COMPTE RENDU CGT DU CE DU 18 AVRIL 2018  

 

NoA

En l’absence de Laurence Mayerfeld, c’est Marie-Laurence Ferracci qui présente le point. Elle indique que le nom de la chaine, NoA a été dévoilé le 10 avril lors de la signature officielle de la convention avec le Conseil Régional de Nouvelle Aquitaine.

La solution technique est maintenant connue, il s’agit de Channel in the box. Une commission Nouvelles Technologies du CE devrait se réunir prochainement sur les aspects techniques de NoA.

Suite aux difficultés liées à l’aménagement des locaux dédiés à NoA (manque de temps et d’espace), la direction affirme que la concertation avec les personnels concernés avance bien et que d’autres échanges vont avoir lieu. La CGT rappelle une fois de plus que la Qualité de Vie au Travail est au cœur de cette expérimentation et qu’en vertu de l’accord QVT tout projet doit au préalable faire l’objet d’échanges avec les salariés concernés afin de répondre le mieux possible à leurs préoccupations. Une révolution managériale qui ne semble peut-être pas du goût de tout le monde mais qui ne supporte plus d’alternatives.

La CGT est intervenue par rapport à la relocalisation de la palette dans un réduit de 3m2. La direction répond que cette option n’est plus d’actualité et que d’autres solutions seront proposées.

L’appel au volontariat pour l’expérimentation est toujours en cours et prendra fin le 24 avril). La direction indique avoir réalisé une première réunion de lecture des 140 projets éditoriaux reçus. Des numéros zéro des projets retenus seront réalisés. Chacune des 49 personnes qui ont envoyé des projets recevront une réponse.

La direction a annoncé qu’une gestionnaire d’antenne, Véronique Faucher, sera chargée d’assurer la fonction de Responsable de programmation sur NoA. Les élus sont intervenus pour s’assurer que le poste libéré sera pourvu. Le DRH du Réseau régional a répondu que le remplacement se ferait, si le besoin est avéré. Pour la CGT, ce comblement de poste est une absolue nécessité tant l’activité quotidienne est déjà très tendue ! En attendant, la direction s’engage à mettre en place une mission de remplacement.

Côté habillage de chaine, la direction indique que le dossier avance. L’habillage de la chaine sera calqué sur celui de France 3. L’habillage spécifique des cases est en parallèle confié à l’atelier vidéographique de Nancy.

La CGT s’est par ailleurs inquiétée de l’attitude de la direction qui pousse certains producteurs et/ou réalisateurs locaux à céder des droits de diffusion de certains documentaires.

La première réunion de la CESAE (Commission d’Evaluation, de Suivi et d’Ajustement de l’Expérimentation) est annoncée pour le 18 mai.

 

BILAN DU PLAN DE FORMATION 2017 OCCITANIE ET NOUVELLE AQUITAINE

En présence d’Evelyne Esquerdo, Responsable formation Sud-Ouest, Vanessa Fixot-Lucas RRH Occitanie et Bruno Girault DRH.

La commission emploi formation du CE s’est réunie le 27 mars. Le compte rendu est à lire ici.

La direction a bien été en peine de répondre au mécontentement des élus tant le document fourni était truffé d’erreurs et d’approximations. Clairement, l’information complète et loyale en matière de politique de formation sur nos antennes, n’a pas été transmise aux membres de la commission.

Les élus ont alors demandé à Olivier Godard, DRH réseau France 3, de clarifier la répartition des rôles en matière de formation au sein de la RH.

Depuis la réorganisation du 1er janvier 2017 la responsable formation Sud-Ouest est en charge de la diversité et du développement RH. Elle est rattachée à Laëticia Naciri, elle-même rattachée à Olivier Godard. Ce rattachement n’exclu pas les RH opérationnels car le travail doit se faire avant tout sur le terrain afin d’accompagner et de relever les besoins de formation.

Ça c’est la théorie parce que dans la pratique en Nouvelle Aquitaine il y a clairement un très gros problème de transmission d’information qui révèle d’un dysfonctionnement certain. Et d’une manière générale les outils RH sont défaillants au regard des besoins. Olivier Godard ne dément pas.

Autre sujet d’agacement pour les élus le plan de formation qui excluait déjà les salariés de la filière, exclu également ceux de la finance et très prochainement ceux de la RH. Ce traitement morcelé ne nous permet pas d’appréhender de manière intelligible la stratégie et la mise en œuvre des formations pour un même collectif de travail.

A l’issue des débats les élus ont voté une motion à lire ici.

 

REORGANISATION DE LA FILIERE

En présence d’Yves Dumond et Cécile Lefèvre.

 

L’AVIS NE MARQUE PAS LA FIN DES AMENAGEMENTS DU PROJET

La Direction des Moyens de fabrication a donc recueilli l’avis du CCE le 4 avril dernier (à lire ici). Depuis, de nouveaux documents ont été remis aux élus pour suivre le déploiement de la réorganisation. D’autres suivront, comme un organigramme cible à jour des décisions prises à l’issue de la phase d’information-consultation (a priori diffusion début mai) et des synthèses de la dernière version du projet à destination des salariés concernés. Sur ce dernier point la direction réfléchit aux thèmes qui doivent faire l’objet de ces fiches de synthèse. Les élus suggèrent à la direction de demander aux salariés rencontrés mensuellement sur les sites leurs besoins en clarification. Cécile Lefèvre ne semble pas très convaincue…

Les réunions sur site avec la Direction des Moyens de fabrication se poursuivent donc, chaque mois après les CE, avec des représentants de la direction en présentiel ; à Bordeaux le 18 avril (sauf que les salariés n’ont pas été prévenus) et à Toulouse le 20 avril (à cause des grèves dans les transports). Comme rien n’est fait pour adapter la charge de travail ces jours-là, tous les salariés ne peuvent participer à ces réunions. Pour Yves Dumond ce n’est pas grave, car il compte sur le partage d’infos entre collègues.

Les prochaines grandes étapes sont :

  • la bourse aux vœux qui va s’étaler jusqu’à la fin de l’année ;
  • la mise en place de groupes de travail.

Une commission de suivi de la réorganisation, pilotée par la commission Economique du CCE est mise en place. Première réunion prévue le 24 avril.

 

PROCESSUS DE COMBLEMENT DES POSTES

Les élus ont reçu un calendrier d’avril à décembre 2018 précisant les grandes étapes du processus de comblement des postes. Il devrait être prochainement publié sur monespace pour que les salariés de la filière y aient accès eux aussi.

Les élus ont reçu un projet de formulaire des souhaits d’affectation. La version définitive devrait être bientôt prête, elle proposera l’ensemble des postes disponibles.

Priorité est donnée aux salariés dont le poste est supprimé ou transformé : ils recevront le document finalisé cette semaine.

A partir de juin, les autres salariés de la Direction des Moyens de fabrication, ceux qui restent sur leur poste, recevront des fiches de postes (pas les fiches de vœux) des emplois vacants. Ils pourront ainsi s’inscrire dans un projet de mobilité s’ils le souhaitent.

Il y aura plusieurs focus sur des populations particulières : planificateurs-trices, assistant-e-s, chargé-e-s de production et car VM D4 (Paris). Les salariés pourront candidater sur une activité particulière ou même sur un poste supérieur au leur. Ils pourront aussi émettre d’autres vœux.

Les postes vacants n’apparaîtront pas dans ce formulaire, car leur comblement suivra le processus classique des COCA. Rappelons que les postes à pourvoir au sein de la Direction des Moyens de fabrication dans le cadre de la réorganisation sont exclusivement proposés aux salariés de cette direction. S’il devait y avoir des postes non pourvus, ceux-ci seraient alors proposés dans un second temps aux autres salariés de FTV.

 

GROUPES DE TRAVAIL

La CGT alerte la direction sur le peu de disponibilité des salariés au regard de leur activité quotidienne. Yves Dumond assure que les volontaires identifiés seront encadrés et planifiés.

Logistique
Achats, Ingénierie et Supports Opérationnels (AISO) – Ingénierie opérationnelle
Achats, Ingénierie et Supports Opérationnels (AISO) – Cellule achats
Commande client
Post production
Exploitation Nord/Sud (logistique moyens de tournages)
Exploitation Nord/Sud (Moyens fixes et mobiles)
Coordination performance opérationnelle
Activité de la vidéo mobile
Plan de charges de la direction des moyens des MIF
Planification et régulation de la performance (rôle et responsabilités de chacun, constitution des équipes, organisation des repos sur place)
Charge de travail et l’organisation de l’activité, notamment pour le cadre de proximité
Conditions d’accompagnement de la mobilité géographique des salariés ayant conservé leur affectation d’origine
Conditions de maintenance des différents outils
Activité régionale des équipes de tournage
Objectivation économique
Evolution des emplois (électriciens éclairagistes, responsables des régies, viviers)
Et tout thème que la commission de suivi jugera utile de traiter

 

Ces groupes seront des lieux d’expression très importants, voire ils permettront d’infléchir certaines décisions de la direction. Si vous êtes de la filière prod et volontaires, n’hésitez pas à vous manifester auprès de vos élus, de votre hiérarchie ou à la RH.

La phase 1 de la réorganisation des MIF avait également mis en place des groupes de travail, dont « Nouveaux formats ». Il a été mis en pause, le temps pour la direction de traiter d’autres sujets plus urgents, mais elle assure qu’il a vocation à perdurer. Pour la CGT, un tel groupe de travail doit permettre de travailler sur l’avenir, les nouveaux outils, les nouvelles écritures, pour permettre à la filière d’être toujours à la pointe et en phase avec les demandes éditoriales tant internes qu’externes. Yves Dumond prend l’exemple de la production déportée qui marche très bien. Elle a été développée pour les sports (depuis Pékin les Jeux Olympiques sont réalisés à Paris) et s’applique aujourd’hui à d’autres programmes.

Le groupe de travail « Menuiserie » s’est rendu à Vendargues le 10 avril. Les obstacles à la création de la menuiserie centralisée de FTV sont d’une telle ampleur qu’il pourrait y avoir une menace de ne pas démarrer en temps et en heure, voire d’externaliser l’activité. C’est tout à fait hors de question pour la CGT ! Yves Dumond assure que l’idée n’est pas d’externaliser, cela n’aurait pas de sens. En attendant, les menuiseries de Lyon et Marseille continueront de fonctionner tant que celle de Vendargues ne sera pas opérationnelle.

 

POSTES VACANTS

Conformément aux engagements pris, la direction publiera les postes vacants à la post-production à partir du 26 avril. C’est une très bonne nouvelle attendue depuis longtemps par les salariés.

Un bémol pour le poste de monteur à Bordeaux : la direction a encore la tentation de le transformer en poste d’OPS alors que le service montage est en surchauffe. Ce poste vacant permet par exemple de prendre des CDD pour absorber l’activité. Pour la CGT, il y a urgence à combler le poste de monteur car il faut en plus absorber la fabrication de 8 documentaires supplémentaires commandés par France 3 Nouvelle Aquitaine (Convention avec la Région). Et pourquoi ne pas aussi créer un poste d’OPS mixeur ? Elus et syndicats refusent catégoriquement une suppression du poste de monteur. La direction répète encore une fois qu’elle entend (pas bien visiblement !) et qu’elle va regarder.

Sur le calendrier remis aux élus il est fait mention du comblement des postes à pourvoir à la post-production et à « la Vidéo Mobile au fil de l’eau ». Les autres activités sont également concernées précise Cécile Lefèvre, « s’il y a des besoins ».

Le poste vacant de cadre à la production à Toulouse sera prochainement publié… à Paris.

 

COURSE AUX ECONOMIES

Les monteurs de post-production n’accompagnent plus systématiquement leur travail au mixage. Yves Dumond explique que cela vient aussi des productions qui ne veulent plus payer le temps passé (sinon c’est à la charge de FTV). « C’est de moins en moins pratiqué parce que le modèle évolue ». Si la production fait une demande et accepte la facturation, le monteur peut accompagner le mixage, sinon c’est niet. Pour la CGT ces façons de faire vont épuiser l’engagement des salariés.

En théorie, les prêts de personnel entre la filière et France 3 ne sont pas plus compliqués aujourd’hui qu’hier. Il y a une comptabilité en interne qui fait le bilan sur l’année. « On a tous intérêt à multiplier les échanges » dit Yves Dumond, mais Olivier Montels ajoute que le cadrage des ETP impose sa loi partout, d’où les réticences des chefs de service de « lâcher » un salarié. Franck Weil pense qu’une planification fine sur l’année permettrait d’identifier les trous d’activité pour permettre des détachements ponctuels des salariés de la filière sur d’autres activités.

Dans le cadre de NoA TV par exemple, est-ce qu’il y aura des transferts d’ETP entre la filière et France 3 ? Cécile Lefèvre répond que pour un salarié donné, s’il n’a pas d’activité sur son poste et qu’il y a un besoin ailleurs, on peut envisager le transfert du poste et du salarié. Dans ce cas le transfert est définitif (puisqu’il y a transfert de budget), contrairement au prêt de personnel qui se gère en refacturation.

Les élus constatent avec écœurement l’externalisation de certaines activités de post-productions. Comment la direction choisit d’externaliser ? Yves Dumond répond que le dimensionnement des sites (nombre de salariés permanents et non permanents) est fait en fonction du plan de charges. S’il arrive des demandes supplémentaires en cours d’année, la Direction regarde l’ensemble de l’activité sur les 8 sites de la filière et la priorité est alors donnée aux clients internes qui ont passé commande en temps et en heure. S’il y a de la marge, la filière prend. Sinon client et fournisseur (internes) s’accordent pour que la Direction des Moyens de fabrication pilote l’externalisation de l’activité.

Yves Dumond ajoute que s’il y a un recours CDD plus fort à un endroit, il faut compenser ailleurs. Pour autant, il rappelle que la filière bénéficie d’une certaine indulgence. En 2017 le débord CDD a été assez significatif et il l’a défendu face à sa direction. La CGT trouve cela dangereux : qu’est-ce qui empêche les antennes de passer commande directement à l’extérieur ? Yves Dumond est très à l’aise avec cette question car pour lui l’objectif de la Direction des Moyens de fabrication est clair : il n’est pas de répondre à 100% de l’activité, seulement de saturer les moyens existants.

Pour la CGT cette logique aussi est dangereuse : si on veut supprimer des postes il suffit de réduire l’activité et les salariés restants seront quand même à pleine charge. Aucune ambition de développement, aucune ambition d’être un acteur majeur du secteur, juste « d’occuper ses salariés »…

ENCADREMENT A BORDEAUX ET TOULOUSE

La direction veut profiter de la mobilité prochaine du chef de site de Bordeaux, et de l’absence d’adjoint, pour en faire un site test avec un pilotage bicéphale depuis Paris pour la planification et depuis Marseille pour le rattachement hiérarchique des équipes de tournage. Au-delà des inquiétudes légitimes que cette décision entraîne, quid des salariés de la post-production ? Qui assurera l’activité jusqu’à la nomination du responsable d’opération de fabrication ? Yves Dumond dit que ce sera traité au cas par cas. On est tout de suite (pas) rassurés…

Suite à la mobilité de la chef de site de Toulouse, son ex-adjoint reprend une partie de ses activités. Pour l’aider dans ses tâches de planification, il sera secondé par un salarié de la vidéo mobile (qui sera remplacé en cascade autant que de besoin). Et en août le chef de car de Toulouse assurera une présence hiérarchique.

Pour la CGT tout ça c’est du bricolage et repose sur la bonne volonté des salariés qui ont déjà fort à faire ! La filière est bien mal servie !

HUB VIDEO MOBILE

Le bail du site de Saint-Cyr l’Ecole n’est toujours pas signé, les discussions se poursuivent.

PRECONISATIONS DE L’IC-CHSCT

Il est apparu au cours de l’expertise que les salariés de la filière manquaient d’informations concernant le plan de charges général et les contraintes économiques qui pèsent sur eux. Yves Dumond tombe des nues et assure que l’information est donnée, y compris dans les instances. Raté, les élus ne l’ont pas eu.

Des salariés pourraient être intéressés par le télétravail (depuis chez soi) ou le travail à distance (je dépends d’un site mais je suis physiquement dans un autre). Les élus de l’IC-CHSCT ont demandé qu’une communication soit faite aux salariés pour leur présenter ces dispositifs. Cécile Lefèvre veut faire la distinction entre les deux modèles. Le télétravail est une demande du salarié, il peut se renseigner tout seul de son côté. En revanche, pour le travail à distance une communication sera faite. Pallions encore une fois… le télétravail est encadré par des accords. Si vous êtes intéressé, lisez la lettre CGT N°40 du 19 mars 2018 consacrée au sujet (à lire ici).

La direction promet un suivi des charges de travail qui sera partagé au sein d’un groupe de travail.

Les élus de l’IC-CHSCT ont demandé à la direction s’il y aurait un traitement particulier des alertes de dysfonctionnement de la réorganisation. Yves Dumond répond que c’est le circuit hiérarchique habituel qui traitera.

 

PLAN DE CHARGES 2018 DE LA FILIERE

Le plan de charges du site de BORDEAUX est présenté par Franck Weil, chef de site :

  • Fictions : 6 identifiées ; 2 tournages engagés ; le nombre de jours de tournage est en baisse par rapport à 2017 (-71 jours) du fait du plan de charge réduit.
  • Equipe légère : elle travaille essentiellement pour le national (« C’est au programme », « Télématin», « Présence protestante » et « Kaïros »). Pour le régional elle tourne « Cap Sud-Ouest » et « Signes du Toro ». Le réalisé est en légère baisse par rapport au prévisionnel à cause d’une annulation au dernier moment d’un documentaire en janvier (« Un air de famille ») ; 24 jours d’activité au 1er trimestre 2018.
  • Post-production / montage : +27,5 jours qu’en 2017. En mars les équipes ont commencé la fabrication de « Réseaux d’enquêtes» (voir plus loin)
  • Post-production / mixage : activité en bosse à cause de l’arrivée groupée de documentaires et de tous les « Cap Sud-Ouest».

Le plan de charges réalisé à fin mars par le site de TOULOUSE par rapport au prévisionnel est présenté par Yves Dumond (qui apportera des précisions aux élus après avoir consulté la direction financière) :

  • Global 25% de réalisé par rapport au plan de charges
  • EQL 23% 27j de tournage
  • VM : 24% avec 45j de tournage
  • Post-Prod image : 19% 262j
  • Post-Prod son : 20% 53j

La présentation du plan de charges manque de finesse dans l’analyse. Par exemple un montage réalisé par un monteur de Bordeaux pour France 3 Lille figurera dans le plan de charges de Lille, alors que l’activité est assurée par Bordeaux. Donc un site en surchauffe mais qui n’apparaît pas dans le plan de charges du fait d’une imputation ailleurs.

De même, l’activité des équipes de tournage (équipes légères et vidéo mobile) est basée sur le matériel. Si c’est le matériel de Toulouse qui est affecté sur une opération, celle-ci comptera dans le plan de charges de Toulouse, que l’équipe soit composée à 0 ou 100% par des salariés de Toulouse…

RESEAUX D’ENQUÊTES

Ce magazine national du réseau régional est une réexposition mensuelle de sujets d’« Enquêtes de région » et de dossiers JT. La 1ère diffusion a eu lieu le 7 mars à 23h45.

Il ne s’agit pas d’une co-production, mais d’une production exécutive confiée à Grand Angle. Cela signifie que ce producteur, qui rafle beaucoup d’activité dans les sud-ouest, ne récupère aucun droit, la propriété reste à France 3. En revanche, il gère la fabrication et le travail de direction artistique (narration des plateaux), parce qu’on ne sait pas faire en interne (sic). Argument déjà avancé par Olivier Montels lorsqu’il était patron des programmes, quand il nous a sorti du chapeau In situ ! Un peu plus tard au cours de ce CE, lorsque les élus ont émis des doutes sur ce que la direction savait faire ou pas, Olivier Godard s’est vexé…

La filière participe donc un peu au tournage des plateaux, à raison d’1 à 2 jours par numéro. Il faut dire que le réalisateur, Jean-Christophe de Revière, s’investit pleinement puisqu’il tourne lui-même des plans complémentaires, à la grande admiration de Patrice Schumacher, directeur des programmes de France 3.

La post-production est assurée par la filière de Bordeaux, car la responsable éditoriale, Claire Combes, est à Bordeaux (sauf qu’elle n’a pas assisté à la 1ère semaine de montage, laissant seul le monteur faire des choix éditoriaux sur une nouvelle émission où tout est à faire, mais c’est sans doute un détail).

Ce schéma n’a pas été respecté pour les premiers numéros parce qu’« on démarre » dit Patrice Schumacher, et la demande a été faite tardivement à la filière. Donc le montage a été assuré par le producteur.

Pour la Cgt, ce choix d’externalisation d’un magazine qui « reboutique » des produits des rédactions n’est pas acceptable et il est temps que la direction se rende compte que des compétences artistiques existent aussi en interne. Les 140 projets déposés pour NoA en est sont l’illustration la plus flagrante.

 

CCE DES 4 et 5 avril

Un compte rendu complet à lire ici. A L’ordre du jour de ce CCE :

  • la réforme des Moyens Internes de Fabrication
  • le schéma directeur immobilier France Télévisions
  • le lancement d’Info 2015 – Phase 4
  • la finalisation de la charte éthique
  • la poursuite du projet de Démat RH avec la dématérialisation des contrats de travail
  • le projet de dispositif d’évaluation des non permanents
  • la répartition de la taxe d’apprentissage
  • le projet d’obtention des labels diversité et égalité
  • le bilan de l’emploi 2017
  • le bilan de l’action logement 2017.

COM OCCITANIE

Le directeur régional de France 3 Occitanie, Carlos Bélinchon explique que depuis quelques semaines les échanges avec la Région Occitanie sont au ralenti. Il indique avoir pris l’initiative d’un courrier à la présidente de la région Occitanie et à la présidente de France télévisions afin de relancer une dynamique de discussion et aboutir à une convention pour la rentrée 2018.

Pourquoi cette situation ? Le directeur régional d’Occitanie pense que le lobbying du réseau de télévision locale privée Via en est responsable. Il reste néanmoins optimiste pour que cela avance d’ici la réunion plénière du conseil régional de juin.

Prochain CE le 25 mai à Toulouse

Vos élus Cgt au CE

 

 

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