Compte rendu  des DP CGT d’Aquitaine du jeudi 3 mai  2018

 

 

 

Paye des intermittents

 

En avril nous vous avions interrogé oralement la direction sur la situation des intermittents de la fiction Mongeville à Bordeaux qui dénonçaient des retards de paiement inacceptable et demandaient que leur situation soit résolue au plus vite. Ils vous adressaient cette lettre ouverte :

Nous avons découvert ce vendredi 30 mars que l’avance qui nous est faite pour la paye de ce mois travaillé ne s’élève qu’à 50 % du salaire «  conforme au barème en vigueur dans l’entreprise », soit environ 35 % de nos salaires (selon les minima syndicaux précisés dans la liste des « salaires dérogatoires » pratiqués par FTV). Les salaires sont dus au premier du mois. Or, il se trouve que FTV ne procède à la «  mise en paye » que vers le 10 du mois, temporisation à laquelle s’ajoute un délai supplémentaire – inexpliqué – qui veut que le versement effectif ne se réalise que deux semaines environ après cette date (nous avons ainsi reçu la globalité de notre salaire pour le mois de février au 28 mars !) C’est ce délai qui nous contraint à demander une avance mais celle-ci se révèle aujourd’hui très insuffisante. Cela relève d’une absence de considération que rien ne saurait justifier car selon des collègues travaillant avec d’autres antennes (Lille, Marseille ), ce problème n’est récurrent qu’à Bordeaux…

Nous demandons donc que nos salaires nous soient versés dans le temps raisonnable prévu par la loi (1ere semaine du mois). Ou, à tout le moins, que nous soit proposée une avance décente – qui nous permette de vivre, alors que nous sommes sous contrat avec FTV !

Merci de nous répondre au plus vite, 

Avec toute notre considération,

L’équipe des intermittents (39 personnes) de la fiction Mongeville à Bordeaux,  en tournage jusqu’au 5 mai 2018.

 

Qu’avez-vous à leur répondre ? Qu’est-ce qui a été fait pour régulariser la situation ? Quelles mesures ont été prises pour que ce dysfonctionnement ne se reproduise plus ?

 

Réponse de la Direction  : Il s’agit d’un tournage sur 40 jours (hors temps de préparation et de rendus). Le calendrier national implique une mise en paye la première et la deuxième semaine de chaque mois.

D’autre part, la préparation étant payée selon un tarif différent du tournage, il faut établir deux contrats. Et pour un même motif (prépa ou tournage), il faut aussi établir un contrat à chaque début de mois afin de pouvoir fournir des Attestations Employeur (AEM) justes.

Dans le cas de Mongeville, le tournage a débuté le 7 mars. Certains salariés ont eu plus de trois contrats pour ce même tournage, ce qui a compliqué la mise en paye. Il est possible de demander des acomptes mais le montant ne doit pas dépasser les 50 % du salaire et les  70 % du temps travaillé. La direction a décidé d’appliquer le tarif dérogatoire fiction plus favorable que le tarif FTV. En mars, une 30e d’acomptes a été versée, une 15e en avril.

Pour la Direction, le problème se pose surtout  pour les tournages de 40 jours. Les autres sites de Prod ont le même calendrier de paie et appliquent la même règlementation. Selon les informations de la direction, un souci aurait été rencontré aussi à Montpellier. Pas ailleurs, où les tournages sur 40 jours sont peut-être moins fréquents.

 

Commentaire de la CGT : La Direction respecte la réglementation. Elle a d’ailleurs rappelé que le code du travail ne précisait pas de délai maximal pour régler le salaire. Reste la situation individuelle des salariés qui ne peuvent pas demander de report  pour leurs factures quotidiennes.

 

Jour férié :

Le mois de mai étant très généreusement fourni en jours fériés, la direction peut-elle rappeler  la règle

►Pour le 1e mai  concernant les PTA et les journalistes selon leur statut ?

Réponse de la Direction : pour le 1e mai,  l’accord collectif établit la règle page 101 pour les PTA, page 213 pour les journalistes.

Les journalistes au décompte horaire qui travaillent un 1er mai perçoivent une indemnité de 100 %, plus une majoration de 50 % et génèrent une récupération.

Les journalistes au Forfait jour ont une indemnité de 100 %, et  une majoration de 50 %. Un jour férié supplémentaire est ajouté au compteur qui passe donc de 11 à 12 jours.

Pour les PTA : l’indemnité est de 100 %. Une récupération temps pour temps est également accordée.

►Plus généralement, la règle des jours fériés pour les journalistes au décompte horaire et ceux au forfait jour ?

Pour les PTA : un jour travaillé férié est récupéré temps pour temps.

Les journalistes au décompte horaire qui travaillent un jour férié le récupèrent.

Les journalistes au Forfait jour disposent d’un compteur de 11 jours de congés au titre des jours fériés. S’ils ne veulent pas travailler ce jour là, ils doivent le poser comme non travaillé « au titre de jour férié »

 

 

Sur NOA

Dans quel délai la direction va-t-elle recevoir les salariés qui se sont portés volontaires ?

Réponse de la direction  : Les entretiens ont débuté le 2 mai et vont s’étaler, pour la plupart, jusqu’à la mi-mai. Les derniers ont été décalés jusqu’au 25 mai. (90 % des entretiens sont déjà planifiés)

La Direction a-t-elle reçu des candidatures de salariés des locales ?

Réponse de la direction  : Un journaliste et une monteuse de Périgueux ont postulé sur l’une des trois nouvelles activités. Attention, ces chiffres ne concernent pas les « projets ».

 

Pour le futur open space destiné aux scriptes,  gestionnaires d’antenne et « Responsable de suivi et de conduite d’antenne », la direction a –telle fourni les plans détaillés de l’aménagement de l’open-espace au personnel concerné ?

Comme elle s’y était engagée,  a –telle l’intention d’associer le CHSCT à cet aménagement ? Pour rappel, une information sommaire a été faite de l’ensemble des travaux mais les élues n’en ont pas eu non plus le détail.

Réponse de la direction  : le détail de l’aménagement est en cours de conception. Les personnels concernés ont été réunis deux fois. Des échanges sur les attentes, les besoins, les problèmes d’acoustique ont été listés. Une synthèse a été envoyée aux salariés concernés et à une société spécialisée qui va faire des propositions. De nouvelles réunions seront, à nouveau, planifiées avec les salariés, une fois les propositions reçues. La semaine du 14 mai un CHSCT extraordinaire pourrait être convoqué.

L’Aménagement ne sera sous doute pas finalisé au moment du déménagement. Il pourrait se poursuivre cet été, selon l’arrivée du mobilier.

Pour la direction, il y a aussi une logique dans l’organisation du travail et la porosité des deux métiers…

 

Commentaire de la CGT : Le Schéma directeur de FTV a été évoqué en CHSCT. La Direction confirme qu’il encourage les openspaces et ne financera pas ce qui est contraire à ses exigences comme les cloisons. Mais les élues du CHSCT n’ont pas été informées qu’il n’y aurait pas un bureau pour chacun des salariés. Elles avaient demandé un travail avec un acousticien.

La direction reconnaît qu’elle aurait pu leur transmettre la synthèse des besoins évoqués par les salariés.

 

Pourquoi les gestionnaires d’antenne emménageraient-elles avant les scriptes dans ce nouvel espace ?

Les gestionnaires d’antenne emménageront les 7/ 8 juin, les scriptes  le 11/12. Un week-end sépare les deux. Les gestionnaires travaillant le week-end, il a été décidé de les faire déménager avant.

 

Concernant les locales :

 

La direction promettait, en février, l’arrivée à Bayonne, sous quinzaine, des casques audio qui devaient accompagner le déploiement d’i media pour que les rédacteurs puissent dérusher. Quand vont-ils arriver ? Sachant qu’aujourd’hui, en openspace, la rédaction ne dispose que de 2 casques.

Réponse de la direction  : Depuis la dernière question de DP, un inventaire a été demandé, les commandes passées. 3 ont été livrés. 3 casques supplémentaires sont également prévus dans chaque locale. Un premier lot a déjà été envoyé.

Commentaire de la CGT  : on est sans nouvelles des trois casques livrés à Bayonne. Quelqu’un les a vus ?

 

Les personnels saluent le fait que la direction ait mis en place le sous-titrage centré pour les magazines d’actualité en langue basque (comme le font toutes les autres chaines  du groupe, France 2, France 5 et France Info),  mais pourquoi ne pas appliquer ce sous-titrage pour les sujets d’actualité diffusés dans les mêmes journaux aux mêmes horaires ? Quelle est la logique de la chaîne ?

Réponse de la direction  : la charte graphique a été livrée par le siège qu’on applique. La direction artistique  a accepté une dérogation pour les magazines en langues régionales et elle n’est pas obligatoire. Cette dérogation ne s’étend pas aux autres sujets d’actualité.

Commentaire de la CGT  : l’uniformisation a sa logique que les provinciaux ne peuvent pas comprendre.

 

Où en est le déploiement d’I média dans les autres locales et BRI du réseau ? Va-t-il continuer ou est-il stoppé suite aux multiples problèmes  qui handicapent le travail quotidien des équipes ?

Réponse de la direction  : avant de terminer le déploiement dans toutes les Antennes (il en reste quelques unes qui n’ont pas basculé), il a été décidé de faire une pause provisoire suite à des remontées de dysfonctionnements et points faibles.

L’ensemble des sites sera mis au même niveau (entre les premières  versions livrées et les dernières). Nos trois locales ont été équipées de la même version, plus récente que celle de Bordeaux. A terme, l’ensemble des antennes sera équipé.

 

 

Congés

Combien de journaliste ont vu leurs congés d’été refusés en Aquitaine ? Quelle est la répartition sur les différents sites ?

Réponse de la direction  :  il n’y a pas eu de refus à proprement parler. Il a pu arriver qu’il y ait des glissements de congés un peu avant ou un peu après. C’est le cas à Bayonne, à Périgueux et pour deux ou trois personnes à Bordeaux. S’il y a un problème particulier, il est possible de modifier. La discussion est ouverte. Des salariés ont demandé 4 ou 5  semaines de congés et la direction a accepté. C’est une question d’organisation et de remplacement.

 

 

 

Question orale  :

Il a été annoncé dans la presse et à nos confrères France Bleu une expérimentation sur des journaux communs à Bayonne pour septembre (les matinales, les info services seraient concernées). La direction peut-elle préciser cette expérimentation ?  

 

Réponse de la direction : à ce jour, la direction n’est pas informée d’un tel projet.  Il y a bien des réflexions menées sur des produits communs (tels que les matinales ou Dimanche en politique  ou sur les sites internet) mais il y a 3 semaines lors de la dernière réunion, les discussions sont au point mort.

 

 

 

 

 

Les prochaines DP auront lieu le vendredi  8 juin.

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