Compte rendu CGT de l’instance de proximité d’Aquitaine de mai et juin 2023

Compte rendu de l’instance de proximité d’Aquitaine de mai et juin 2023

Etaient présents

Pour la direction : Delphine Vialanet (directrice régionale), Hadidja Issihaka (IRH), François Massaloux (responsable financier).

Pour les RP : Hélène Chauwin (en visio), Laurent Montiel, Boris Chague, Karim Jbali, Alexis Dumoulin. Excusés : Sabrina Corrieri, Hervé Morin

Point 1 : présentation du baromètre mensuel absentéisme

Suivi du baromètre, du plan d’action et premiers retours sur les groupes de travail Absentéisme.

En avril 2023 le  taux d’absentéisme s’est élevé à 7,84 % en Nouvelle Aquitaine et à 8,9% en Aquitaine. Le pourcentage de salariés n’ayant  aucune absence durant les derniers mois  est de  65 %. 35 % des salariés ont donc été absents dans les derniers mois, soit un peu plus d’un tiers.

Dans la région, les maladies restent de loin le premier motif des absences (plus de 87 %, 93% en Aquitaine)  mais les accidents de travail représentent 6,4 % du nombre de jours d’absence.

En 2023 les arrêts de trois jours et moins sont plus nombreux qu’en 2022 (+ 2 points).

Les absences de quatre à huit jours ont baissé de 7 points.

Chez les journalistes, l’évolution mensuelle est à nouveau en hausse (+ 0,6 points) et dépasse  le niveau d’avril 2022.

Chez les PTA, à l’inverse, les chiffres sont en baisse après une hausse en mars dernier. Contrairement aux journalistes, la courbe est en dessous de celle de 2022. Les chiffres de mai 2023 confirmeront-ils cette tendance ?

Les RP d’Aquitaine s’inquiètent de ces indicateurs. Alors que le projet Tempo n’a pas encore été déployé, ils font état d’une dégradation de la santé des travailleurs. Sans trahir le secret médical, il s’agit aussi bien de la santé physique que mentale.

Depuis  le premier semestre 2021, ils pointent du doigt ce problème et réclament  une méthodologie pour évaluer la charge de travail. Le cabinet Ayming n’a pas été en capacité de la fournir. Ils espéraient que l’Aract (Agence régionale pour l’amélioration des conditions de travail), à l’issue des groupes de travail, pourrait le faire. Ainsi, élus et direction auraient pu mesurer l’écart entre la charge de travail avant et après la mise en place de Tempo, si ce projet se fait.

Les élus découvrent en instance que  des ateliers organisés dans le cadre du plan d’action sur l’absentéisme ont été suspendus. La direction explique que c’est un choix de l’Aract, justement, qui préfère effectuer sa restitution des ateliers après le lancement de Tempo qui nécessitera une nouvelle organisation du travail. Les élus le regrettent. Ce n’était pas leur demande initiale.

Point 2 : Bilan annuel ACCA (psychologue du travail)

Invitée Aline Chabot, psychologue référente ACCA pour France TV.

La psychologue du travail rappelle que son entreprise travaille pour France TV depuis janvier 2022. Elle pointe sa volonté d’œuvrer en lien étroit avec la RH, les RP et les acteurs de la santé au travail (médecin et infirmières du travail, mais aussi la DSQVT à Paris). Sa mission est d’écouter et conseiller les salariés de France TV, dans la plus grande confidentialité. Deux lignes d’écoutes (même numéro : 0800 730 870) sont dédiées : l’une pour les salariés, l’autre pour les managers, RH et représentants du personnel.

Elle est présente un jour par mois au BRI, 2 fois par an dans les Locales et une fois par an dans les BIP.

Aline Chabot indique d’abord que la Nouvelle-Aquitaine est la 3ème région la plus sollicitante du réseau, avec 53 entretiens réalisés (parfois un même salarié pour plusieurs entretiens). Ce volume d’entretiens n’est pas assez important pour pouvoir le détailler, au risque de dévoiler la confidentialité des dossiers. Impossible non plus pour les élus de savoir combien d’entretiens ont été réalisés dans leur périmètre d’Aquitaine… La psychologue espère donner des chiffres plus éloquents l’année prochaine. Grâce à la communication faite depuis un an par l’IRH, elle dit être aujourd’hui bien identifiée et plus sollicitée par les salariées.

La principale thématique qui ressort des entretiens, comme dans le reste du réseau, est l’exigence du travail : l’impact de la charge de travail (34%) et son organisation (15%) et les contraintes qui en découlent, notamment en termes d’équilibre vie professionnelle / vie personnelle. Les élus ne s’en étonnent pas et préviennent une fois de plus que ces facteurs de risques vont s’amplifier avec le projet Tempo. La psychologue dit que pour l’instant elle n’a pas de retours de salariés concernant Tempo…

Selon elle, les entretiens d’accompagnement à la reprise d’activité après des longs arrêts sont très bénéfiques. Elle termine en préconisant de poursuivre les réunions EVL (équipe de veille locale), mais la prochaine n’aura lieu qu’en septembre, celle de juin ayant été annulée…

Point 3 : Bilan SSCT 2022

Hadidja Issihaka, interlocutrice RH, présente le rapport annuel faisant le bilan de la situation générale de la santé, de la sécurité et des conditions de travail dans l’entreprise et des actions menées dans ces domaines pour l’année 2022.

Le bilan fait apparaître un effectif de 194,85 emplois. En 2022, plusieurs postes  ont été pourvus, ce qui mécaniquement a entraîné une baisse du recours aux non permanents (-7,68  emplois). L’Aquitaine totalise 13 entrées, donc 6 embauches,  pour 12 sorties, soit un solde d’un emploi.

Les PTA représentent 61 % de l’effectif permanent, les journalistes 39 %. Chez ces derniers, 60,5% sont des hommes et 39,5% des femmes, alors que chez les PTA les femmes sont légèrement majoritaires. Les RP CGT font remarquer que, chez les journalistes, le taux de parité 2023 risque d’empirer.

En 2022, la cpam a reconnu 6 accidents du travail, contre 9 en 2019, dernière année avant la covid, et la plus pertinente pour la comparaison. En effet, les années 2020 et 2021 ont vu artificiellement baisser le nombre d’AT en raison des confinements.

Cependant, les RP CGT notent  une explosion du taux de fréquence et une augmentation du taux de gravité en 2022.  En clair,des accidents de travail avec arrêt plus fréquents et plus graves. Ils entraînent un nombre de jours d’arrêt plus conséquent.

Pour essayer de comprendre, les RP CGT demandent un point sur l’analyse des AT en juillet et sur la fiche réflexe AT.

Concernant les faits saillants en 2022, ils estiment que l’outil Newsboard aurait pu être ajouté au chapitre “introduction nouveaux procédés de travail”. 

Sur les Moyens et actions, le document fait apparaître des formations éco-conduite, sans préciser combien de salariés les ont suivies. Très peu de journalistes. En tout état de cause, la formation d’1h30 n’est absolument pas adaptée à leur journée de travail. Les RP CGT regrettent qu’un seul OPV / JRI ait bénéficié de la formation Ergonomie et gestuelle, qui plus est sur une seule journée ! Ce bilan est largement insuffisant pour prévenir les TMS (troubles musculo squelettiques). 

Les RP demandent à nouveau une formation récurrente aux bons gestes dans le port des caméras, pour éviter toute mauvaise habitude. Ils le réclament de façon répétée depuis plusieurs années sans que cela ne se traduise dans le plan de formation.

Lors de l’instance de juillet, ils demanderont une relecture du bilan H S C T en la présence de l’APS (agent de prévention et de sécurité).

Point 4 : Questions

  1. Point sur le DGI GA/RSCA 

En présence d’Audrey Guidez (DRH) en visio.

Pour rappel, les RP d’Aquitaine avaient voté un DGI (danger grave et imminent) au service gestion d’antenne qui avait donné lieu à un plan d’action en juin 2022.

La directrice régionale explique que la titularisation de Nathalie Weil comme responsable de service est en cours, après sa mission de plusieurs mois pour réorganiser et rationaliser l’activité du service gestion d’antenne.

La DRH demande aux RP de mettre un terme au DGI car tous les axes du plan d’action ont été réalisés.

Les élus interrogent alors la direction sur le remplacement de la nouvelle responsable de service sur son ancien poste. Ils apprennent alors qu’une personne a déjà été identifiée, que c’est une reconversion. La salariée, issue du service déontologie programme, n’a donc jamais pratiqué la gestion d’antenne et sera en formation quelques semaines cet été avant de prendre son poste début septembre, avec un mois de période d’essai. La DRH se dit confiante… mais pas les RP qui refusent de lever le DGI au vu de l’histoire récente de ce service, émaillée de choix malheureux, avec les venues et départs de salariés qui n’ont pas pu s’adapter aux exigences de travail spécifiques à la GA. De plus, ils veulent se donner le temps de vérifier que toutes les cases du plan d’action sont bien au vert. Le CSE s’étant emparé du sujet, c’est lui qui lèvera ou pas le DGI. Il n’a d’ailleurs pas pu examiner le plan d’action lors de sa dernière réunion, personne à la direction n’ayant été capable d’en parler

La DRH annonce qu’elle va demander la levée du DGI à l’inspection du travail. Les RP s’étonnent de ce brusque durcissement dans les rapports sociaux.

2. Point rédaction 

– La validation des sujets, parfois très tardive, à l’approche du JT par le rédacteur en chef adjoint, pris par d’autres tâches, peut générer du stress pour les acteurs de la chaîne de fabrication (monteurs, mixeurs, chefs d’édition…). Peut-on envisager une validation, à partir d’une certaine heure (par exemple 18h) par le chef d’édition ?

En présence de Florian Ringuedé (rédacteur en chef)

Le rédacteur en chef répond que non : ce n’est pas possible de faire valider un sujet par le chef d’édition; ça ne fait pas partie de ses missions ni de sa responsabilité. Par contre, il y a toujours un second rédacteur en chef adjoint présent à la rédaction, qui prépare les JT des jours à venir, et qui doit être sollicité en cas de difficulté de validation à l’approche du JT. Florian Ringuedé va rappeler aux adjoints cette procédure.

Il y a eu modification relative aux frais d’habillement des présentateurs. Dorénavant  ces frais sont en passe de passer en frais réels imposables. La « solution » préconisée par le siège à Paris serait d’acheter et de mettre à disposition des présentateurs (trices), un vestiaire. Celui-ci serait composé de vêtements choisis au préalable par ces journalistes. Solution imparfaite certes mais qui aurait le mérite d’éviter à ces salariés d’avoir à payer pour bien présenter à l’antenne. Est-ce que la direction y a réfléchi ? Quelles mesures compte-t-elle apporter à ce problème ?

Le responsable financier explique que France TV s’est mis en conformité avec la loi, suite à un redressement de l’URSSAF enjoignant à la direction de régulariser la situation. En effet, s’il y a une indemnisation, celle-ci est imposable à 40% de l’assiette. Et un forfait n’est pas possible car il serait assimilé à un avantage en nature. Quant à l’idée d’une conciergerie, si elle est possible au National (environ 6 présentateurs), ça coûterait beaucoup trop cher à mettre en place dans les 24 antennes du réseau (plusieurs présentateurs dans chaque antenne).

François Massaloux affirme ensuite qu’il n’y a que deux solutions : soit une revalorisation des frais de présentation qui apparaîtraient dans la déclaration d’impôts et le bulletin de salaire), soit une prime (soumise à négociation au niveau du CSE). Les deux axes étudiés seraient en tout cas soumis à l’impôt.

A la locale de Pau, cela fait des mois que les JRI souhaiteraient essayer de tourner avec les boîtiers Sony alpha 7. Depuis le début, le chef de centre refuse. Il argumente qu’il ne faut pas former les gens avant d’avoir le boîtier. Sauf qu’aucun boîtier n’est prévu en locale. Récemment, il a expliqué à un des JRI que si la locale récupérait un boîtier, ce serait en remplacement d’une caméra (alors que ce n’est pas le même usage). Des questions se posent alors pour les JRI Palois : Pourquoi les JRI Palois ne peuvent-ils pas essayer ce nouveau matériel ? Pourquoi les JRI Bordelais peuvent se servir de ce type d’appareil, et pas les JRI en locale quand ils en font la demande ? Quid du remplacement du matériel vieillissant (et parfois en panne) de la locale de Pau (2 caméras 300, une 280 et une 400) ? La direction peut-elle expliquer pourquoi il y a une inégalité de traitement entre les JRI d’une même région, alors que les JRI Palois ont eux aussi des tournages qui nécessiteraient ce type d’appareil (tournage de nuit ou en lumière basse par exemple) ? 

En présence de Florian Ringuedé (rédacteur en chef) et Bruno Larramendy (chef de centre)

Le chef de centre explique qu’il n’est pas en capacité de remplacer d’un coup l’ensemble du parc des caméras par des Alpha 7. Les caméras seront remplacées au gré des dotations du siège. Il annonce qu’un deuxième boîtier devrait arriver en septembre. Le rédacteur en chef dit que celui-ci sera lui-aussi affecté à Bordeaux où 7 JRI sont formés et où il y a déjà beaucoup de demandes pour utiliser ce matériel. Il reconnaît que le déploiement est assez lent et comprend que des JRI de locales et BIP aient envie de tester et utiliser cet outil. Il ajoute que si ce boîtier permet de faire des choses très intéressantes, ce n’est pas non plus la panacée permettant de tout tourner. L’outil peut rencontrer des limites dans certains cas.

Les RP demandent la présentation lors de l’IP de juillet de l’étude menée par le siège pour donner une idée de ce qu’on peut faire ou pas, un retour d’expérience pour aider les JRI aquitains.

3. Point Télétravail

Les réunions prévues par l’accord sur le télétravail ont-elles été tenues par les chefs de service dans chaque service ? Retour sur ces réunions et les mesures correctives envisagées.

Le chef de centre et le rédacteur en chef annoncent que tous les services éligibles au télétravail ont eu une réunion pour faire le point et échanger sur le ressenti des salariés.

Chez les journalistes, seul le web est concerné. Les retours des salariés sont positifs. Toutefois, certains disent devoir faire attention à l’articulation vie professionnelle / vie personnelle sur laquelle le travail à distance peut venir empiéter.

Pour les monteurs aussi, le télétravail est bien vécu, autant par ceux qui le pratiquent que par les “non pratiquants” qui n’ont pas l’impression d’avoir une charge de travail supplémentaire par rapport à leurs collègues télétravailleurs. Ces derniers souhaiteraient néanmoins des écrans plus grands pour un meilleur confort de travail car ils ne peuvent brancher un moniteur de contrôle chez eux pour ne pas utiliser trop de bande passante. Le chef de centre répond qu’il les a dotés d’écrans individuels de 27 pouces alors que l’accord collectif prévoit simplement des ordinateurs portables de 13 pouces.

Les élus auraient souhaité avoir un document listant dates des réunions, nombre de participants, points positifs et négatifs relevés, mesures correctives envisagées.

  1. Point IMG.

Lors de l’IP d’avril, la direction aquitaine a annoncé l’arrivée d’un salarié supplémentaire en détachement aux IMG. Quelles sont l’évaluation des risques et les mesures préventives pour le collectif de travail envisagées par la direction ? 

En présence d’Audrey Guidez (DRH), en visio.

La DRH indique que le salarié sera détaché pour six mois et  annonce que, comme demandé par les RP qui craignent un déséquilibre dans un service actuellement bien dimensionné, le risque a été inscrit dans le DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels) par le responsable IMG qui présentera le document à jour lors de l’IP de juillet. Il s’agira d’évaluer les risques pour le service (sous charge de travail, activités transférées à un autre salarié, sentiment d’inutilité, insécurité de la situation de travail, rapports sociaux dégradés et pour le salarié arrivant  (isolement, risque routier…) De plus, les élus demandent que le salarié en détachement ait un bureau de passage, faute de place au service IMG et dans la mesure où il exercera à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine. La direction répond que c’est prévu, mais qu’il ne reste de bureau vacant qu’au 2e étage du bâtiment A.

  1. Point service organisation d’activité 

Suite aux arrêts maladie de 2 salariés et à la pré-alerte des RP sur le service organisation d’activité lors de l’IP d’avril, quelles mesures correctives ont été apportées dans ce service ?

La direction a élaboré un plan d’action auquel les RP d’Aquitaine n’ont pas été associés. Le document néanmoins témoigne d’une étude approfondie des besoins et des problématiques du service.

Ils  relèvent une erreur : il n’y aura pas  de créations de postes de planificateurs d’activité mais un comblement de poste quand le titulaire partira à la retraite, mais on ne connaît pas la date.  La direction espère néanmoins l’accord de Paris pour  présenter ce poste au coca de septembre.

Et une nouvelle intérimaire devrait être opérationnelle  cet été. Les élus CGT s’inquiètent  de la charge de travail supplémentaire que  ce plan d’action fait peser sur le chef de centre. Cette situation transitoire ne doit pas davantage menacer la santé physique et mentale des salariés d’autant qu’on ignore combien de temps elle va durer. 

Les élus n’excluent pas de mener une inspection afin de constater les différentes conséquences sur l’organisation du travail et / ou sur la santé des salariés impactés.  

  1. Point Projet TEMPO  : Organisation du travail par service.

La directrice régionale tient à indiquer qu’elle veut maintenir une forte activité en Aquitaine liée notamment à NoA  et se donner les moyens de mener à bien Tempo. Au-delà de la déclaration officielle, les RP CGT ne croient pas à sa faisabilité.

Une info consultation est inscrite à l’ordre du jour du CSE du 4 juillet. Hasard du calendrier, c’est aussi à cette date que le tribunal judiciaire de Paris saisi en référé rendra sa décision. Les élus CGT rappellent qu’ils n’ont  jamais connu un  projet  aussi ambitieux et impactant  à France TV. Ils  insistent : sans l’adhésion des salariés, ce projet ne pourra pas aboutir. Non sans ironie, ils citent la formule de l’ancien président Nicolas Sarkozy,  “travailler plus pour gagner plus”. À défaut d’une revalorisation salariale des salariés du réseau, la direction doit concéder des contreparties. Elle doit associer  les salariés et écouter leurs attentes et propositions. Parmi elles émerge la semaine de quatre jours, comme l’ont constaté les RP CGT d’Aquitaine. Ils  énumèrent  les stations  qui l’ont déjà mise en place. Preuve qu’une telle organisation est possible en région. Ils soulignent au passage qu’il s’agit bien de la semaine de quatre jours et non pas en quatre jours, et que pour la CGT, c’est 32 heures payées 39 sur quatre jours.

La direction aquitaine assure aux RP que la direction centrale refuse toutes négociations régionales. Si nouvelles organisations il y a, elle sera négociée à l’échelle du réseau. Elle serait d’ailleurs envisagée pour certains métiers comme scripte. Mais selon François Massaloux, elle n’aboutira pas d’ici septembre.

Les RP CGT réitèrent  leur demande de réunions par métier pour discuter de l’organisation du travail. La direction affirme qu’elles vont se tenir. Les RP CGT d’Aquitaine tirent la sonnette d’alarme. Nous ne serons pas prêts en septembre. Maintenir ce calendrier irréaliste, c’est prendre le risque d’une catastrophe industrielle et de RPS généralisés à l’échelle du réseau.

  1. Point RH  : 

Résultats  du dernier Coca

Pourquoi les postes de chef d’équipement maintenance (1650) et  de monteur à Périgueux (1836) ont-ils été re-publiés ?

Pourquoi les RP n’ont pas été destinataires de la liste des candidats ?

Nomination d’un rédacteur en chef adjoint au BRI

La direction informe de la nomination de Francis Mazoyer (France 2 Bordeaux) au poste de rédacteur en chef adjoint. Les RP CGT d’Aquitaine  ne peuvent  pas croire que la Direction régionale aie pris seule cette décision tant elle fait fi de la situation et des besoins de ce gros BRI qui couvre  cinq départements et gère quatre locales et trois BIP. Avant le déploiement éventuel de Tempo, l’antenne a besoin de chefs  expérimentés  et féminins. Jusqu’en 2021, elle était exemplaire en termes de parité puisqu’elle comptait trois femmes sur six parmi les rédacteur en chef et rédacteurs en chef adjoints. Elle n’en compte plus qu’une seule.

La direction régionale n’a pas été en mesure de préciser l’expérience dans l’encadrement de ce nouveau rédacteur en chef adjoint. D’autre part, son binôme avait lui aussi postulé sur un poste d’encadrant à Bordeaux et avait été recalé, malgré plusieurs mois passés à l’édition dans une autre station du réseau. Compte tenu de leur relation déjà tendue,les RP redoutent une nouvelle dégradation. Et ils insistent sur l’absolue nécessité que ce nouveau rédacteur en chef adjoint suive la formation complète prévue pour ce poste dans les plus brefs délais.

La direction annonce aussi l’arrivée de Marie-Pierre Degorce-Dumas comme responsable d’édition. La salariée parisienne vient avec son poste.

Concernant les postes de chef équipements maintenance à Bordeaux et de monteur à Périgueux, ils s’étonnent  de leur re-publication. Ils notent qu’ils n’ont jamais reçu la liste des candidats. La direction précise que pour les postes de cadres ce n’est pas prévu. Pourtant, les RP avaient bien été destinataires  du nom des candidats lors du précédent poste le rédacteur en chef adjoint. La direction s’engage à leur fournir la liste pour le poste de Périgueux qui passera au coca de juillet.

  1. Point NoA  :

 – Pourquoi n’y a t-il plus d’enregistrement de l’émission NoA Pop depuis plusieurs mois ?

La directrice régionale affirme que les enregistrements reprendront bientôt, après le retour de congé maternité de la programmatrice, prévu le 15 juillet. Selon la DR, il n’y avait pas nécessité de tourner d’autres émissions car le stock d’émissions disponibles était suffisant. Les RP CGT s’étonnent de cette impossibilité, ou non volonté, de remplacer une salariée en congé maternité et font part de l’inquiétude de salariés qui ont l’habitude de travailler sur cette émission.

– Questions autour de la « pérennité » de NoA : existera-t-elle encore telle que nous la connaissons au 1er janvier 2024 ? Quid des contributeurs de NoA à la rentrée 2023 ? (Ceux qui travaillent à la rédaction ? Côté Châteaux, O boulot…)

La DR confirme la poursuite d’une réflexion sur le virage éditorial sportif que pourrait prendre la chaîne. Les élus CGT veulent savoir si une telle chaîne serait toujours pilotée depuis Bordeaux et la Nouvelle Aquitaine. Delphine Vialanet les assure que oui et dit que le renforcement de l’offre sportive ne remettrait pas en cause le reste des programmes et émissions fabriquées dans la grande région, et surtout pas au détriment des contributeurs. Il pourrait cependant y avoir, “à la marge”, des événements non néo-aquitains retransmis sur NoA. Elle cite l’exemple d’un match de basket dont l’enjeu peut intéresser les téléspectateurs de Nouvelle Aquitaine.

Quant aux émissions que nous fabriquons, elles sont maintenues mais une réflexion est en cours sur le maintien ou non à l’antenne de Disputandum, qui fait doublon avec Dimanche en politique ou Enquête de région, et Tant d’efforts, qui n’est pas diffusé sur France 3. Rien à voir avec la charge de travail supplémentaire qu’apporterait Tempo, assure-t-elle…

La direction présentera aux RP les tendances de la grille de rentrée à l’instance de juillet.

 

Prochaine instance de proximité le 4 juillet

 

 

 

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