l’accord d’expérimentation.

Précision de la CGT : la direction a besoin de l’accord des organisations syndicales pour faire aboutir cette révision.

 

Point 6 modalités de fabrication du magazine du Pays basque et mise en avant sur le site

La table de mixage de la salle magazine de Bayonne présente un sérieux dysfonctionnement depuis plusieurs semaines. Les rédacteurs doivent enregistrer leur voix sans aucun retour son, juste avec les images qui défilent ! Ce dysfonctionnement devait être corrigé rapidement, avait plusieurs fois promis la direction. Il le sera le 6 décembre s’est-elle engagée.

Depuis juin dernier, le magazine du pays basque n’est plus mis en avant sur le site de France 3. La direction a rappelé que les salariés de la locale avaient été formés pour le faire et qu’ils étaient les mieux placés pour s’en occuper.

La direction est prête à revenir à deux jours et demi de montage et mixage et rappelle que l’organisation actuelle (sur deux jours) avait été proposée et acceptée pour aménager l’organisation du travail d’une monteuse.

La CGT se félicite de cette perspective dans la mesure où la salariée qui avait sollicité un aménagement de son temps de travail n’intervient désormais que rarement sur le montage du magazine. Le retour à 2 jours et demi de montage et mixage peut donc, d’ores et déjà être prévu pour la rentrée de janvier.

 

Point 7 déploiement de la nouvelle version d’Imedia

La version d’iMedia 2.7 sera déployée sur notre site début 2019. Le chef de centre a envoyé un mail qui donne toutes les précisions. Elle offre « les fonctionnalités espérées » par la direction :

  • Gain de temps et meilleure fiabilité des exports et imports lors du mixage ;
  • Généralisation de l’ID unique et mise en place d’échanges automatisés intersites, lors de commandes d’IV3 ou de FTR de PAD.

 

La CGT sera vigilante sur l’impact de ce déploiement sur les conditions de travail des métiers concernés (vidéos, OPS, documentalistes…).

 

Point 8 équipement de la locale de Bayonne et du BIP de Mont-de-Marsan

La CGT suggère que   Mont-de-Marsan, dont l’équipe réalise régulièrement des Mojo pour le web  soit prioritaire pour l’achat d’un IPhone récent.

 

Point 9 procédure d’utilisation de l’aviwest

Le mercredi 21 novembre, 3 directs par aviwests étaient prévus au conducteur. Aucun n’a fonctionné. La qualité du produit exposé aux téléspectateurs a été dégradée malgré les efforts des salariés et mettant sous pression le présentateur.

Le lendemain matin, le chef de centre est venu expliquer en conférence de rédaction que la procédure avait changé et que le CDD aux échanges n’était pas au courant.

La direction a demandé à revoir la procédure d’information quand on change de process.

 

Les élus CGT demandent à disposer de cette nouvelle procédure et veulent être informés sur la façon dont la communication a été corrigée.

 

Point 10 conditions de mise en place de l’éclairage du studio 4

Cet été, un éclairagiste CDD a travaillé seul sur la mise en place du studio 4, la première semaine sans habilitation pour l’utilisation de la nacelle. La réglementation exige pourtant une habilitation et un travail en binôme pour des raisons de sécurité (risque de chute et/ou d’électrisation).

La direction explique qu’il devait y avoir deux salariés, le deuxième est tombé malade. Le CDD a terminé seul.

Les élus CGT s’inquiètent qu’un tel manquement aux obligations légales ait pu échapper à l’encadrement ! (y compris au mois d’août) en faisant prendre au salarié un risque considérable.

Ils demandent que les règles de sécurité soient rappelées aux chefs de service.

 

Point 11 CDD et intermittents : frais de mission, paie et règles de recours

Selon le DRH, les avances sur frais de mission sont possibles mais pas sur frais de déplacement. Il va demander des précisions auprès d’Olivier Godart.

D’autre part, Le DRH confirme que les heures supplémentaires se calculent sur la semaine. Mais le logiciel ne le prend pas automatiquement en charge. C’est donc au salarié de signaler tout dépassement !

Les élus CGT suggèrent fortement de revoir le logiciel !

 

Point 12 : déploiement du télétravail en Aquitaine

En Aquitaine, trois salariées sont en télétravail en 2018 :

  • une assistante de la TVR ;
  • l’assistante RH de la DRH ;
  • une assistante d’émission.

Une demande est en cours pour une Gestionnaire d’Antenne. (C’est déjà le cas à Limoges. Une partie de leurs tâches est possible en télétravail).

Ces salariées bénéficient d’une journée de télétravail par semaine. Laurence Mayerfeld encourage ce dispositif mais pas au delà d’un jour pour éviter une “désociabilisation”.

L’employeur doit mettre du matériel à disposition que le salarié puisse emporter à la maison. Donc pas d’écran supplémentaire à domicile mais un ordinateur portable avec « un écran de la taille d’un ordinateur ».

Les élus de la CGT mettent en garde : cette contrainte de la taille de l’écran peut engendrer une fatigue visuelle à la fin de la journée.

La direction ne prend pas en charge la ligne internet ni la ligne de téléphone du domicile.

Les cadres ont été fortement sensibilisés aux accords QVT par la Directrice Régionale. Certains ont même été formés sur une demi-journée. Un manager a eu besoin d’une piqûre de rappel.

 

Point 13 : fonctionnement de la prestation de psychologue du travail

 La psychologue du travail nous avait été présentée lors du dernier CHSCT, mais depuis, elle a démissionné. Un nouveau psychologue a été nommé sur le périmètre de la Nouvelle-Aquitaine.

Le DRH doit le rencontrer. Il a été décidé qu’une fois par trimestre le DRH, le médecin du travail, l’assistance sociale, le psychologue au travail et un élu de proximité se réuniraient pour faire le point sur les dossiers en cours.

Le nouveau contrat ne prévoit plus de permanence. Si le collaborateur souhaite rencontrer le psychologue du travail, il doit passer par une ligne d’écoute. Le DRH peut également le mettre en lien avec le psychologue. Il est enfin possible de solliciter le médecin du travail en toute confidentialité. Il dispose, dans son service, d’une psychologue du travail.

 

Point 14 point sur l’emploi

 COCA

Le recrutement sur le poste d’OPV n’était pas validé au moment de notre réunion.

Philippe Bardeau a été recruté comme chef d’équipement.

Marie-Louise FERJULE de Martinique 1ère  est en mission pour six mois comme gestionnaire d’Antenne.

Quant au poste de chef monteur laissé vacant par un salarié passé dans l’encadrement technique, la direction s’interroge sur l’opportunité de le transformer en chef d’équipement montage (un monteur référence qui peut aussi être cadre régie).

Même réflexion sur le poste de vidéo vacant.

La direction cherche toujours le candidat idéal pour le poste de rédacteur en chef adjointà Bordeaux. Elle souhaiterait une femme qui ne soit pas primo encadrant. Elle reconnaitune urgence à stabiliser l’encadrement à Bordeaux mais admet rencontrer des difficultés.

Les élus SNJ et CGT ont alerté sur les remplacements en interne à Bordeaux qui peuvent créer des tensions et ont encouragé le recours à des CDD d’autres régions.

 

Point 15 PARSI 2018

 PARSI : Les mesures ont été versées sur la paie de novembre. Les élus de proximité seront informés de la liste des heureux élus en décembre.

 

La prochaine réunion de l’instance de proximité aura lieu le 8 janvier.

Imprimer cet article Télécharger cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.